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Origine du nom de famille didelot

De
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didelot

A l’origine— Ce nom est l’un des diminutifs affectueux, fréquent surtout dans l’Est, de
Didier, nom de baptême et de famille qui représente le nom latin Desiderius ; cet ancien
surnom était formé sur le mot latin desiderium, qui signifie désir et qui, pris dans un sens
mystique, était en faveur chez les premiers chrétiens et en Gaule. En France, on compte
aujourd’hui 3 000 porteurs du patronyme Didelot. On les retrouve principalement en
Meurthe-et-Moselle ainsi qu’en Moselle.
Magistrat d’une rigueur proverbiale — Charles (ou Claude)-Nicolas Didelot (1795-
1856) était le fils d’un riche cultivateur devenu administateur du département des Vosges.
Avocat à Paris et nommé en 1819 substitut du procureur du roi à Beauvais, il fut révoqué
en 1822 pour n’avoir pas combattu le candidat d’opposition à la présidence du tribunal.
Nommé procureur du roi à Beauvais en 1830, il soutint avec pugnacité le régime
autoritaire. Dès avril suivant, il était substitut du procureur du roi près le tribunal de la
Seine et intervint au délicat procès concernant la succession du dernier prince de Condé.
En 1833, il dirigeait l’instruction puis requérait en cour d’assises contre un prêtre interdit
pour avoir créé un “culte catholique français” jugé scandaleux, et ses fidèles. Magistrat
connu pour sa grande rigueur, il devint à partir de 1840 président d’assises à la Cour de
Paris, puis procureur général à Caen. Elu la même année député des Vosges et siégeant
à l’assemblée le 24 février ...
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d
idelot
A l’origine—
Ce nom est l’un des diminutifs affectueux, fréquent surtout dans l’Est, de
Didier, nom de baptême et de famille qui représente le nom latin Desiderius ; cet ancien
surnom était formé sur le mot latin desiderium, qui signifie désir et qui, pris dans un sens
mystique, était en faveur chez les premiers chrétiens et en Gaule. En France, on compte
aujourd’hui 3 000 porteurs du patronyme Didelot. On les retrouve principalement en
Meurthe-et-Moselle ainsi qu’en Moselle.
Magistrat d’une rigueur proverbiale —
Charles (ou Claude)-Nicolas Didelot (1795-
1856) était le fils d’un riche cultivateur devenu administateur du département des Vosges.
Avocat à Paris et nommé en 1819 substitut du procureur du roi à Beauvais, il fut révoqué
en 1822 pour n’avoir pas combattu le candidat d’opposition à la présidence du tribunal.
Nommé procureur du roi à Beauvais en 1830, il soutint avec pugnacité le régime
autoritaire. Dès avril suivant, il était substitut du procureur du roi près le tribunal de la
Seine et intervint au délicat procès concernant la succession du dernier prince de Condé.
En 1833, il dirigeait l’instruction puis requérait en cour d’assises contre un prêtre interdit
pour avoir créé un “culte catholique français” jugé scandaleux, et ses fidèles. Magistrat
connu pour sa grande rigueur, il devint à partir de 1840 président d’assises à la Cour de
Paris, puis procureur général à Caen. Elu la même année député des Vosges et siégeant
à l’assemblée le 24 février 1848, Didelot protégea avec d’autres députés la duchesse
d’Orléans et les princes. Il était, le lendemain, révoqué de la magistrature.
Préfet jusqu’à Louis-Philippe —
Originaire de Lorraine, la famille Didelot prétendait à
la noblesse. En 1769 naissait à Paris François-Charles-Luce Didelot, fils d’un fermier
général et d’Anne de La Pierre. Après avoir travaillé auprès de son père puis dans
l’administration militaire, il fut nommé préfet du Finistère en 1800. Préfet de l’Allier un an
plus tard, il partait aussitôt pour Stuttgart comme ministre plénipotentiaire auprès de
l’Electeur de Wurtemberg. Créé baron de l’Empire en 1811, il fut nommé chambellan de
l’empereur et prit la préfecture du Cher qu’il garda jusqu’aux Cent-Jours. Disgracié en
1815 puis rétabli dans ses fonctions, Didelot se trouva toutefois écarté définitivement de
la vie publique par Louis-Philippe après 1820 et mourut à Passy en 1850.
Sur toutes les mers du monde —
Fils de préfet (voir paragraphe précédent), Octave-
François-Charles Didelot (1812-1886) fit une brillante carrière. Capitaine de frégate en
1846, il partait pour le Brésil où il sut se faire respecter “par son ascendant sur les
autorités de ces pays et sur l’esprit de ses compatriotes”. A partir de 1853, il commanda
plusieurs bâtiments comme capitaine de vaisseau. En 1863, il était promu contre-amiral et
chargé de diriger la division des Antilles, du golfe du Mexique et de l’Amérique du Nord.
En 1870, le gouvernement de la défense nationale l’appela à Toulon en tant que préfet
maritime. Un an plus tard, promu vice-amiral, Didelot prit la préfecture maritime de Brest
puis la présidence du conseil des travaux de la marine avant de passer au cadre de
réserve en 1877.En 1853, le vice-amiral Didelot avait épousé en secondes noces la fille du
général de La Hubaudière. Né de cette union, Charles-François-Edouard, dit Carl, Didelot
(1861-1933) suivit les traces de son père. A vingt-six ans, après avoir pris part aux
campagnes de Tunisie puis du Tonkin, il était lieutenant de vaisseau. Une mission qu’il
mena en 1896 comme officier d’ordonnance en Allemagne, Russie, Suède, Norvège et
Danemark lui valut les félicitations du ministre. En 1901, il était nommé chef d’état-major
d’une des divisions de l’escadre du Nord et, un an plus tard, à l’escadre de la
Méditerranée orientale et du Levant. Il grimpa brillamment les échelons suivants :
capitaine de vaisseau
en
1908,
contre-amiral en
1916,
major-général à Brest,
commandant de l’arsenal de Cherbourg ; en 1917, commandant de la marine et
gouverneur du Havre, vice-amiral en 1920. Le baron Didelot avait été nommé
commandeur de la Légion d’honneur en 1918.