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Origine du nom de famille DRUON

De
2 pages
DRUON

A l’origine — Les Druon, qui dérive sans doute d’un nom de personne d’origine
germanique (Drogo qui signifie à la fois “entrer en campagne” et “conduire la guerre
avec ruse”). sont près de 2 000 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers départements
d’implantation sont le Pas-de-Calais, les Hauts-de-Seine et la Somme.
Le père des rois maudits — Né à Paris en 1918, Maurice Druon étudia au lycée
Michelet de Vanves, à la faculté des lettres de Paris, à l’Ecole des sciences politiques et à
l’Ecole de cavalerie de Saumur, dont il sortit aspirant en 1940. Il participa à la bataille de
la Loire puis rejoignit à Londres les Forces françaises libres et prit part aux émissions de la
BBC avec son oncle Joseph Kessel. Ensemble, ils composèrent les paroles du Chant des
partisans (1943) avant que Maurice Druon ne devînt correspondant de guerre, en 1944
et 1945. Il publia alors l’essai Lettres à un Européen (1944) et un récit de guerre intitulé
La Dernière Brigade (1946). Il triompha ensuite avec sa trilogie La Fin des hommes (1948-
1951), chronique crue sur la grande bourgeoisie de l’entre-deux-guerres. Le premier
tome Les Grandes Familles (1948) fut d’ailleurs récompensé du prix Goncourt. Vinrent
ensuite La Volupté d’être (1954), plaidoyer en faveur de la vie de courtisane, le roman
historique Les Rois maudits (1955-1977), réalisé en sept volumes, et une biographie
d’Alexandre le Grand, en 1958. En 1966, il intégra l’Académie française et en devint
secrétaire perpétuel en ...
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D
RUON
A l’origine
— Les Druon, qui dérive sans doute d’un nom de personne d’origine
germanique (Drogo qui signifie à la fois “entrer en campagne” et “conduire la guerre
avec ruse”). sont près de 2 000 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers départements
d’implantation sont le Pas-de-Calais, les Hauts-de-Seine et la Somme.
Le père des rois maudits —
Né à Paris en 1918, Maurice Druon étudia au lycée
Michelet de Vanves, à la faculté des lettres de Paris, à l’Ecole des sciences politiques et à
l’Ecole de cavalerie de Saumur, dont il sortit aspirant en 1940. Il participa à la bataille de
la Loire puis rejoignit à Londres les Forces françaises libres et prit part aux émissions de la
BBC avec son oncle Joseph Kessel. Ensemble, ils composèrent les paroles du Chant des
partisans (1943) avant que Maurice Druon ne devînt correspondant de guerre, en 1944
et 1945. Il publia alors l’essai Lettres à un Européen (1944) et un récit de guerre intitulé
La Dernière Brigade (1946). Il triompha ensuite avec sa trilogie La Fin des hommes (1948-
1951), chronique crue sur la grande bourgeoisie de l’entre-deux-guerres. Le premier
tome Les Grandes Familles (1948) fut d’ailleurs récompensé du prix Goncourt. Vinrent
ensuite La Volupté d’être (1954), plaidoyer en faveur de la vie de courtisane, le roman
historique Les Rois maudits (1955-1977), réalisé en sept volumes, et une biographie
d’Alexandre le Grand, en 1958. En 1966, il intégra l’Académie française et en devint
secrétaire perpétuel en 1986. Parallèlement à la littérature, il mena une carrière en
politique, comme ministre des Affaires culturelles (1973-1974), député de Paris (1978-
1981) et représentant à l’assemblée des communautés européennes (1979-1980). Il fit
paraître des ouvrages ayant trait à la politique et reçut, en 1966, le prix littéraire prince
Pierre de Monaco pour l’ensemble de son œuvre.
Des artistes du Nord —
Quelques porteurs du patronyme Druon se sont illustrés dans
les arts. Natif de Lille, le peintre de figures N. Druon étudia à l’Ecole de dessin de Lille et
exposa dans cette même ville, en 1776 et 1777. Née à Douai dans le Nord, le peintre de
genre Germaine Druon était membre associée au Salon de la nationale et figura aux
expositions entre 1902 et 1912.
Arras et Rome —
Né en 1836 près d’Arras, ordonné prêtre en 1860, Charles-François
Druon partit à Rome pour y être reçu docteur en théologie. Secrétaire particulier de
l’archevêque de Bourges, il était aussi aumônier des sœurs de la Charité. Chanoine
honoraire en 1862, titulaire en 1869, il était le théologien de l’archevêque de Bourges
pendant le concile du Vatican de 1869-1870. Pendant la guerre contre la Prusse, il se
porta aumônier volontaire dans les armées de la Loire et de l’Est. Vice-secrétaire du
concile provincial du Puy en 1873, il devint camérier d’honneur du pape en 1875,
camérier secret en 1878 puis supérieur de Saint-Louis-des-Français à Rome. Prélat de la
maison de Sa Sainteté, vicaire général honoraire de Perpignan, il était également
chanoine d’honneur de plusieurs diocèses et membre de l’Académie pontificale des
Arcades. Dans l’obligation de quitter Rome, l’ambassade de France se trouvant en
désaccord avec le Saint-Siège (1881), il revint dans le diocèse d’Arras. Il mourut en 1892.
La jeunesse du doyen —
Né en 1819 au Cateau dans le Nord, Henri-Valéry-Marc
Druon étudia au collège de Cambrai. Il se lia avec Albert de Broglie, futur ministre. En
1839, il intégra l’Ecole normale et en sortit agrégé des lettres en 1842, avant d’être
nommé professeur de troisième au collège d’Angers et de Strasbourg. Censeur au lycée
de Nancy en 1849, il exerça les mêmes fonctions à Rennes, à Cahors, à Saint-Omer, à
Châteauroux et à Poitiers. En 1859, il soutint sa thèse de doctorat, Etudes sur la vie et les
œuvres de Synésius, évêque de Ptolémaïs. Il mourut en 1907. Il a publié quelques
romans : La Jeunesse du doyen (1865), Le Remplaçant (1881) ou Michel Roschine
(1901).
L’historien des historiens... —
Pierre-Paul Druon, né en 1745 à Busigny dans le Nord,
entra chez les bénédictins de Saint-Maur et devint prieur de Saint-Germain-des-Prés. Il
collabora au Recueil des