//img.uscri.be/pth/5e4a4c0fb9935f0f0138560b1e0f66b7571db4fc
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,50 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Origine du nom de famille DARBON

De
2 pages
DARBON

A l’origine — Ce patronyme a deux origines possibles. Il peut, en premier lieu, désigner
une personne originaire de la localité d’Arbon (on trouve des lieux de ce nom à la fois en
Haute-Garonne et en Seine-et-Marne). En second lieu, il peut représenter l’ancien occitan
darbon, issu de darbo, taupe ; il aurait alors peut-être servi à caractériser une personne
très brune, comme le pelage de l’animal. On recense 1 200 Darbon en France
aujourd’hui, principalement regroupés dans l’Ain, le Rhône et le Jura.
Une doctrine de l’infini — André Darbon naquit à Bordeaux en 1874. Il poursuivit des
études de lettres, sous la direction des éminents professeurs Durckeim et Hamelin. En
1897, il fut reçu agrégé de philosophie et enseigna aux lycées de Cahors et de
Carcassonne, puis à celui de Bordeaux. L’année 1910 fut celle de la soutenance de ses
deux thèses de doctorat : L’explication mécanique du nominalisme et Le concept du
hasard dans la philosophie de Cournot. Deux ans plus tard, il fut nommé maître de
conférences à la faculté de Rennes. Lors de la Première Guerre mondiale, Darbon
combattit sous le grade de lieutenant d’infanterie, fut blessé, cité et décoré. La paix
revenue, il réintégra, comme professeur cette fois, l’enseignement et exerça à la faculté
de lettres de Bordeaux, dont il fut doyen en 1937, avant de prendre sa retraite en 1942.
Il était devenu en 1930 membre de l’Académie de Bordeaux. Parmi ses œuvres publiées,
une seule l’a été de son vivant. Il s’agit de ...
Voir plus Voir moins
D
ARBON
A l’origine —
Ce patronyme a deux origines possibles. Il peut, en premier lieu, désigner
une personne originaire de la localité d’Arbon (on trouve des lieux de ce nom à la fois en
Haute-Garonne et en Seine-et-Marne). En second lieu, il peut représenter l’ancien occitan
darbon, issu de darbo, taupe ; il aurait alors peut-être servi à caractériser une personne
très brune, comme le pelage de l’animal. On recense 1 200 Darbon en France
aujourd’hui, principalement regroupés dans l’Ain, le Rhône et le Jura.
Une doctrine de l’infini —
André Darbon naquit à Bordeaux en 1874. Il poursuivit des
études de lettres, sous la direction des éminents professeurs Durckeim et Hamelin. En
1897, il fut reçu agrégé de philosophie et enseigna aux lycées de Cahors et de
Carcassonne, puis à celui de Bordeaux. L’année 1910 fut celle de la soutenance de ses
deux thèses de doctorat : L’explication mécanique du nominalisme et Le concept du
hasard dans la philosophie de Cournot. Deux ans plus tard, il fut nommé maître de
conférences à la faculté de Rennes. Lors de la Première Guerre mondiale, Darbon
combattit sous le grade de lieutenant d’infanterie, fut blessé, cité et décoré. La paix
revenue, il réintégra, comme professeur cette fois, l’enseignement et exerça à la faculté
de lettres de Bordeaux, dont il fut doyen en 1937, avant de prendre sa retraite en 1942.
Il était devenu en 1930 membre de l’Académie de Bordeaux. Parmi ses œuvres publiées,
une seule l’a été de son vivant. Il s’agit de l’Essai sur les éléments principaux de la
représentation (1925). Toutes les autres sont posthumes : Etudes spinozistes (1946) ; Une
philosophie de l’expérience (1946) ; La Philosophie des mathématiques (1949) ;
Philosophie de la volonté (1951) ; Une doctrine de l’infini (1951) et Les Catégories de la
modalité (1956).
L’Afrique,
la
chasse,
le
rugby
et
les
majorettes
Deux
universitaires
contemporains, porteurs du patronyme Darbon, se consacrent à l’anthropologie et à
l’ethnologie sociales et culturelles. Spécialiste de l’Afrique sub-saharienne, Dominique
Darbon a livré plusieurs ouvrages concernant les questions identitaires, étatiques et
juridiques qui touchent ce continent. Il a publié en 1988 une étude sur L’administration et
le paysan en Casamance : essai d’anthropologie administrative, qui tente d’explorer, à
partir d’investigations de terrain, la relation entre les sociétés locales de cette région du
Sénégal et la bureaucratie du pays. C’est cependant vers l’Afrique du Sud que semble
s’être tourné plus récemment son intérêt, l’amenant à diriger des publications
nombreuses : en 1995 est paru Ethnicité et nation en Afrique du Sud : imageries
identitaires et enjeux sociaux, recueil d’articles divers s’intéressant à ce pays sous les
angles de l’imaginaire littéraire, des orientations de la lutte nationaliste, des valeurs
afrikaners dans le cadre des identités ethniques, tandis que les deux livres L’Afrique du
Sud, puissance utile (2000) et L’après-Mandela : enjeux sud-africains et régionaux (2001)
dressent des bilans stratégiques et sociaux de cette puissance régionale montante.
Dominique Darbon a encore dirigé, en collaboration avec J. du Bois de Gaudusson,
l’ouvrage La création du droit en Afrique, s’interrogeant sur la spécificité juridique réelle
du droit en Afrique ; enfin, il est l’auteur de La crise de la chasse en France : la fin d’un
monde, essai qui analyse la remise en cause du mode de gestion traditionnel de la chasse
en France par l’émergence de nouveaux acteurs (écologistes, institutions européennes,
pouvoirs nationaux et locaux, partis et associations de chasseurs...).Ethnologue et
chercheur
au
CNRS,
Sébastien
Darbon
s’est
surtout
distingué
par
ses études
sociologiques sur le milieu du rugby, actuellement en pleine mutation, hésitant entre
tradition et modernité depuis l’irruption récente du professionnalisme et de l’argent :
Rugby, mode de vie : ethnographie d’un club, Saint-Vincent-de-Tyrosse (1995) ; Du
rugby dans une ville de foot : le cas singulier du Rugby Club de Marseille ASPTT (1997) ;
Rugby d’ici : une manière d’être au monde (1999). Il a en outre réalisé la première
analyse ethno-sociologique du fait social que constitue le phénomène des majorettes, qui
concerne 30 000 personnes en France (Gradhiva : des jeunes filles toutes simples : album
majorettes de Limoges, 1995).
Les Darbon dans l’histoire —
Parmi les autres porteurs du nom qui ont pu faire parler
d’eux au fil du temps, citons encore : l’écrivain François Darbon, auteur en 1972 d’un
livre paru aux éditions du Mercure de France, L’Itinéraire, et d’un autre ouvrage sorti
chez Denoël, en 1977, La Balle au mur ; Nicolas Darbon, qui a écrit une biographie