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Origine du nom de famille CHAUVEL

De
2 pages
CHAUVEL

A l’origine — Le sens de ce patronyme est limpide : il désignait bien une personne
chauve. Les Chauvel sont près de 6 400 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers
départements d’implantation sont les Côtes-d’Armor, Paris et l’Orne.
Une parenté inattendue — Louise-Julienne Chauvel (1846-1952) était l’arrière-grand-
mère paternelle de l’homme politique Philippe de Villiers, né en 1949, député et président
du conseil général de Vendée.
Un père maire — Hyacinthe Chauvel, né à Guéméné-sur-Scorff en 1731, fut le recteur
de Pont-Scorff à la fin de l’Ancien Régime. Rallié à la Révolution, il devint, en 1790, le
maire de la commune. Hostile à la constiotution civile du clergé, il fut arrêté en 1792
comme réfractaire. Il resta emprisonné à vannes jusqu’en 1799.
Avocat au procès de Riom— L’avocat Georges Chauvel, né en 1902 à Quimper et
député de la gauche indépendante de l’Oise en 1932, fut, sous l’Occupation, l’avocat
d’Edouard Daladier lors du procès de Riom en 1941. Ce procès avait été imaginé par les
autorités de Vichy afin de punir les dirigeants de la IIIe République, tenus pour
responsables de la défaite de juin 1940, mais il n’alla pas à son terme, tant les accusés
mirent à mal leurs juges. Georges Chauvel s’engagea ensuite dans le mouvement
gaulliste “Ceux de la résistance” et participa à la libération de Paris. Arrêté par les
Allemands, il fut brièvement interné à Fresnes. Après la guerre, il devint conseiller
municipal de Combrit, dans le Finistère.
Le ...
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C
HAUVEL
A l’origine —
Le sens de ce patronyme est limpide : il désignait bien une personne
chauve. Les Chauvel sont près de 6 400 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers
départements d’implantation sont les Côtes-d’Armor, Paris et l’Orne.
Une parenté inattendue —
Louise-Julienne Chauvel (1846-1952) était l’arrière-grand-
mère paternelle de l’homme politique Philippe de Villiers, né en 1949, député et président
du conseil général de Vendée.
Un père maire
— Hyacinthe Chauvel, né à Guéméné-sur-Scorff en 1731, fut le recteur
de Pont-Scorff à la fin de l’Ancien Régime. Rallié à la Révolution, il devint, en 1790, le
maire de la commune. Hostile à la constiotution civile du clergé, il fut arrêté en 1792
comme réfractaire. Il resta emprisonné à vannes jusqu’en 1799.
Avocat au procès de Riom—
L’avocat Georges Chauvel, né en 1902 à Quimper et
député de la gauche indépendante de l’Oise en 1932, fut, sous l’Occupation, l’avocat
d’Edouard Daladier lors du procès de Riom en 1941. Ce procès avait été imaginé par les
autorités de Vichy afin de punir les dirigeants de la IIIe République, tenus pour
responsables de la défaite de juin 1940, mais il n’alla pas à son terme, tant les accusés
mirent à mal leurs juges. Georges Chauvel s’engagea ensuite dans le mouvement
gaulliste “Ceux de la résistance” et participa à la libération de Paris. Arrêté par les
Allemands, il fut brièvement interné à Fresnes. Après la guerre, il devint conseiller
municipal de Combrit, dans le Finistère.
Le destin exceptionnel d’un républicain
— Ariste-Jacques Trouvé naquit dans la
Sarthe en 1805 ; Après des études supérieures de commerce, il monta sa propre affaire,
un négoce de draps, d’étoffes et de mousseline, au Mans en 1831. En 1834, il épousa
Justine Louise Chauvel, dont il ajouta le nom à son patronyme. La même année, il mena
de pair carrière d’homme d’affaires et d’homme politique, devenant conseiller municipal
du Mans. En 1838, il créa la Banque Commerciale, Industrielle et Agricole de la Sarthe.
Quatre ans plus tard, il initia la Mutelle Mobilière contre l’incendie. Et, en 1847, la
compagnie de Navigation Fluviale de l’Ouest. Parallèlement, il intégra le conseil général
de la Sarthe (1839), devint maire du Mans (1840) et dirigea le journal républicain le
Courrier de la Sarthe. En 1843, ses critiques envers le pouvoir royal provoquèrent sa
révocation. Triomphalement réélu, il ne fut pas autorisé à reprendre son siège mais géra
nénamoins la ville en tant que maire-adjoint. Après la Révolution de 1848, Trouvé-
Chauvel fut réinvesti maire de la ville et devint commissaire général de la République
pour la Sarthe, puis pour le Maine-et-Loire et la Mayenne. Toujours en 1848, il fut élu
député de la Sarthe à l’Assemblée nationale, il fut nommé successivement préfet de
police de Paris, préfet de la Seine, et, ministre des Finances du gouvernement Cavaignac,
chare qu’il n’occupar que deux mois entre le mois d’octobre et le mois de décembre.
Opopsant farouche à Louis-Napoléon, il arma une troupe de deux-cent ouvriers afin de
lutter contre le coup d’état du 2 décembre 1851 ! Mis en déroute, trouvé-Chauvel fut
contraint à l’exil à Londres, à Bruxelles et à Constantinople où il ouvrit une banque.
Rentré en France, il mourut, oublié de tous, en 1883.
Pinceaux de Chauvel —
De nombreux porteurs du nom se sont tournés vers l’art,
comme : le sculpteur et graveur François Chauvel de Cantepie, qui réalisa des œuvres
pour des églises normandes au XVIIème siècle, et aussi le retable de l’église de la Sainte
Trinité en 1665 ; son fils, élève et collaborateur, l’artiste Joseph Chauvel de Cantepie, né
en 1664, sculpteur de l’académie royale de Caen ; le peintre, graveur et lithographe
Théophile Chauvel (1831-1909), qui connut un grand succès dans la gravure à partir de
1870 en reproduisant les œuvres de nombreux artistes, notamment celles de Corot ; son
épouse et élève, l’artiste peintre Clémence-Elisa Chauvel, qui s’illustra aussi dans la
gravure, fut son élève et devint membre de la Société des artistes