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Origine du nom de famille DUMAY

De
2 pages
DUMAY

A l’origine — Dumay désignait l’habitant du mas (de mansus, terme féodal désignant
une terre exploitée par un seul tenancier, terme usité dans la moitié sud de la France).
Les porteurs du nom Dumay sont aujourd’hui près de 3 050 en France. Leurs trois
premiers départements d’implantation sont le Cher, la Seine-Saint-Denis et la Haute-
Marne.
La Commune du Creusot — Jean-Baptiste Dumay (1841-1926) a été l’âme du
mouvement social au Creusot à l’époque de la Commune. Né au Creusot, tourneur sur
métaux aux usines Schneider, il devint animateur au Cercle d’études sociales du Creusot.
Après la défaite de 1870, il fut nommé président du comité de défense nationale, puis
maire provisoire du Creusot. Il organisa l’agitation ouvrière en un mouvement apparenté
à la Commune de Paris, et sa révocation du poste de maire provoqua une insurrection.
En mars 1871, il fit occuper la mairie par la garde nationale, et proclama la Commune du
Creusot. Elle ne dura qu’une journée, car le préfet fit intervenir l’armée. Dumay dut se
cacher et resta en exil à Genève jusqu’à l’amnistie (Le conseil de guerre l’avait condamné
par contumace aux travaux forcés à perpétuité. Après son retour, il collabora au journal
Le Prolétaire, devint conseiller municipal de Belleville en 1887, député de Paris XXème de
1889 à 1893, puis administrateur de la Bourse du travail de Paris.
Ils ont perdu la tête — Pierre Dumay, né à Troyes en 1748, curé de Dierré-le-Petit
(Aube), fut condamné à mort comme ...
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D
UMAY
A l’origine —
Dumay désignait l’habitant du mas (de mansus, terme féodal désignant
une terre exploitée par un seul tenancier, terme usité dans la moitié sud de la France).
Les porteurs du nom Dumay sont aujourd’hui près de 3 050 en France. Leurs trois
premiers départements d’implantation sont le Cher, la Seine-Saint-Denis et la Haute-
Marne.
La Commune du Creusot —
Jean-Baptiste Dumay (1841-1926) a été l’âme du
mouvement social au Creusot à l’époque de la Commune. Né au Creusot, tourneur sur
métaux aux usines Schneider, il devint animateur au Cercle d’études sociales du Creusot.
Après la défaite de 1870, il fut nommé président du comité de défense nationale, puis
maire provisoire du Creusot. Il organisa l’agitation ouvrière en un mouvement apparenté
à la Commune de Paris, et sa révocation du poste de maire provoqua une insurrection.
En mars 1871, il fit occuper la mairie par la garde nationale, et proclama la Commune du
Creusot. Elle ne dura qu’une journée, car le préfet fit intervenir l’armée. Dumay dut se
cacher et resta en exil à Genève jusqu’à l’amnistie (Le conseil de guerre l’avait condamné
par contumace aux travaux forcés à perpétuité. Après son retour, il collabora au journal
Le Prolétaire, devint conseiller municipal de Belleville en 1887, député de Paris XXème de
1889 à 1893, puis administrateur de la Bourse du travail de Paris.
Ils ont perdu la tête —
Pierre Dumay, né à Troyes en 1748, curé de Dierré-le-Petit
(Aube), fut condamné à mort comme contre-révolutionnaire en 1794 sous la Terreur et
guillotiné. La même année, la mercière Léonarde Dumay, épouse Montaigu, née à
Limoges en 1763, fut guillotinée pour le même motif.
Tout pour la musique… —
Le violoniste Augustin Dumay, né en 1949, a obtenu
plusieurs premiers prix du Conservatoire de Paris, a joué dans les plus grands orchestres
d’Europe et a obtenu plusieurs grands prix du disque. Son frère Pascal Dumay, né en
1956, premier prix de piano du Conservatoire, dirige plusieurs festivals de musique.
Fondateur et directeur général de Campus à l’oreille, directeur de la musique à radio
France, il devint délégué à la musique au ministère de la Culture à partir de 2007.
Les Dumay dans l’histoire —
Citons aussi : Antoine Dumay (1550-1611), né à Beaune,
docteur régent à l’université de Toulouse, conseiller et premier médecin de la reine
Marguerite de Valois en 1590 ; Paul Dumay (1585-1645), né à Toulouse, nommé
conseiller au parlement de Dijon en 1611, poète et traducteur latin qui publia plusieurs
ouvrages ; Louis du May, seigneur de Sallettes, né au début du XVIIème siècle,
protestant, conseiller secrétaire de l’Electeur de Mayence, puis du duc de Wurtemberg,
auteur de plusieurs ouvrages juridiques et politiques ; le peintre François Dumay, qui
travailla à la « Ménagerie de Mademoiselle » à Saint-Cloud au XVIIème siècle ; Victor
Dumay (1798-1849), né à Dijon, avocat et bâtonnier, maire de Dijon de 1838 à 1848, qui
réalisa d’importants travaux dans la ville, dont le gaz d’éclairage, la Caisse d’épargne et
des salles d’asile ; le peintre Pierre Dumay, qui exposa des paysages de Normandie dans
les années 1830 ; le magistrat Gabriel Dumay (1841-1913), né à Talmay (Côte-d’Or), qui
publia plusieurs ouvrages d’histoire de la Bourgogne ; Charles Dumay (1843-1906), né à
Paris, employé au ministère de l’Intérieur, directeur général des cultes et conseiller d’Etat,
anticlérical militant qui se spécialisa dans les tracasseries et le harcèlement des membres
du clergé ; René Dumay (1855-1942), né à Paris, diplômé de l’Ecole polytechnique,
colonel commandant le 5ème régiment d’artillerie en 1908, général de brigade en 1914 ;
Henry Dumay (1867-1935), né à Lyon, professeur puis journaliste aux Etats-Unis, qui
fonda en France le Progrès civique en 1919, puis Le Quotidien qui parut de 1923 à 1929 ;
l’écrivain Raymond Dumay (1916-1999), né à Replonges (Ain), d’abord berger, puis
instituteur et journaliste, qui publia la trilogie de Fannie dans les années 1950 et des
guides du vin dans les années