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Origine du nom de famille CHAUSSE

De
2 pages
CHAUSSE

A l’origine— Le nom Chausse a plusieurs origines possibles. Il peut bien sûr avoir
désigné un marchand ou un fabricant de chausses. Mais il peut aussi avoir été attribué à
des familles habitant une maison située au bord d’une grande route ou des lieux-dits ou
des villages de ce nom. On trouve en effet des hameaux Le Chausse en Indre-et-Loire,
dans les Deux-Sèvres, la Dordogne, la Haute-Loire ou le Puy-de-Dôme. Près de 3 000
personnes portent aujourd’hui ce nom en France.
Le saviez-vous ? — Emmanuel d’Astier de la Vigerie (1900-1969), directeur de journal,
député d’Ille-et-Vilaine, ministre de l’Intérieur, compte des Chaussé parmi ses ancêtres.
Sa grand-mère, Marie Chaussé (1825-1901) était la fille de Raoul Chaussé (1788-1821),
né à Dieppe mais descendant d’une famille de la ville de Tours.
Missionnaires au bout du monde — Deux Chausse se sont fait connaître comme
missionnaires. Augustin Chausse (1838-1900), affecté à la mission du Kouangtung et du
Kouangsi en Asie, dirigea l’orphelinat de Canton, puis le nord du district de Lweichow,
puis se chargea de l’évangélisation des Hakkas. Placé en 1876 à Tchaotcheou, il baptisa
les premiers chrétiens de Kityeung. Nommé évêque de Capsa et coadjuteur de Canton, il
fit construire le séminaire et la chapelle de Shameen. Il mourut en 1900 près de Hong-
Kong. C’est vers un tout autre continent que partit en revanche Jean-Baptiste Chausse
(1846-1894) : entré aux missions africaines, supérieur du vicariat du Bénin en 1880 ...
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C
HAUSSE
A l’origine—
Le nom Chausse a plusieurs origines possibles. Il peut bien sûr avoir
désigné un marchand ou un fabricant de chausses. Mais il peut aussi avoir été attribué à
des familles habitant une maison située au bord d’une grande route ou des lieux-dits ou
des villages de ce nom. On trouve en effet des hameaux Le Chausse en Indre-et-Loire,
dans les Deux-Sèvres, la Dordogne, la Haute-Loire ou le Puy-de-Dôme. Près de 3 000
personnes portent aujourd’hui ce nom en France.
Le saviez-vous ? —
Emmanuel d’Astier de la Vigerie (1900-1969), directeur de journal,
député d’Ille-et-Vilaine, ministre de l’Intérieur, compte des Chaussé parmi ses ancêtres.
Sa grand-mère, Marie Chaussé (1825-1901) était la fille de Raoul Chaussé (1788-1821),
né à Dieppe mais descendant d’une famille de la ville de Tours.
Missionnaires au bout du monde —
Deux Chausse se sont fait connaître comme
missionnaires. Augustin Chausse (1838-1900), affecté à la mission du Kouangtung et du
Kouangsi en Asie, dirigea l’orphelinat de Canton, puis le nord du district de Lweichow,
puis se chargea de l’évangélisation des Hakkas. Placé en 1876 à Tchaotcheou, il baptisa
les premiers chrétiens de Kityeung. Nommé évêque de Capsa et coadjuteur de Canton, il
fit construire le séminaire et la chapelle de Shameen. Il mourut en 1900 près de Hong-
Kong. C’est vers un tout autre continent que partit en revanche Jean-Baptiste Chausse
(1846-1894) : entré aux missions africaines, supérieur du vicariat du Bénin en 1880 puis
vicaire apostolique dans le même pays, il fut sacré évêque de Cernana en 1891.
Un syndicaliste contre l’Empire —
Ebéniste et fils d’un journalier, Emile Chausse
(1850-1941) milita très tôt dans les mouvements syndicaux. Il fut d’ailleurs l’un des
fondateurs de la Chambre syndicale des ouvriers ébénistes en 1868. Opposé à l’Empire, il
fonda une section de l’Internationale ouvrière dans le XIIème arrondissement de Paris et
prit part à la Commune en 1870. Conseiller prud’homme de 1882 à 1893, élu en 1893
conseiller municipal du XIème, il s’occupa beaucoup d’enseignement professionnel. Il fut
réélu au conseil municipal sans interruption jusqu’en 1935.
Sur le front de la Grande Guerre —
De nombreux Chausse ont participé à la Première
Guerre mondiale. Mentionnons parmi eux le capitaine Chausse du 77ème d’infanterie,
décoré de la légion d’honneur et cité à l’ordre de l’armée : “A conduit sa compagnie à
l’assaut de Toulon-la-Montagne, a résisté sous un feu violent d’artillerie et d’infanterie,
tenant tout son monde en main, officier d’un rare courage, un vrai chef, blessé
grièvement au combat de Prosnes à la tête de sa compagnie”.
Un compagnon de la Libération —
Né en 1915 dans la Manche, Paul Chausse
s’engagea en 1932 dans les fusiliers marins. En 1939, il fut mobilisé comme quartier-
maître fusilier. En 1940, il rejoignit l’Angleterre et signa un engagement dans les FNFL à
Londres. Il combattit en Afrique équatoriale jusqu’au début de l’année 1943 puis rejoignit
les commandos du commandant Kieffer. Il participa ainsi au débarquement du 6 juin
1944 en Normandie, à la campagne de Hollande et à l’occupation de l’Allemagne jusqu’en
1946. Retourné ensuite dans le civil, il fut néanmoins rappelé en Algérie en 1956. Il est
décédé en 2005. Il portait le titre de compagnon de la Libération, accordé par le général
de Gaulle en 1945.
Les Chausse ou Chaussé dans l’histoire —
Citons encore : Anthoine Chaussé,
échevin perpetuel de la ville de Tours, receveur général des fermes du roi à Bordeaux ;
son fils Louis-Antoine Chaussé, né à Tours en 1711, inspecteur en la manufacture des
tabacs du Havre, décédé en 1795 ; le photographe Jean Chausse, coauteur en 1973 d’un
ouvrage sur les Vitraux du Jura ; le financier Jean Chausse, secrétaire général de la
Compagnie financière du Crédit Mutuel ; l’universitaire Pierre Chaussé, enseignant en
sciences économiques à l’université de Québec au Canada ; les pilotes canadiens de
stock-car François Chaussé, qui