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Origine du nom de famille christophe

De
2 pages
christophe

A l’origine— Nom de personne typiquement chrétien à l’origine, Christophe est un
patronyme issu du latin Christophorus (du grec Kristophoros, signifiant “celui qui porte le
Christ”). Pour les premiers chrétiens, ce nom devait avoir une valeur mystique, indiquant
. Plus de 7 900 personnes en France portent aujourd’hui Christophe comme nom de
famille, surtout dans dans la Meurthe-et-Moselle et sur Paris.
Deux généraux, un maréchal de camp — Nicolas-Denis Christophe, conseiller échevin
de Nancy, et Thérèse-Marie Biot de Lambinet eurent trois fils ; tous trois devaient
embrasser la carrière militaire. L’aîné, Philippe Christophe (1769-1848), baron de Lamotte-
Guéry, fit les campagnes de la Révolution et celles de la Grande Armée, sous l’Empire, de
1805 à 1807. Après avoir été fait prisonnier en Espagne et s’être évadé, il participa aux
campagnes de Russie, de Saxe et de France en tant que colonel. Passé à la gendarmerie
lors de la seconde Restauration, il commanda successivement les légions de Metz,
Limoges, Paris, et Rouen. Promu maréchal de camp, Philippe Christophe fut mis à la
retraite en 1830.Nicolas-François Christophe (1770-1839), le second, servit dans les
armées de Moselle, du Nord, du Rhin et d’Helvétie de 1792 à 1799. Après l’Italie et la
Dalmatie, il fut affecté comme colonel au 25ème chasseurs en 1807. Nommé baron de
l’Empire en 1810, Christophe fut blessé à la Moskowa, lors de la campagne de Russie,
puis promu général de brigade en 1813. En 1816, ...
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c
hristophe
A l’origine—
Nom de personne typiquement chrétien à l’origine, Christophe est un
patronyme issu du latin Christophorus (du grec Kristophoros, signifiant “celui qui porte le
Christ”). Pour les premiers chrétiens, ce nom devait avoir une valeur mystique, indiquant
. Plus de 7 900 personnes en France portent aujourd’hui Christophe comme nom de
famille, surtout dans dans la Meurthe-et-Moselle et sur Paris.
Deux généraux, un maréchal de camp —
Nicolas-Denis Christophe, conseiller échevin
de Nancy, et Thérèse-Marie Biot de Lambinet eurent trois fils ; tous trois devaient
embrasser la carrière militaire. L’aîné, Philippe Christophe (1769-1848), baron de Lamotte-
Guéry, fit les campagnes de la Révolution et celles de la Grande Armée, sous l’Empire, de
1805 à 1807. Après avoir été fait prisonnier en Espagne et s’être évadé, il participa aux
campagnes de Russie, de Saxe et de France en tant que colonel. Passé à la gendarmerie
lors de la seconde Restauration, il commanda successivement les légions de Metz,
Limoges, Paris, et Rouen. Promu maréchal de camp, Philippe Christophe fut mis à la
retraite en 1830.Nicolas-François Christophe (1770-1839), le second, servit dans les
armées de Moselle, du Nord, du Rhin et d’Helvétie de 1792 à 1799. Après l’Italie et la
Dalmatie, il fut affecté comme colonel au 25ème chasseurs en 1807. Nommé baron de
l’Empire en 1810, Christophe fut blessé à la Moskowa, lors de la campagne de Russie,
puis promu général de brigade en 1813. En 1816, il était mis à la retraite par la
Restauration.Le cadet, Jean-François Christophe (1772-1827), capitaine en 1799, devint
l’aide de camp du général de Billy en 1803 et passa deux ans plus tard à la Grande
Armée. Blessé à Iéna, il entra en 1806 à l’état-major de Davout qui le prit comme aide de
camp. Colonel lors des campagnes d’Espagne (1811-1813) et de France (1814), il garda
le commandement du 4ème hussards, rebaptisé “hussards de Monsieur”, sous la
première Restauration. Christophe se rallia à Napoléon lors des Cent Jours, ce qui lui valut
d’être promu général de brigade. Au retour des Bourbons, il fut mis à la retraite.
Evêque par reconnaissance —
Jean-Joseph Christophe (1803-1863), né à Rochesson
dans les Vosges, fut ordonné prêtre en 1827. Après avoir eu en charge plusieurs
paroisses, il partit pour Rome comme aumônier de l’ambassade de France, fonction qu’il
occupa de 1838 à 1841. A Paris, il prit l’aumônerie de la Salpêtrière et de l’hôpital Saint-
Louis, puis créa deux paroisses, celles de Saint-Marcel de la Maison-Blanche et de S.-
Bernard de la Chapelle. En récompense d’un service qu’il avait rendu à Napoléon III en
lui rapportant des papiers compromettants, l’empereur le nomma évêque de Soissons.
Sacré à Reims en 1861, Mgr Christophe succéda à Mgr de Garsignies et dut régler les
dettes de ce dernier ; c’est ainsi qu’il vendit l’abbaye de Prémontré au département.
Un élève doué —
Ernest-Louis-Aquilas Christophe (1827-1892) fut encouragé très tôt
par son maître en sculpture, François Rude, qui signa le monument de Godefroy
Cavaignac au cimetière Montmartre, auquel avait modestement collaboré l’étudiant. Ses
œuvres, peu nombreuses, s’éloignèrent peu à peu de l’académisme pour gagner en
liberté. Plusieurs trouvèrent leur place dans les jardins parisiens : Le masque
(marbre,1876) aux Tuileries, La Fatalité (bronze, 1885) au jardin du Luxembourg. En
hommage à son maître, le sculpteur réalisa un bronze : Esquisse pour un monument à F.
Rude, qui fut exposé au Salon de 1890. Sur sa tombe au cimetière des Batignolles figure
l’une de ses premières sculptures, La Douleur, qu’il avait présentée à l’Exposition de 1855.
Les Christophe dans l’histoire —
Citons aussi : l’évêque Guillaume Christophe (mort
en 1263), présent au concile de Montpellier de 1258, médiateur entre les évêques et le
roi d’Aragon ; le recteur de l’Académie royale de peinture et de sculpture Joseph
Christophe (1662-1748), peintre pour de nombreuses églises parisiennes et pour la haute
noblesse, et dont on peut voir Persée et Méduse dans le salon du Grand Trianon, et son
frère, le portraitiste Claude Christophe (1667-1746), élève de Rigaud et peintre