Origine du nom de famille COURT

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A l’origine — Ce patronyme a été attribué comme surnom à un homme de petite taille.
Court vient de l’ancien français court ou de l’occitan cort, court, bref. On recense
actuellement près de 4 500 Court en France. Ils sont surtout implantés en Haute-Loire, en
Ardèche et dans la Loire.
Un pasteur du désert — Considéré comme le principal restaurateur du protestantisme
en France au XVIIIème siècle, Antoine Court (1695-1760), né à Villeneuve-de-Berg en
Ardèche, tôt orphelin de père, fut élevé par une mère protestante et assista dès son plus
jeune âge aux “assemblées du désert”. En 1715, nommé pasteur de l’église de Nîmes, il
réunit et présida la même année le premier synode clandestin des Eglises des Cévennes
et du Bas-Languedoc, destiné à restaurer la discipline parmi les ministres du Saint-
Evangile et leurs fidèles. C’est au cours d’un de ces synodes du désert, qui avaient
souvent lieu la nuit, qu’il fut consacré pasteur. Chargé d’effectuer de nombreuses courses
apostoliques dans le Sud-Est, il contribua grandement à dissuader les protestants de se
révolter contre le Régent en 1718. Mais, les persécutions contre les protestants ayant
redoublé, Antoine Court vit sa tête mise à prix. Il dut se réfugier à Lausanne et fonda en
1729 un séminaire pour la formation des pasteurs du Dauphiné et du Languedoc qu’il
dirigea jusqu’à sa mort. Ses nombreuses lettres furent publiées dans le Bulletin historique
et littéraire de la Société d’histoire du protestantisme et ses ...
Publié le : vendredi 22 avril 2011
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EAN13 : 9782820687081
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A l’origine —
Ce patronyme a été attribué comme surnom à un homme de petite taille.
Court vient de l’ancien français court ou de l’occitan cort, court, bref. On recense
actuellement près de 4 500 Court en France. Ils sont surtout implantés en Haute-Loire, en
Ardèche et dans la Loire.
Un pasteur du désert —
Considéré comme le principal restaurateur du protestantisme
en France au XVIIIème siècle, Antoine Court (1695-1760), né à Villeneuve-de-Berg en
Ardèche, tôt orphelin de père, fut élevé par une mère protestante et assista dès son plus
jeune âge aux “assemblées du désert”. En 1715, nommé pasteur de l’église de Nîmes, il
réunit et présida la même année le premier synode clandestin des Eglises des Cévennes
et du Bas-Languedoc, destiné à restaurer la discipline parmi les ministres du Saint-
Evangile et leurs fidèles. C’est au cours d’un de ces synodes du désert, qui avaient
souvent lieu la nuit, qu’il fut consacré pasteur. Chargé d’effectuer de nombreuses courses
apostoliques dans le Sud-Est, il contribua grandement à dissuader les protestants de se
révolter contre le Régent en 1718. Mais, les persécutions contre les protestants ayant
redoublé, Antoine Court vit sa tête mise à prix. Il dut se réfugier à Lausanne et fonda en
1729 un séminaire pour la formation des pasteurs du Dauphiné et du Languedoc qu’il
dirigea jusqu’à sa mort. Ses nombreuses lettres furent publiées dans le Bulletin historique
et littéraire de la Société d’histoire du protestantisme et ses manuscrits sont conservés à
la bibliothèque de Genève. Il a par ailleurs rédigé une célèbre Histoire des troubles des
Cévennes ou de la guerre des Camisards sous le règne de Louis le Grand, parue en 1760.
Ses Mémoires (1696-1729) furent en revanche publiées longtemps après sa mort, en
1885.
Une dynastie d’orfèvres —
Le nom de Court était porté à Limoges au XVIème et au
XVIIème siècles par plusieurs orfèvres et émailleurs. Le plus célèbre d’entre eux, Jean
Court, dit Vigier, est mentionné de 1541 à 1564. Parmi ses œuvres connues figurent une
plaque,
actuellement au
musée des arts décoratifs de Berlin,
représentant La
Résurrection et Le Christ devant Pilate, signée et datée de 1556, deux assiettes en
grisaille représentant le mois d’avril et le mois d’octobre, conservées au musée du Louvre,
une coupe à couvercle ornée d’un Triomphe de Diane et des noces de Psyché, de 1556,
faisant partie des collections de la Bibliothèque nationale.
Un pédant achevé —
Claude-Elisée de Court-La Bruyère (1666-1752), enseigne de
vaisseau en 1686, lieutenant de vaisseau en 1688, commandant de l’Agréable en 1693,
passa ensuite sur le Maure faisant partie de la flotte de Jean Bart. En 1695, lors du
bombardement de Dunkerque, il fit preuve de détermination en abordant un brûlot
ennemi et en l’obligeant à s’échouer loin du port où il devait porter l’incendie. Capitaine
de vaisseau, décoré de la croix de Saint-Louis en 1705, il participa l’année suivante à la
levée du siège de Toulon. Il fut nommé chef d’escadre en 1715, lieutenant général des
armées navales et commandeur de Saint-Louis en 1728. Promu vice-amiral en 1750, cet
ancien gouverneur du duc de Chartres est pourtant dit “assez peu estimé comme marin”
par le duc de Luynes dans ses Mémoires, et Saint-Simon porte l’estocade en le qualifiant
de “pédant achevé”.
Guillotiné sous la Terreur —
Le marchand drapier Hugues Court, né en 1759 à Lyon
et y habitant, fut condamné à mort sous la Révolution, après le siège de Lyon, comme
par la commission révolutionnaire de Lyon. Il fut guillotiné en janvier 1794.
Les Court et la Grande Guerre —
De nombreux Court se sont illustrés en 1914-1918.
Mentionnons à titre d’exemple : le capitaine au 5ème régiment d’artillerie de campagne
Désiré-Emile Court, cité à l’ordre de l’armée pour avoir “sa batterie ayant été prise sous
un feu d’artillerie extrêmement violent et sous des feux croisés d’infanterie tirés à cinq
cents mètres, conservé tout son sang-froid et employé toute son énergie à faire tirer sur
les objectifs les plus menaçants jusqu’au moment où il a été
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