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Origine du nom de famille COQUELIN

De
2 pages
COQUELIN

A l’origine — Ce nom aurait surnommé un individu vaniteux comme un coq. Les
Coquelin sont près de 3 500 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers départements
d’implantation sont l’Ille-et-Vilaine, Paris et la Mayenne.
Une dynastie de grands comédiens — Constant Coquelin (1841-1909) dit l’Aîné obtint
le premier prix de comédie du Conservatoire en 1860. La même année, il fit ses grands
débuts à la Comédie-Française dans la pièce Le Dépit amoureux. S’ensuivit une carrière
exceptionnelle de près de trente années durant laquelle Constant Coquelin joua dans tous
les registres. Après avoir quitté la Comédie-Française en 1868, il se lança dans des
tournées mondiales, montant sur scène dans toute l’Europe (1887) et en Amérique (1888-
1889). De retour en France et à la Comédie, il créa les pièces Thermidor et La Mégère
apprivoisée (1891) avant un nouveau départ à l’étranger où il se produisit dans Cyrano de
Bergerac, le chef d’œuvre de son ami Edmond Rostand dont il était l’un des plus grands
spécialistes. Rostand prétendait d’ailleurs que « l’âme de Cyrano était passé dans
Coquelin » ! Vedette du théâtre de boulevard, il connut un succès considérable sur les
planches. L’un de ses grands triomphes fut une nouvelle interprétation de Cyrano à New
York aux côtés de la grande Sarah Bernhard qui campait une Roxane flamboyante.
Parallèlement, il dirigea plusieurs théâtres dont la Gaîté à Paris. Ils s’éteignit au fait de sa
gloire en 1909. Son frère, Ernest Coquelin Cadet ...
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C
OQUELIN
A l’origine —
Ce nom aurait surnommé un individu vaniteux comme un coq. Les
Coquelin sont près de 3 500 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers départements
d’implantation sont l’Ille-et-Vilaine, Paris et la Mayenne.
Une dynastie de grands comédiens
— Constant Coquelin (1841-1909) dit l’Aîné obtint
le premier prix de comédie du Conservatoire en 1860. La même année, il fit ses grands
débuts à la Comédie-Française dans la pièce Le Dépit amoureux. S’ensuivit une carrière
exceptionnelle de près de trente années durant laquelle Constant Coquelin joua dans tous
les registres. Après avoir quitté la Comédie-Française en 1868, il se lança dans des
tournées mondiales, montant sur scène dans toute l’Europe (1887) et en Amérique (1888-
1889). De retour en France et à la Comédie, il créa les pièces Thermidor et La Mégère
apprivoisée (1891) avant un nouveau départ à l’étranger où il se produisit dans Cyrano de
Bergerac, le chef d’œuvre de son ami Edmond Rostand dont il était l’un des plus grands
spécialistes. Rostand prétendait d’ailleurs que « l’âme de Cyrano était passé dans
Coquelin » ! Vedette du théâtre de boulevard, il connut un succès considérable sur les
planches. L’un de ses grands triomphes fut une nouvelle interprétation de Cyrano à New
York aux côtés de la grande Sarah Bernhard qui campait une Roxane flamboyante.
Parallèlement, il dirigea plusieurs théâtres dont la Gaîté à Paris. Ils s’éteignit au fait de sa
gloire en 1909. Son frère, Ernest Coquelin Cadet (1848-1909), se distingua sur les
planches de l’Odéon, de la Comédie-Française et aux Variétés. Il a également publié des
ouvrages humoristiques sous le sobriquet de Pirouette tels que Le monologue moderne
(1881) ou encore Fariboles (1882). Le fils de Coquelin Aîné, Jean-Paul Coquelin reprit le
flambeau avec brio notamment au sein de la Comédie-Française dont il était sociétaire
entre 1890 et 1892. Son fils, Jean-Paul Coquelin, pérennisa la tradition familiale en
reprenant lui-même le rôle de Cyrano.
Une fin héroïque
— Jean Coquelin, né en 1908, était cheminot. Au mois de novembre
1957, il conduisait le train entre Rennes et Saint-Malo. Sur le trajet, un retour de flammes
provoqua un début d’incendie dans la locomotive et les vêtements de Coquelin
commencèrent à prendre feu ! Mais, n’écoutant que son courage, il éteignit d’abord le
sinistre avant qu’il ne se propage à tout le convoi qui transportait cinq cents voyageurs !
C’est ensuite seulement qu’il stoppa les machines et se jeta dans l’herbe, se tordant de
mille douleurs. Ses camarades tentèrent de le secourir, mais ils se brûlèrent à leur tour.
Jean Coquelin mourut de ses blessures quelques jours plus tard. Ses obsèques
solennelles se déroulèrent à Rennes devant une foule considérable et un cortège
d’hommes politiques, de dirigeants de la SNCF et du représentant du ministère du
Transport.
Les Coquelin dans l’histoire
— Signalons en outre : le religieux Francis Coquelin de
Saint-Nicolas, mort en 1672, membre de la Congrégation des Feuillants dont il devint
général en 1654 ; l’avocat et économiste Charles Coquelin(1802-1852), collaborateur des
revues Le Journal des Economistes, Les Annales du Commerce, Le Temps, Le Monde, Le
Droit, Le Libre Echange, La Revue des Deux Mondes, auteur d’un Essai sur la filature
mécanique du lin et du chanvre, Des banques en France (1840), d’un Un nouveau traité
complet de la filature du lin et du chanvre (1846) et Du crédit et des banques (1848) et
directeur de l’édition du Dictionnaire de l’Economie politique (1854) ; le littérateur Louis
Coquelin (1873-145), secrétaire général de la maison Larousse pour laquelle il rédigea de
nombreux articles de dictionnaires ; le navigateur et skippeur Luc Coquelin, né en 1958,
qui emporta la Transat des Alizés et qui finit deuxième de la Route du Rhum en 1998,
avant de gagner la Transcaraïbes 2000 et 2001 ainsi que la course monocoque de la
transat Québec-Saint-Malo 2004, ou encore le tour de la Guadeloupe 2005 ; le peintre Yo
Coquelin, inspiré par les courants symbolistes et visionnaires, qui réalise une œuvre
onirique et imaginaire ; André Coquelin, élu maire de Saint-Etienne-en-Coglès (Ille-et-
Vilaine) en