//img.uscri.be/pth/33f60fdd22c5d4692737ca3b998677881b9d6ef4
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,50 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Origine du nom de famille CURIE

De
2 pages
CURIE

A l’origine — En ancien français, le terme pouvait désigner une maladie repoussante (et
surnommer ainsi celui qui en était atteint) ou une toiture (et désigner alors un
charpentier). Mais le nom peut aussi dériver du mot écurie : servait-il alors à désigner un
garçon d’écurie ou le propriétaire ? Mystère… Les porteurs du nom Curie sont aujourd’hui
près de 930 en France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont le Doubs,
Paris (par le jeu des migrations récentes) et la Haute-Saône.
Le fameux Pierre Curie… — Le docteur ès sciences Pierre Curie (1859-1906) accéda à
la notoriété scientifique en énonçant la loi de Curie sur la baisse de l’aimantation des
corps paramagnétiques en fonction de la température : il découvrit le « point de Curie »,
température où disparaît l’aimantation du fer et du cobalt. Professeur à l’Ecole de
physique et chimie de Paris, il partagea les travaux de son épouse Marie sur les
rayonnements radioactifs, et améliora les procédés de mesure. En 1900, ils découvrirent
la radioactivité induite et, en 1902, il montra l’existence d’une période correspondant à la
décroissance naturelle du rayonnement. En 1903, il partagea le prix Nobel de physique
avec Marie et avec Henri Becquerel pour leurs travaux sur la radioactivité. Professeur de
physique à la Sorbonne, il fut élu membre de l’Académie des sciences en 1904. Il connut
une fin tragique, renversé par un camion hippomobile.
… et sa non moins fameuse épouse — Marie Curie (1867-1934), ...
Voir plus Voir moins
C
URIE
A l’origine —
En ancien français, le terme pouvait désigner une maladie repoussante (et
surnommer ainsi celui qui en était atteint) ou une toiture (et désigner alors un
charpentier). Mais le nom peut aussi dériver du mot écurie : servait-il alors à désigner un
garçon d’écurie ou le propriétaire ? Mystère… Les porteurs du nom Curie sont aujourd’hui
près de 930 en France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont le Doubs,
Paris (par le jeu des migrations récentes) et la Haute-Saône.
Le fameux Pierre Curie… —
Le docteur ès sciences Pierre Curie (1859-1906) accéda à
la notoriété scientifique en énonçant la loi de Curie sur la baisse de l’aimantation des
corps paramagnétiques en fonction de la température : il découvrit le « point de Curie »,
température où disparaît l’aimantation du fer et du cobalt. Professeur à l’Ecole de
physique et chimie de Paris, il partagea les travaux de son épouse Marie sur les
rayonnements radioactifs, et améliora les procédés de mesure. En 1900, ils découvrirent
la radioactivité induite et, en 1902, il montra l’existence d’une période correspondant à la
décroissance naturelle du rayonnement. En 1903, il partagea le prix Nobel de physique
avec Marie et avec Henri Becquerel pour leurs travaux sur la radioactivité. Professeur de
physique à la Sorbonne, il fut élu membre de l’Académie des sciences en 1904. Il connut
une fin tragique, renversé par un camion hippomobile.
… et sa non moins fameuse épouse —
Marie Curie (1867-1934), née Sklodowski à
Varsovie, reste une héroïne nationale, une figure emblématique de la science et une
pionnière de l’accès des femmes à la recherche scientifique. Après des études dans la
clandestinité à Varsovie, elle arriva à Paris en 1891, et devint docteur et agrégée de
physique. Elle découvrit la radioactivité du thorium, puis émit l’hypothèse qu’un élément
inconnu se trouvait dans le minerai d’uranium. En 1898, Marie Curie et son mari
découvrirent ce nouveau métal, baptisé le polonium, puis le radium. La purification du
radium lui prit quatre ans de travail épuisant avec la manipulation de plusieurs tonnes de
pechblende. Elle succéda à son mari à la chaire de physique à la Sorbonne, et parvint à
isoler le radium métallique, ce qui lui valut un deuxième prix Nobel, de chimie, en 1911.
Elle reste à ce jour le seul scientifique à avoir reçu deux Prix Nobel. A partir de 1912, elle
dirigea la section de physique de l’Institut du radium. Pendant la guerre 1914-1918, avec
sa fille Irène, elle partit sur le front avec des voitures équipées d’appareils à rayons X. En
1921 et en 1929, elle obtint un gramme de radium pur remis par le président des Etats-
Unis à la suite de souscriptions. Gravement malade et presque aveugle, elle décéda d’une
leucémie aiguë, due au contact prolongé avec des substances radioactives. Son apport
dans la compréhension de la radioactivité a été essentiel au progrès de la physique
nucléaire.
Tels parents, telle fille —
Irène Joliot-Curie (1897-1956), fille de Pierre et Marie Curie,
née à Paris, aussi docteur ès sciences, a poursuivi le travail de ses parents. Avec son mari
Frédéric Joliot, elle étudia les propriétés radioactives de différents éléments chimiques à
l’Institut du radium et fut professeur à la Sorbonne. Ils découvrirent la radioactivité
artificielle en 1934 et reçurent le prix Nobel de chimie en 1935. Elle fut aussi sous-
secrétaire d’Etat à l’Education dans le gouvernement du Front populaire en 1936. Ses
travaux sur l’uranium et le thorium permirent d’accélérer la découverte de la fission de
l’uranium, et en 1939, l’équipe dirigée par Frédéric Joliot déposa des brevets sur l’énergie
atomique. Après avoir travaillé à l’installation du centre de recherche d’Orsay, elle décéda
comme sa mère d’une leucémie.
Dans la même famille… —
Jacques Curie (1855-1941), frère de Pierre et docteur en
physique, travailla avec son frère sur les propriétés électriques des cristaux. Ils
découvrirent la piézoélectricité, qui leur valut le prix Planté en 1895, et qui a connu
d’innombrables applications, en particulier dans l’horlogerie électronique. Nommé maître
de conférences en minéralogie à Montpellier en 1883, il publia des ouvrages sur la
géologie