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Origine du nom de famille demange

De
2 pages
demange

A l’origine— Ce nom correspond à la forme populaire en Lorraine du nom de baptême
Dominique, qui vient du latin Dominicus, signifiant qui appartient au seigneur, voué au
seigneur, sans doute dans un sens mystique. On trouve aujourd’hui plus de 6 800
Demange en France.
Trois grandes affaires — Edgard Demange (1841-1925), fils d’un chef d’escadron de
cuirassiers, fit ses études de droit et s’inscrivit au barreau de Paris. Dès 1870, il acquit sa
célébrité en défendant le prince Pierre Bonaparte qui avait tué Victor Noir. L’accusé
plaidait la légitime défense, mais l’opinion publique lui était hostile. L’énergie, le ton et la
conviction avec lesquels Demange fit sa brève plaidoirie entraînèrent l’acquittement.
Après la guerre, on retrouva l’avocat dans de grandes affaires criminelles, ou au civil,
dans la défense de Jacquet, auteur d’une caricature de Dumas fils. Et, en 1894, lorsque
Mathieu Dreyfus lui soumit le dossier de son frère Alfred, accusé de trahison, Edgard
Demange, jugeant les éléments de l’accusation très fragiles, décida de défendre le
capitaine. Sa condamnation le choqua fortement, et il déposa au procès de Zola en 1898.
Quand l’affaire fut renvoyée à Rennes, Demange intervint à nouveau, malgré les
menaces et insultes. Troisième dossier, le procès de Caillaux où il convainquit la haute
cour qu’elle pouvait condamner des faits mais non des opinions politiques. Son courage
lui valut la vénération, et il fut réélu au conseil de l’ordre en 1919.
Général ...
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d
emange
A l’origine—
Ce nom correspond à la forme populaire en Lorraine du nom de baptême
Dominique, qui vient du latin Dominicus, signifiant qui appartient au seigneur, voué au
seigneur, sans doute dans un sens mystique. On trouve aujourd’hui plus de 6 800
Demange en France.
Trois grandes affaires —
Edgard Demange (1841-1925), fils d’un chef d’escadron de
cuirassiers, fit ses études de droit et s’inscrivit au barreau de Paris. Dès 1870, il acquit sa
célébrité en défendant le prince Pierre Bonaparte qui avait tué Victor Noir. L’accusé
plaidait la légitime défense, mais l’opinion publique lui était hostile. L’énergie, le ton et la
conviction avec lesquels Demange fit sa brève plaidoirie entraînèrent l’acquittement.
Après la guerre, on retrouva l’avocat dans de grandes affaires criminelles, ou au civil,
dans la défense de Jacquet, auteur d’une caricature de Dumas fils. Et, en 1894, lorsque
Mathieu Dreyfus lui soumit le dossier de son frère Alfred, accusé de trahison, Edgard
Demange, jugeant les éléments de l’accusation très fragiles, décida de défendre le
capitaine. Sa condamnation le choqua fortement, et il déposa au procès de Zola en 1898.
Quand l’affaire fut renvoyée à Rennes, Demange intervint à nouveau, malgré les
menaces et insultes. Troisième dossier, le procès de Caillaux où il convainquit la haute
cour qu’elle pouvait condamner des faits mais non des opinions politiques. Son courage
lui valut la vénération, et il fut réélu au conseil de l’ordre en 1919.
Général de division —
Marie-Georges Demange (1860-1941), polytechnicien breveté
d’état-major, fut nommé officier d’ordonnance du chef d’état-major général de l’armée
en 1898. Deux ans plus tard, il suivit les opérations de la guerre anglo-boer. Après avoir
été officier d’ordonnance du général Duchesne et promu colonel en 1910 puis général de
brigade, il commença la guerre avec un grade temporaire de général de division à la tête
de la 25ème division d’infanterie. Confirmé en 1915, il coordonnait les troupes en Haute-
Alsace, en commandant la région fortifiée de Belfort. Adjoint au général Roques à la fin
de la guerre, le général Demange fut nommé inspecteur général de l’artillerie en 1920 et
fit partie de la commission mixte des travaux publics à partir de 1922.
Brillant combattant de 1914-1918 —
Joseph-Henri-Benjamin Demange (1872-1956),
capitaine d’artillerie en 1906, passa son brevet d’état-major et servit auprès du général
gouverneur de Lyon. En 1914, commandant de batterie, il fut blessé à Guebwiller. Ses
combats s’enchaînèrent : l’Yser, la Champagne, Verdun en 1915, comme chef
d’escadron, la Somme en 1916, l’Aisne, Verdun en 1917 à nouveau, qui lui valut deux
citations. En 1918, il participa à la préparation des offensives sur Thiaucourt et sur la
Seille. Chef d’état-major en 1922, il fut promu colonel en 1924, puis général de brigade
en 1929.
Un tragique destin —
Fils d’Anne-Marie Demange, sœur de Maurice Barrès, Charles
Demange, né à Nancy en 1884, était secrètement jaloux de son oncle dont les succès et
la personnalité le fascinaient. Il embrassa la carrière littéraire et voulait, comme lui, entrer
en politique ; il se prépara aux élections de 1910 souhaitant devenir le plus jeune député.
Attiré par la Grèce, l’Italie, il s’était rendu en Sicile en compagnie de Mme de Noailles et
d’une amie de celle-ci. Eurent-ils une liaison ? La poétesse le démentit. En août 1909,
Anne de Noailles annonçant son passage à Nancy, Demange réserva un appartement et
l’attendit à la gare. La voyageuse ne descendit pas mais accueillit le jeune homme dans
son wagon jusqu’à Sarrebourg. Il lui lut un article ou un discours et revenu aussitôt à
Epinal, prépara un départ pour l’Italie. Sa mère lui fit parvenir des effets ainsi que son
revolver. Au matin du 21 août, son ami Bernardin le trouva mort sur son lit, suicidé. Mme
de Noailles s’opposa plus tard à la publication — envisagée par la mère de Charles qui
tenait à Paris un salon littéraire — de certaines des lettres de son jeune ami.
Les Demange dans l’histoire —
Notons aussi : l’architecte Joseph Demange, mort en
1781, qui recontruisit en 1753 la fontaine de la place de la Carrière à Nancy et établit le
plan des sources et conduites