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Origine du nom de famille CHENU

De
2 pages
CHENU
A l’origine — Chenu, vieillard, a été à l’origine attribué comme surnom à un homme âgé
ou au plus ancien d’une famille. Les porteurs du nom Chenu sont aujourd’hui près de
5 200 en France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont Paris, la Vendée
et l’Orne.
L’ami de Vidocq — Adolphe Chenu, né à Paris en 1817, a mené une existence
rocambolesque de révolutionnaire professionnel, accumulant les coups d’éclat et les exils
forcés. Apprenti cordonnier, il prit part en 1832 à sa première émeute, où il reçut un
coup de sabre sur une barricade, puis fut tabassé lors de la tentative de prise de la
préfecture de police. En 1834, il reçut un coup de baïonnette sur la barricade de la rue
Beaubourg. Arrêté, il s’évada et se réfugia en Angleterre jusqu’en 1837. En 1839, il aurait
pris part à l’affaire des bombes incendiaires et se serait ensuite réfugié en Hollande.
Familier des sociétés secrètes et de la pègre, il recruta une cinquantaine de bandits en
février 1848, prit d’assaut l’hôtel de ville de Paris, brûla le poste du Château-d’Eau, et
appuya avec deux canons l’élection du gouvernement provisoire d’extrême gauche. Il
favorisa la nomination du préfet de police Caussidière, qui le nomma capitaine des
gardes. Il combattit ensuite en Belgique, puis avec la légion polonaise, puis lors des
émeutes de juin 1848, où il fut arrêté. Devenu indicateur de police et familier de Vidocq,
il publia plusieurs pamphlets : Les Conspirateurs (1850), Les Montagnards de 1848, ...
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C
HENU
A l’origine — Chenu, vieillard, a été à l’origine attribué comme surnom à un homme âgé
ou au plus ancien d’une famille. Les porteurs du nom Chenu sont aujourd’hui près de
5 200 en France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont Paris, la Vendée
et l’Orne.
L’ami de Vidocq —
Adolphe Chenu, né à Paris en 1817, a mené une existence
rocambolesque de révolutionnaire professionnel, accumulant les coups d’éclat et les exils
forcés. Apprenti cordonnier, il prit part en 1832 à sa première émeute, où il reçut un
coup de sabre sur une barricade, puis fut tabassé lors de la tentative de prise de la
préfecture de police. En 1834, il reçut un coup de baïonnette sur la barricade de la rue
Beaubourg. Arrêté, il s’évada et se réfugia en Angleterre jusqu’en 1837. En 1839, il aurait
pris part à l’affaire des bombes incendiaires et se serait ensuite réfugié en Hollande.
Familier des sociétés secrètes et de la pègre, il recruta une cinquantaine de bandits en
février 1848, prit d’assaut l’hôtel de ville de Paris, brûla le poste du Château-d’Eau, et
appuya avec deux canons l’élection du gouvernement provisoire d’extrême gauche. Il
favorisa la nomination du préfet de police Caussidière, qui le nomma capitaine des
gardes. Il combattit ensuite en Belgique, puis avec la légion polonaise, puis lors des
émeutes de juin 1848, où il fut arrêté. Devenu indicateur de police et familier de Vidocq,
il publia plusieurs pamphlets : Les Conspirateurs (1850), Les Montagnards de 1848, Les
chevaliers de la république rouge au contenu peu historique. Il continua dans la même
veine jusqu’en 1879 avec Les archives révolutionnaires. Il passa sa retraite dans l’aisance,
sans que l’origine de ses ressources soit jamais éclaircie…
Une idée à creuser… —
Jean-Charles Chenu (1808-1879), né à Metz, devint médecin et
chirurgien militaire et se distingua lors de l’épidémie de choléra de 1834. En 1845, il fut
nommé aide major de la gendarmerie de la Seine. Il prit part à la guerre de Crimée.
Vice-président de la Société de secours aux blessés militaires, il publia un Rapport sur le
service médico-chirurgical des ambulances et hôpitaux pendant la guerre de 1870, et
surtout eut l’idée de s’interroger sur l’étendue des pertes humaines dans les guerres.
C’est ainsi qu’il publia De la mortalité dans l’armée et des moyens d’économiser la vie
humaine en 1859, qui aurait du être plus souvent réédité…
Dures années de la Révolution et de l’Empire —
L’avocat François Chenu, né à
Saint-Aignan (Cher) en 1769, administrateur de district, puis de département sous la
Révolution, conseiller à la préfecture de Blois sous l’Empire, fut élu député de Blois à la
Chambre des Cent-Jours en 1815. Jacques-Marie Chenu du Boismaury, né en 1747,
originaire de Saint-Servan, fut arrêté à Paramé sur dénonciation, condamné à mort à
Rennes comme prêtre réfractaire sous la Terreur en 1794 et guillotiné. L’avocat François
Chenu-Villanger, né à Châteauneuf (Ille-et-Vilaine) en 1753, subit le même sort la même
année à Paris comme conspirateur. Quant à Antoine Chenu, né à Saint-Germain-en-Laye
(Yvelines) en 1774, soldat au 10ème régiment léger de la division Saint-Hilaire dans
l’armée napoléonienne, il fut tué d’un coup de feu à la bataille d’Austerlitz le 2 décembre
1805.
Encore des avocats —
D’autres porteurs du nom se sont tournés vers le droit, comme :
l’historien et avocat Jean Chenu (1559-1627), né à Bourges, qui publia plusieurs ouvrages
de jurisprudence et d’histoire ; Louis Chenu, né à Metz en 1730, reçu avocat au
parlement de Metz en 1750, puis procureur, juge gruyer et censeur royal, auteur de
plusieurs ouvrages judiciaires ; Charles Chenu (1855-1933), né à Paris, avocat et docteur
en droit, qui plaida dans des affaires du monde politique, devint membre du Conseil de
l’ordre en 1898 et fut bâtonnier de 1905 à 1907 ; son fils Charles Chenu (1886-1963),
également docteur en droit et avocat, qui publia de nombreux romans et souvenirs de la
guerre 1914-1918, dont Du képi rouge aux chars d’assaut (1932) ; etc.