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Origine du nom de famille christen

De
2 pages
christen

A l’origine— Le mot chrétien, issu du latin christianus, a été employé dès le début de
notre ère pour désigner les disciples du Christ puis s’est largement diffusé comme
prénom. Ce patronyme qui en dérive rappelle ainsi le "prénom" de l’ancêtre initial.
Particulèrement fréquent dans les régions germaniques, il compte aujourd’hui en France
plus de 1 500 porteurs, surtout implantés dans le Nord-Est et, par le jeu des migrations
récentes, dans les Hauts-de-Seine.
L’incorrigible galérien — Théodule, comte de Christen, né en 1835 à Colmar, était le
descendant d’une famille originaire de l’Unterwald en Suisse et fixée en France depuis
1743. Le titre de comte aurait été concédé aux Christen par le pape Clément VIII.
Sébastien-Joseph Christen, ancêtre de Théodule, appartenait en 1767 au régiment suisse
de Pfiffer en tant que capitaine de grenadiers. En 1753 naissait à Marckolsheim Charles-
Jean de Christen, appelé à devenir officier supérieur de la Garde suisse ; il reçut en 1825
la croix de Saint-Louis. Fruit de son union avec Sophie-Louise de Mouret de Montrond,
Théodule de Christen s’engagea volontairement dans la guerre de Crimée à l’âge de dix-
sept ans. Vaillant défenseur du roi François II, monarque légitime du royaume de Naples
en septembre 1860, il s’impliqua dans la création d’un corps franc qui rencontra d’abord
quelque succès contre les Piémontais. Fait prisonnier par les Français, relâché presque
aussitôt, il revint à Rome pour en être expulsé. Ayant pris ...
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c
hristen
A l’origine—
Le mot chrétien, issu du latin christianus, a été employé dès le début de
notre ère pour désigner les disciples du Christ puis s’est largement diffusé comme
prénom. Ce patronyme qui en dérive rappelle ainsi le "prénom" de l’ancêtre initial.
Particulèrement fréquent dans les régions germaniques, il compte aujourd’hui en France
plus de 1 500 porteurs, surtout implantés dans le Nord-Est et, par le jeu des migrations
récentes, dans les Hauts-de-Seine.
L’incorrigible galérien —
Théodule, comte de Christen, né en 1835 à Colmar, était le
descendant d’une famille originaire de l’Unterwald en Suisse et fixée en France depuis
1743. Le titre de comte aurait été concédé aux Christen par le pape Clément VIII.
Sébastien-Joseph Christen, ancêtre de Théodule, appartenait en 1767 au régiment suisse
de Pfiffer en tant que capitaine de grenadiers. En 1753 naissait à Marckolsheim Charles-
Jean de Christen, appelé à devenir officier supérieur de la Garde suisse ; il reçut en 1825
la croix de Saint-Louis. Fruit de son union avec Sophie-Louise de Mouret de Montrond,
Théodule de Christen s’engagea volontairement dans la guerre de Crimée à l’âge de dix-
sept ans. Vaillant défenseur du roi François II, monarque légitime du royaume de Naples
en septembre 1860, il s’impliqua dans la création d’un corps franc qui rencontra d’abord
quelque succès contre les Piémontais. Fait prisonnier par les Français, relâché presque
aussitôt, il revint à Rome pour en être expulsé. Ayant pris le risque d’un retour à Naples,
il fut accusé de conspiration et condamné aux galères pour dix ans ; il partit alors pour le
bagne. Libéré dès novembre 1863, Théodule de Christen s’installa à Rome où il publia le
Journal de ma captivité (1866). En novembre 1870, il était prêt à prendre la tête d’un
corps franc dans la guerre franco-allemande avec le grade de général mais il mourut
avant de l’avoir rejoint.
Sujets religieux et nus —
Jeanne Christen naquit à Paris en 1894. Elle suivit à l’Ecole
nationale des beaux-arts les cours de peinture de D. Lucas, A. Laurens et Sabatti et ceux
de Beaudoin pour la fresque. Elève douée, elle partit pour Rome perfectionner sa
technique de fresquiste auprès de Venturini et Papari. Peintre de nus, de portraits, de
paysages, elle exposa au Salon des Artistes français à partir de 1828, à celui des
Indépendants ainsi qu’au Salon des Femmes peintres et sculpteurs. On lui doit aussi des
fresques religieuses et une mosaïque qu’elle composa pour l’église St-Joseph-des-Pins
d’Annecy. En 1937, Jeanne Christen était présente à l’Exposition universelle.
D’outre-mer au Conseil d’Etat —
Né à Lyon en 1916, Xavier Christen est le fils du
comte Théodule de Christen. Après des études de lettres, de droit et de philosophie, il
entra à l’Ecole nationale de la France d’outre-mer et occupa différentes fonctions hors de
l’hexagone. Membre du cabinet du haut-commissaire en Indochine de 1946 à 1949, il
effectua ensuite de nombreuses missions d’inspections outre-mer entre 1951 et 1962. Il
fut nommé conseiller technique au cabinet du ministre de la France d’outre-mer en 1958,
puis au cabinet du ministre des Armées en 1962, avant d’entrer comme maître des
requêtes au Conseil d’Etat en 1964. Appelé en 1971 comme conseiller technique puis
chargé de mission au cabinet de Pierre Messmer alors ministre d’Etat, chargé des
Départements et Territoires d’outre-mer, il le suivit en tant que conseiller technique
lorsque ce dernier devint Premier ministre en 1972-1973. Xavier Christen acheva sa
carrière au Conseil d’Etat où il siégea de 1973 à 1984.
Les Christen dans l’histoire —
Parmi les personnages notables qui ont porté ce
patronyme, citons : les sculpteurs de père en fils Joseph-Anton-Maria Christen (1769-
1838), également peintre, qui fit un buste de Napoléon Ier en 1805 lors d’un séjour en
Italie, et Raphaël Christen (1811-1880), sculpteur notamment d’une statue en bronze
érigée sur la fontaine de la place de l’hôtel de ville de Berne ; le pianiste Eugène-Jacques
Christen, né à Neuilly en 1824, sergent pendant le premier siège de Paris, passé
capitaine, condamné en 1872 à un an de prison et la privation des droits civiques durant
dix ans pour avoir quitté son poste et