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Origine du nom de famille claudel

De
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claudel

A l’origine— Claudel est un dérivé de Claude, nom provenant du prénom latin Claudius,
lui-même dérivé de claudus, qui signifie boiteux. Claude était, à l’origine, un nom de
baptême puis un nom de famille popularisé par l’évêque de Besançon au VIIème siècle.
En France, il y a environ 7 300 porteurs de ce patronyme.
Deux créateurs de génie — Sœur et frère, Camille Claudel (1864-1943) et Paul Claudel
(1868-1955), nés dans l’Aisne d’ascendance vosgienne et picarde, connurent tous deux
des destins d’exception. D’une famille implantée à La Bresse, près d’Epinal – l’arbre
généalogique remonte jusqu’en 1530 -, ils étaient les petits-enfants de Nicolas Claudel
(1793-1830), négociant-boulanger puis buraliste, et les enfants de Louis-Prosper Claudel
(1826-1913), conservateur des hypothèques à Compiègne à la fin d’une carrière dans
l’administration. Venue à Paris, Camille étudia la sculpture dans l’atelier d’Auguste Rodin.
Artiste de grand talent, elle collabora avec son maître et devint sa compagne. Elle
travaillait le marbre – l’une de ses œuvres les plus connues, L’Abandon (1888), est
exposée au musée Rodin – et le bronze (par exemple, L’Age mûr, 1899). Malgré sa
notoriété, elle s’enferma peu à peu dans la solitude, sombra dans la dépression et finit
ses jours dans un asile d’aliénés. Le rôle que joua son frère auprès d’elle au cours de
cette phase de son existence reste obscur et très controversé.suivie de L’Otage, deux ans
après. Expulsé d’Allemagne en 1914, il fut ...
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c
laudel
A l’origine—
Claudel est un dérivé de Claude, nom provenant du prénom latin Claudius,
lui-même dérivé de claudus, qui signifie boiteux. Claude était, à l’origine, un nom de
baptême puis un nom de famille popularisé par l’évêque de Besançon au VIIème siècle.
En France, il y a environ 7 300 porteurs de ce patronyme.
Deux créateurs de génie —
Sœur et frère, Camille Claudel (1864-1943) et Paul Claudel
(1868-1955), nés dans l’Aisne d’ascendance vosgienne et picarde, connurent tous deux
des destins d’exception. D’une famille implantée à La Bresse, près d’Epinal – l’arbre
généalogique remonte jusqu’en 1530 -, ils étaient les petits-enfants de Nicolas Claudel
(1793-1830), négociant-boulanger puis buraliste, et les enfants de Louis-Prosper Claudel
(1826-1913), conservateur des hypothèques à Compiègne à la fin d’une carrière dans
l’administration. Venue à Paris, Camille étudia la sculpture dans l’atelier d’Auguste Rodin.
Artiste de grand talent, elle collabora avec son maître et devint sa compagne. Elle
travaillait le marbre – l’une de ses œuvres les plus connues, L’Abandon (1888), est
exposée au musée Rodin – et le bronze (par exemple, L’Age mûr, 1899). Malgré sa
notoriété, elle s’enferma peu à peu dans la solitude, sombra dans la dépression et finit
ses jours dans un asile d’aliénés. Le rôle que joua son frère auprès d’elle au cours de
cette phase de son existence reste obscur et très controversé.suivie de L’Otage, deux ans
après. Expulsé d’Allemagne en 1914, il fut envoyé à Rome – cadre de son drame Le Père
humilié. Autres drames, poèmes lyriques, liturgiques se succédèrent et le poète,
ambassadeur à Tokyo à partir de 1922, écrivit Le Soulier de satin (1923) et Christophe
Colomb. Depuis l’ambassade de Washington, il signa le traité d’arbitrage franco-américain
de 1928 et négocia le pacte Briand-Kellog. Sa carrière diplomatique achevée à Bruxelles
en 1935, il poursuivit inlassablement ses créations qui lui valurent d’être élu à l’Académie
française le 4 avril 1946. Auteur réputé difficile, peu accessible au grand public, Paul
Claudel reste toutefois admiré, et son génie internationalement reconnu.
La fibre paternelle —
Quatrième enfant de Paul Claudel (voir ci-dessus), Henri Claudel
naquit à Francfort-sur-le-Main en 1912, alors que son père y était en poste. Rallié en
1940 à la France combattante, il fut affecté à sa délégation à Washington en 1942 et
1943. Après la guerre, il mena carrière dans la diplomatie. Il fut entre autres premier
conseiller d’ambassade en Belgique, consul général de France à Naples (1961-1964), chef
du service de presse de l’OTAN (1965-1966), puis consul général de France à Tanger
(1966-1969), New York (1969) et enfin Barcelone (1972-1977).
Le général Claudel —
Henri-Edmond Claudel (1871-1956), originaire des Vosges, sorti
de Saint-Cyr, fut promu lieutenant lors d’une campagne au Soudan en 1895. D’autres
campagnes s’enchaînèrent, Crète, Soudan à nouveau, Chine, Mauritanie et, en 1911, le
lieutenant-colonel Claudel, envoyé au Maroc, participa brillamment à plusieurs combats.
Chef d’état-major de la région fortifiée de Verdun en 1915, promu général de brigade
l’année suivante, il fut envoyé en Orient en 1919. En mars 1922, il prit la tête des troupes
de l’Afrique occidentale française et, nommé commandant du corps d’armée colonial en
1924, il eut en charge l’inspection générale des troupes coloniales. A partir de 1927, il
siégea au Conseil supérieur de la guerre et partit en mission pour l’Extrême-Orient à deux
reprises, avant de prendre sa retraite en 1936.
Les Claudel dans l’histoire —
Parmi les personnages qui ont porté ce nom ou portent
ce nom, mentionnons : l’inventeur Jean-Joseph Claudel (1796-1841), qui mit au point
l’ipotyscope, machine optique permettant de voir un panorama ; Joseph Claudel (1815-
1880), né près d’Epinal, ingénieur civil fondateur de l’Association philotechnique et
inventeur d’un procédé simple de gravure sur cuivre ; Jean-Baptiste Claudel (1876-1955),
rédemptoriste envoyé en Bolivie, sacré évêque à La Paz en 1943 ; Pierre Claudel, fils aîné
de Paul Claudel et frère d’Henri Claudel (voir ci-dessus), né à Tien-Tsin en 1908,
président de la société Cartier et