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Origine du nom de famille CROZIER

De
2 pages
CROZIER

A l’origine — D’origine méridionale, le nom Crozier a deux étymologies possibles. En tant
que terme topographique, il a sans doute été employé pour désigner un carrefour, et
donc pour nommer la personne résidant à la croisée de deux chemins. En ancien
français, le terme servait également à désigner les barres de fer en forme de croix
permettant l’écartement des mesures de grain. Le patronyme Crozier aurait alors été le
surnom d’un mesureur. On recense environ 1 900 Crozier, très souvent originaires de la
région Rhône-Alpes, puisque leurs trois principaux départements d’implantation sont le
Rhône, la Loire et l’Ardèche.
Aux affaires étrangères… — Deux Crozier sont restés dans l’histoire pour leur brillante
carrière diplomatique. Ainsi, Philippe-Marius Crozier (1857-1913) abandonna une carrière
militaire et intégra la direction des affaires politiques au ministère des Affaires étrangères.
Chef de cabinet dans ce ministère, puis au ministère de l’Intérieur, il fut nommé en 1893
ministre résidant à Luxembourg, puis ministre plénipotentiaire l’année suivante. Il se
distingua ensuite dans sa fonction de directeur du protocole, et comme introducteur des
ambassadeurs. En 1902, il rejoignit Copenhague comme ministre résidant, puis prit la
tête de l’ambassade de Vienne. Diplomate remarqué également, François-Gaspard
Crozier (1864-1936) obtint successivement les postes de consul de Bulgarie, d’Angleterre
et de Liège, avant d’être attaché à la résidence générale de ...
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C
ROZIER
A l’origine —
D’origine méridionale, le nom Crozier a deux étymologies possibles. En tant
que terme topographique, il a sans doute été employé pour désigner un carrefour, et
donc pour nommer la personne résidant à la croisée de deux chemins. En ancien
français, le terme servait également à désigner les barres de fer en forme de croix
permettant l’écartement des mesures de grain. Le patronyme Crozier aurait alors été le
surnom d’un mesureur. On recense environ 1 900 Crozier, très souvent originaires de la
région Rhône-Alpes, puisque leurs trois principaux départements d’implantation sont le
Rhône, la Loire et l’Ardèche.
Aux affaires étrangères… —
Deux Crozier sont restés dans l’histoire pour leur brillante
carrière diplomatique. Ainsi, Philippe-Marius Crozier (1857-1913) abandonna une carrière
militaire et intégra la direction des affaires politiques au ministère des Affaires étrangères.
Chef de cabinet dans ce ministère, puis au ministère de l’Intérieur, il fut nommé en 1893
ministre résidant à Luxembourg, puis ministre plénipotentiaire l’année suivante. Il se
distingua ensuite dans sa fonction de directeur du protocole, et comme introducteur des
ambassadeurs. En 1902, il rejoignit Copenhague comme ministre résidant, puis prit la
tête de l’ambassade de Vienne. Diplomate remarqué également, François-Gaspard
Crozier (1864-1936) obtint successivement les postes de consul de Bulgarie, d’Angleterre
et de Liège, avant d’être attaché à la résidence générale de Madagascar. En 1905, il
obtint le grand prix du Commissariat des colonies, puis fut promu consul général à
Anvers. Il paracheva sa carrière comme ministre plénipotentiaire, attaché commercial
pour les pays d’Europe au ministère des Affaires étrangères.
Des peintres d’outre-manche —
Plusieurs peintres souvent anglo-saxons d’origine
française, se sont distingués par une carrière artistique. Ainsi, Robert Crozier, peintre de
genre, de portraits et de marines, dont les œuvres furent présentées à la Royal Academy
de Londres de 1836 à 1848. Anne-Jane Crozier qui résida à Manchester et exposa de
1868 à 1894 à Londres. Enfin, William Crozier (1893-1930), peintre et sculpteur, élève au
collège d’Art d’Edimbourg fut un disciple d’André Lhote à Paris.
Le théoricien de la société bloquée —
Sociologue des organisations, Michel Crozier,
né dans la Marne en 1922, est directeur de recherches au CNRS depuis 1970. Dès le
début des années 1970, il a mis à jour les blocages structurels de la société française,
ainsi que les forces d’inertie et la dynamique d’enlisement qui menacent de paralysie
toute organisation complexe, dans des travaux qui ont fait date comme La société
bloquée (1970) ou Le phénomène bureaucratique (1971). Parmi ses nombreux autres
ouvrages, on peut mentionner Où va l’administration française ? (1974), L’acteur et le
système : les contraintes de l’action collective (1977), On ne change pas la société par
décret (1979), Le Mal américain (1980), Comment réformer l’Etat ? trois pays, trois
stratégies : Suède, Japon, Etats-Unis (1988), Etat modeste, Etat moderne : stratégies
pour un autre changement (1991), La crise de l’intelligence : essai sur l’impuissance des
élites à se réformer (1995), Quand la France s’ouvrira (2000), ou encore les deux volumes
de son recueil d’articles A quoi sert la sociologie des organisations ? (2000). Conseiller
scientifique au cabinet international du management (SMG) à partir de 1993, il a publié
un
ouvrage
préconisant
L’Entreprise
à
l’écoute
:
apprendre
le
management
postindustriel. Membre de l’Académie des sciences morales et politiques, il a reçu le prix
Tocqueville en 1997.
Une parenté inattendue —
Antoine Pinay, l’ancien président du conseil sous la IVème
République, député, sénateur et conseiller général de la Loire, originaire de Saint-
Symphorien-sur-Coise (Rhône), eut pour tante une Crozier. En 1887, Antoinette-Marie
Crozier (1861-1942), née à Crézieu-le-Marché (Rhône), avait en effet épousé le frère de
sa mère, Laurent Bresson (1859-1921).