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Origine du nom de famille chardin

De
2 pages
chardin

A l’origine— Ce nom est une forme avec aphérèse de Richardin, diminutif affectueux du
nom Richard provenant lui-même d’un nom de personne d’origine germanique (ric-,
puissant et -hard, fort, dur). Ce patronyme est actuellement porté par près de 2 100
personnes en France.
Le calviniste en Perse — Jean Chardin (1643-1713) était fils d’un orfèvre réputé de
Paris. A l’âge de vingt-deux ans, il prit la route de l’Orient pour y négocier des bijoux et
en rapporter des pierres. De retour des Indes, il s’arrêta à Ispahan et devint le marchand
du shah Abbas II. Un séjour de six ans lui permit de parcourir la Perse, d’apprendre le
persan, le turc, l’arabe, de connaître les mœurs locales, tout en s’enrichissant. Revenu à
Paris, Jean Chardin reprit dès 1671 le chemin de la Perse qu’il habita jusqu’en 1677.
Après un bref passage aux Indes, il voulut regagner la France mais, de confession
calviniste et redoutant l’intolérance religieuse, il se dirigea vers Londres où le roi Charles
II le fit chevalier. Entré à la Compagnie anglaise des Indes en 1683, il devint
plénipotentiaire britannique auprès des Etats de Hollande jusqu’en 1712. Le Journal de
voyage qu’il publia en 1686, relation maladroite mais riche en anecdotes, marqua les
auteurs du XVIIIème siècle.
Un très grand peintre et son fils — Jean-Baptiste-Siméon Chardin naquit à Paris en
1699. Fils d’un menuisier du roi membre de l’Académie de Saint-Luc, il manifesta très
jeune sa vocation et s’initia au réalisme dans ...
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c
hardin
A l’origine—
Ce nom est une forme avec aphérèse de Richardin, diminutif affectueux du
nom Richard provenant lui-même d’un nom de personne d’origine germanique (ric-,
puissant et -hard, fort, dur). Ce patronyme est actuellement porté par près de 2 100
personnes en France.
Le calviniste en Perse —
Jean Chardin (1643-1713) était fils d’un orfèvre réputé de
Paris. A l’âge de vingt-deux ans, il prit la route de l’Orient pour y négocier des bijoux et
en rapporter des pierres. De retour des Indes, il s’arrêta à Ispahan et devint le marchand
du shah Abbas II. Un séjour de six ans lui permit de parcourir la Perse, d’apprendre le
persan, le turc, l’arabe, de connaître les mœurs locales, tout en s’enrichissant. Revenu à
Paris, Jean Chardin reprit dès 1671 le chemin de la Perse qu’il habita jusqu’en 1677.
Après un bref passage aux Indes, il voulut regagner la France mais, de confession
calviniste et redoutant l’intolérance religieuse, il se dirigea vers Londres où le roi Charles
II le fit chevalier. Entré à la Compagnie anglaise des Indes en 1683, il devint
plénipotentiaire britannique auprès des Etats de Hollande jusqu’en 1712. Le Journal de
voyage qu’il publia en 1686, relation maladroite mais riche en anecdotes, marqua les
auteurs du XVIIIème siècle.
Un très grand peintre et son fils —
Jean-Baptiste-Siméon Chardin naquit à Paris en
1699. Fils d’un menuisier du roi membre de l’Académie de Saint-Luc, il manifesta très
jeune sa vocation et s’initia au réalisme dans l’atelier de Coypel. Sous la direction de Van
Loo, il participa à la restauration de fresques du Rosso et du Primatice au château de
Fontainebleau. Dès 1729 – il était inscrit à l’Académie de Saint-Luc -, ses natures mortes
firent une forte impression dans une exposition “de la jeunesse” place Dauphine, puis
auprès des membres de l’Académie royale de peinture qui le reçurent aussitôt en leur
société. La raie et Le buffet, exposés au Louvre aujourd’hui, étaient les œuvres retenues
par les académiciens. Sa maîtrise de la matière, de sa densité, sa science des reflets
étaient présents dès ces peintures de jeunesse. Marié en 1731, Chardin perdit très tôt son
épouse et sa fille cadette. Seul son fils lui resta, Pierre-Jean-Baptiste, qu’il voulait
entraîner dans son sillage. L’artiste était très fécond : natures mortes, scènes de genre où
il entre dans l’intimité de la vie bourgeoise avec tendresse, La mère laborieuse, Jeune
ouvrière en tapisserie, L’enfant au toton, quelques portraits au pastel. Sa seconde épouse
lui servit ensuite de modèle, mais les natures mortes restaient le sujet favori du peintre :
Lapin mort, en 1757, Panier de pêches, en 1768, etc. Son talent était reconnu, le roi lui
versa une pension, et il fut vingt ans durant le trésorier efficace de l’Académie. En 1757,
grâce au marquis de Marigny, directeur des bâtiments du roi, il obtenait un logement
dans les galeries du Louvre, vivant aux côtés de ses amis Vernet et Cochin. Des clients
prestigieux lui passaient commande : le comte de Vence, l’impératrice de Russie, le
prince de Liechtenstein, d’autres encore. La fin de sa vie fut assombrie par divers
événements : la mort brutale de son fils, un début de cécité qui l’obligea à se cantonner
au pastel, une attaque de la maladie de la pierre, l’hostilité du nouveau directeur des
bâtiments du roi, des finances ébranlées… Il mourut d’hydropisie en 1779.
La chute d’un peintre —
Né en 1731, le fils de Jean-Baptiste-Siméon Chardin (voir ci-
dessus), Pierre-Jean-Baptiste Chardin, était destiné à la peinture d’histoire et connut des
débuts brillants. Lauréat du prix de Rome en 1754, il y fut toutefois très vite jugé par le
directeur de l’Académie de France, Natoire. Il se heurtait à une incapacité à traduire ce
qu’il voyait et était conscient de son impuissance. Lors de son retour de Rome en 1762, le
jeune artiste fut capturé par des corsaires anglais puis libéré. En 1767, il partait pour
Venise, accompagnant l’ambassadeur de France, le marquis de Paulmy. Sa disparition
l’année suivante resta inexpliquée : chute dans un canal ? Suicide ? Elle fit en tout cas le
désespoir de Chardin père.