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Origine du nom de famille CHARDON

De
2 pages
CHARDON

A l’origine — Le patronyme Chardon peut dériver du nom de baptême Richard, lui-
même issu d’un nom germanique composé de : ric, puissant, et -hard, dur, ou Chardon
ou indiquer le lieu d’origine de la personne à laquelle il a été attribué : un lieu planté de
chardons. On compte en France près de 6 800 Chardon de nos jours. Ils sont
principalement implantés en région savoyarde.
Des hommes de droit et de loi — Reçu avocat en 1653, Daniel Chardon connut une
grande renommée à la cour. Il défendit avec succès le duc de Saint-Simon et porta
assistance au duc du Luxembourg lorsqu’en 1696, les ducs français lui intentèrent un
procès pour des questions de préséance. Bâtonnier de son ordre en 1699, il mourut en
1714. Olivier-Jacques Chardon (1762-1856), né à Auxerre, devint quant à lui magistrat au
parlement de Dijon et commissaire du pouvoir exécutif du tribunal d’Auxerre en 1792.
Conseiller général du département sous l’Empire, maire d’Auxerre pendant les Cent Jours,
il parvint à la présidence du puissant tribunal de sa ville natale de 1821 à 1845.
Egalement avocat, Alfred Chardon (1828-1893), originaire de Bonneville en Haute-Savoie,
fut élu député en 1871 et se rallia à la gauche radicale. En 1876, s’opposant vivement à
la politique du gouvernement et alors qu’il avait obtenu un mandat de sénateur, il fut
arrêté pour avoir assisté à une réunion politique clandestine. Réélu en 1882, il contribua à
l’établissement du chemin de fer dans sa région.
Des administrateurs nés ...
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C
HARDON
A l’origine —
Le patronyme Chardon peut dériver du nom de baptême Richard, lui-
même issu d’un nom germanique composé de : ric, puissant, et -hard, dur, ou Chardon
ou indiquer le lieu d’origine de la personne à laquelle il a été attribué : un lieu planté de
chardons. On compte en France près de 6 800 Chardon de nos jours. Ils sont
principalement implantés en région savoyarde.
Des hommes de droit et de loi —
Reçu avocat en 1653, Daniel Chardon connut une
grande renommée à la cour. Il défendit avec succès le duc de Saint-Simon et porta
assistance au duc du Luxembourg lorsqu’en 1696, les ducs français lui intentèrent un
procès pour des questions de préséance. Bâtonnier de son ordre en 1699, il mourut en
1714. Olivier-Jacques Chardon (1762-1856), né à Auxerre, devint quant à lui magistrat au
parlement de Dijon et commissaire du pouvoir exécutif du tribunal d’Auxerre en 1792.
Conseiller général du département sous l’Empire, maire d’Auxerre pendant les Cent Jours,
il parvint à la présidence du puissant tribunal de sa ville natale de 1821 à 1845.
Egalement avocat, Alfred Chardon (1828-1893), originaire de Bonneville en Haute-Savoie,
fut élu député en 1871 et se rallia à la gauche radicale. En 1876, s’opposant vivement à
la politique du gouvernement et alors qu’il avait obtenu un mandat de sénateur, il fut
arrêté pour avoir assisté à une réunion politique clandestine. Réélu en 1882, il contribua à
l’établissement du chemin de fer dans sa région.
Des administrateurs nés —
Né à Paris en 1731, Daniel-Marc-Antoine Chardon multiplia
les titres et les hautes fonctions au cours de sa carrière. De 1753 à 1760, il assura le poste
de contrôleur général de la marine, des colonies et des fortifications. En 1763, il fut
nommé premier président du conseil supérieur de l’île de Sainte-Lucie. Revenu en
France, il reçut la charge de conseiller au parlement de Paris puis de maître des requêtes
de l’hôtel du roi. En 1768, il présidait le conseil supérieur de Corse. Procureur général au
conseil des finances pour les prises en mer, commissaire inspectant les amirautés, les
pêches, etc., il dirigea entre autres les forges du Creusot. Ses rapports établis à l’occasion
de ses différentes missions furent en outre très remarqués au point que Voltaire le
qualifia de philosophe. Il mourut en 1805. Originaire de Saint-Lot, Henri Chardon (1861-
1939) entra quant à lui au Conseil d’Etat en 1885. En 1934, il accéda à la présidence de
la section des finances, des affaires étrangères, de la guerre, de la marine, des pensions
et des colonies. En tant que secrétaire général de l’exposition de 1900, il proposa les
premiers plans du pont Alexandre III et des Petit et Grand Palais puis présida le conseil
de réseau des chemins de fer de l’Etat. Il est en outre l’auteur de nombreux ouvrages de
référence en matière de politique et d’administration ainsi que d’œuvres littéraires
publiées sous différents pseudonymes.
Le philanthrope Chardon-Lagache —
Fils de Pierre Chardon, médecin originaire de
Lyon qui s’établit à Auteuil où il était connu sous le nom de médecin des pauvres, Pierre-
Auguste-Marie-Alfred Chardon-Lagache naquit en 1807. Il fit fortune dans le commerce
grâce à l’acquisition d’un magasin de nouveautés à Paris. Après la guerre de 1870 et la
Commune, il vendit son commerce et destina sa fortune à des œuvres charitables. Avec
son épouse, Marie Lagache, il fonda en 1857 une maison de retraite destinée à recevoir
les ouvriers démunis et à laquelle il donna son nom et celui de sa femme.
Les Chardon dans l’histoire —
Mentionnons également : Louis Chardon (1595-1651),
religieux dominicain auteur d’ouvrages sur la spiritualité ; le bénédictin Charles-Mathias
Chardon (1695-1771), né à Yvois-Carignan, historien des sacrements de l’Eglise ; le
premier médecin de la marine, Etienne Chardon de Courcelles (1705-1775), originaire de
Brest ; l’helléniste Simon Chardon de la Roquette (1755-1814), né en Lozère ; Joseph
Chardon (1763-1837), né à Conflans (Savoie), libraire et éditeur qui s’établit à Marseille ;
Jean-Baptiste-Pierre Chardon du Ranquet (1766-1847), capitaine de cavalerie, maire de
Chalus et député du Puy-de-Dôme ; le général