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Origine du nom de famille claude

De
2 pages
claude

A l’origine— Ce nom provient de la forme savante du nom latin Claudius, dérivé de
claudus, qui signifiait boiteux. Devenu nom de baptême, il a été popularisé par Claude,
l’évêque de Besançon au VIIème siècle. On en dénombre près de 12 000 en France
actuellement.
Un contradicteur de Bossuet et ses fils — Jean Claude (1619-1687), fils de pasteur,
naquit dans l’Agenais, à La Sauvetat-du-Dropt. Ministre de l’Eglise réformée, il enseigna à
l’Académie protestante de Montauban avant d’être attaché à l’église de Charenton en
1666. Il exerça ses talents de prédicateur notamment dans des controverses avec Arnauld
et Nicole à propos de l’eucharistie ou avec Bossuet sur les marques et l’infaillibilité de
l’Eglise. En 1685, quand l’Edit de Nantes fut révoqué, Jean Claude choisit l’exil et partit
pour La Haye où il mourut. Isaac Claude (1653-1695), son fils, éditeur des œuvres
posthumes de son père, exerça le ministère à Sedan, puis à l’église wallonne de La Haye.
La veine calviniste se poursuivit avec Jean-Jacques Claude, fils d’Isaac (1684-1712) :
après avoir disserté en latin sur La salutation des anciens et Les nourrices et les
pédagogues (ouvrage paru en 1702), il devint ministre de la religion réformée et fut
envoyé à Londres en 1710 comme pasteur de l’église française.
Action contre l’alcool — Nicolas Claude (1821-1888), originaire des Vosges, dirigea la
filature de Saulxures-sur-Moselotte avant de l’acquérir. Industriel de progrès — il faisait
partie du comité ...
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c
laude
A l’origine—
Ce nom provient de la forme savante du nom latin Claudius, dérivé de
claudus, qui signifiait boiteux. Devenu nom de baptême, il a été popularisé par Claude,
l’évêque de Besançon au VIIème siècle. On en dénombre près de 12 000 en France
actuellement.
Un contradicteur de Bossuet et ses fils —
Jean Claude (1619-1687), fils de pasteur,
naquit dans l’Agenais, à La Sauvetat-du-Dropt. Ministre de l’Eglise réformée, il enseigna à
l’Académie protestante de Montauban avant d’être attaché à l’église de Charenton en
1666. Il exerça ses talents de prédicateur notamment dans des controverses avec Arnauld
et Nicole à propos de l’eucharistie ou avec Bossuet sur les marques et l’infaillibilité de
l’Eglise. En 1685, quand l’Edit de Nantes fut révoqué, Jean Claude choisit l’exil et partit
pour La Haye où il mourut. Isaac Claude (1653-1695), son fils, éditeur des œuvres
posthumes de son père, exerça le ministère à Sedan, puis à l’église wallonne de La Haye.
La veine calviniste se poursuivit avec Jean-Jacques Claude, fils d’Isaac (1684-1712) :
après avoir disserté en latin sur La salutation des anciens et Les nourrices et les
pédagogues (ouvrage paru en 1702), il devint ministre de la religion réformée et fut
envoyé à Londres en 1710 comme pasteur de l’église française.
Action contre l’alcool —
Nicolas Claude (1821-1888), originaire des Vosges, dirigea la
filature de Saulxures-sur-Moselotte avant de l’acquérir. Industriel de progrès — il faisait
partie du comité industriel de Mulhouse —, il participa aussi à la fondation du Temps.
Maire de Saulxures en 1870, il maintint une attitude digne face à l’occupant et fut élu
député en 1871, dans les rangs du centre gauche, puis conseiller général. Il demanda sa
révocation de maire par le gouvernement de Broglie pour pouvoir se présenter librement
aux élections. Elu sénateur des Vosges en 1876, siégeant à gauche, réélu en 1882, il
s’opposa au cabinet de Broglie, soutint les projets Ferry sur l’enseignement et s’investit
dans les questions de commerce et d’industrie. Nicolas Claude s’engagea dans la lutte
contre l’alcoolisme (enquêtes, conférences, brochures) et fut le maître d’œuvre d’un
important rapport sur les aspects sanitaires et moraux de la consommation de l’alcool.
Le républicain foudroyé —
Paul-Camille Claude naquit à Toul en 1826. Avoué, il fut élu
membre du conseil général de la Meurthe au moment du Second Empire, puis député de
la gauche républicaine en 1871. Il ne cessa de s’opposer à la paix et réclama l’inscription
sans condition des Alsaciens et Lorrains qui avaient choisi la France sur les listes
électorales. Il proposa de lancer un emprunt patriotique remboursable sans intérêt pour
libérer le territoire. Apportant son appui à Thiers, Paul-Camille Claude luttait contre les
conservateurs. Réélu député en février 1876 après avoir lancé un appel pour la
République, il mourut prématurément, frappé par la foudre, le 19 août suivant.
Les Claude dans l’histoire —
Mentionnons aussi : le bénédiction Richard Claude, né à
Lérouville en 1741, mort sur le bateau qui l’emmenait en déportation ; l’avocat de Longwy
Laurent-Gabriel Claude (1753-1792), député du tiers aux états généraux puis juge de
paix ; le chef de la sûreté, Claude (1807-1880), promu à la suite de son action lors de
l’attentat d’Orsini et arrêté pendant la Commune ; Joseph Claude, le frère de Nicolas (voir
ci-dessus), directeur du Télégraphe, auteur d’un livre sur les finances de l’Egypte, pays
où il séjourna ; les peintres père et fils, Jean-Maxime Claude (1824-1904), cofondateur de
la Société des aquarellistes, qui exposa sept toiles à l’Exposition universelle de Paris en
1900, et Georges Claude (1854-1923), portraitiste et créateur de vues architecturales et
de compositions historiques ou religieuses, présent aussi à l’Exposition de 1900 avec trois
lithographies ; le peintre de natures mortes Eugène Claude (1841-1923) ; le paysagiste et
portraitiste Jules Claude-Boyer, originaire de Dijon (1868-1916) ; le docteur Henri-Charles-
Jules Claude (1869-1946), membre de l’Académie de médecine, spécialiste en neurologie,
chef de centres neuro-psychiatriques durant la guerre de 1914, médecin à Sainte-Anne ;
le physicien et chimiste Georges