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Origine du nom de famille CLERMONT TONNERRE

De
2 pages
CLERMONT TONNERRE

A l’origine — La très notable famille Clermont-Tonnerre est représentée par une
soixantaine de personnes encore aujourd’hui.
Pair de France — Gaspard de Clermont-Tonnerre, né en 1688 à Dijon dans la Côte-d’Or
et mort en 1781 à Paris, descendant de l’une des plus grandes familles du royaume, fut
le premier duc de Clermont-Tonnerre et pair de France, Seigneur de Mangevel, comte
d’Epinac, seigneur de Maugevel, de Champlâtreux, de Saintry, de Mazeline, de
Demangevelle, de Pont du Bois, de Selles, premier baron, connétable, grand-maître
héréditaire de Dauphiné, maréchal de France, puis doyen des maréchaux de France. Il fit
une carrière militaire brillante dans les armées de Louis XV . Il s’illustra en 1745 à la
bataille de Fontenoy aux côtés de Maurice de Saxe contre les Anglo-hollandais. Il intervint
d’une façon décisive à la tête de la cavalerie en dirigeant une attaque fulgurante qui
disloqua le carré ennemi et permit de remporter une victoire qui fut longtemps indécise.
Après la bataille de Lawfeld en 1747, il fut nommé maréchal de France. En 1714, il
épousa à Paris Antoinette Potier de Rovion (1685-1754), avec laquelle il eut trois enfants :
Jules Charles Henri, (1720-1794), duc de Clermont-Tonnerre ; Madeleine-Louise Jeanne
(1722-1769) et François Joseph (1727-1809), marquis de Clermont-Tonnerre. Devenu
veuf, il se remaria en 1756 avec Marguerite Pauline de Prondre. De 1715 à 1723, il avait
fait construire sur ses terres, aux confins de la Champagne, ...
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C
LERMONT TONNERRE
A l’origine —
La très notable famille Clermont-Tonnerre est représentée par une
soixantaine de personnes encore aujourd’hui.
Pair de France —
Gaspard de Clermont-Tonnerre, né en 1688 à Dijon dans la Côte-d’Or
et mort en 1781 à Paris, descendant de l’une des plus grandes familles du royaume, fut
le premier duc de Clermont-Tonnerre et pair de France, Seigneur de Mangevel, comte
d’Epinac, seigneur de Maugevel, de Champlâtreux, de Saintry, de Mazeline, de
Demangevelle, de Pont du Bois, de Selles, premier baron, connétable, grand-maître
héréditaire de Dauphiné, maréchal de France, puis doyen des maréchaux de France. Il fit
une carrière militaire brillante dans les armées de Louis XV. Il s’illustra en 1745 à la
bataille de Fontenoy aux côtés de Maurice de Saxe contre les Anglo-hollandais. Il intervint
d’une façon décisive à la tête de la cavalerie en dirigeant une attaque fulgurante qui
disloqua le carré ennemi et permit de remporter une victoire qui fut longtemps indécise.
Après la bataille de Lawfeld en 1747, il fut nommé maréchal de France. En 1714, il
épousa à Paris Antoinette Potier de Rovion (1685-1754), avec laquelle il eut trois enfants :
Jules Charles Henri, (1720-1794), duc de Clermont-Tonnerre ; Madeleine-Louise Jeanne
(1722-1769) et François Joseph (1727-1809), marquis de Clermont-Tonnerre. Devenu
veuf, il se remaria en 1756 avec Marguerite Pauline de Prondre. De 1715 à 1723, il avait
fait construire sur ses terres, aux confins de la Champagne, la Lorraine et la Franche-
Comté, dans le nord de l’actuel département de la Haute-Saône, le château de Vauvillers.
Il aimait venir se reposer entre deux campagnes. Avec l’âge, ses séjours à Vauvillers se
prolongèrent de plus en plus. Il en profita pour gérer directement les affaires de la
seigneurie, régler les contentieux, assainir l’économie du fief, ce qui permet de rouvrir
des forges. En 1768, il accepta le projet pour la construction d’une église pour le village,
qu’il souhaitait beaucoup plus spacieuse. Elle fut achevée en 1773 et n’a subi dès lors que
peu de modifications. En 1717, il fut nommé chevalier de l’Ordre royal et militaire de
Saint-Louis. En 1724, dans la chapelle du château de Versailles, il fut reçu dans l’Ordre
du Saint-Esprit, dans la troisième promotion du règne de Louis XV. En 1775, lors du sacre
de Louis XVI en la cathédrale de Reims, il eut l’honneur de tenir, en sa qualité de doyen
des maréchaux du royaume, l’épée de Charlemagne. Louis XVI, à cette occasion, éleva le
maréchal à la dignité de duc et de pair de France. Son fils, Jules-Charles-Henri de
Clermont-Tonnerre, hérita du titre de duc et de pair de France en 1781. En 1784, il fut
fait chevalier de l’Ordre du Saint-Esprit, dans la treizième promotion du règne de Louis
XVI. Le 8 thermidor an II, il fut exécuté après jugement place du Trône.Evêque —
François de Clermont-Tonnerre (1629-1701), comte de Noyon, fut reçu docteur en
Sorbonne après des études chez les jésuites. On le nomma évêque de Noyon en 1660. Il
fut élu membre de l’Académie française en 1694 et présida l’assemblée du clergé en
1695. Il est l’auteur de plusieurs publications religieuses, dont une Règle de saint Benoît
parue en 1687. Au moment de sa mort, il travaillait sur un Commentaire mystique et
moral sur l’Ancien Testament.
Ministre de la guerre —
Né en 1779 à Paris, mort en 1865 au château de Gisolles, Aimé
Marie Gaspard de Clermont-Tonnerre entra, en 1799, à l’École polytechnique, puis à
l’École de Châlons puis à celle de Metz et en sortit dans l’artillerie. En 1802, il fut nommé
adjoint du professeur de fortification à l’École de Metz. En 1803, chef d’études à l’Ecole
polytechnique. En 1805, il fut aide de camp du général Mathieu Dumas. En 1806, il servit
sous Masséna en Italie. La même année, il devint capitaine d’artillerie légère de la garde
napolitaine, et, devenu chef d’escadron, suivit Joseph Bonaparte en Espagne, comme
aide de camp. Colonel en 1808, il fit les campagnes d’Espagne jusqu’en 1814.C’est alors,
durant la première Restauration, qu’il entra au service français, lieutenant des
mousquetaires gris, puis colonel des grenadiers à cheval de la garde royale. Maréchal de
camp la veille des Cent-Jours, il suivit Louis XVIII à Gand. En 1815, à la seconde
Restauration, il fut nommé commandant de la 1ère brigade de la 1ère division de
cavalerie de la garde. En janvier 1822, il devint lieutenant général. Un an auparavant, il
avait été nommé, dans le cabinet Villèle, ministre de la Marine et des colonies. Quelques
jours après avoir quitté le ministère de la Marine, il devint ministre de la Guerre jusqu’en
1828. A l’avènement de Louis-Philippe, il refusa de prêter serment au nouveau régime : il
fut admis à la retraite et rentra dans la vie privée.© Archives & Culture. Reproduction et