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Origine du nom de famille ESTIENNE

De
2 pages
ESTIENNE

A l’origine — Ce patronyme provient tout simplement du nom de baptême Etienne, nom
du chef de famille d’origine. La France compte actuellement environ 2 200 porteurs de ce
nom de famille. Leurs trois premiers départements d’implantation sont : les Bouches-du-
Rhône, le Var et, par le jeu des migrations, Paris.
Une famille d’éditeurs et d’imprimeurs — Robert et Henri Estienne furent les
fondateurs d’une célèbre dynastie d’éditeurs et d’imprimeurs. Très tôt, Robert participa
aux productions de l’imprimerie. Grâce à lui, en 1532, paraît la Bible en latin, qui est le
résultat d’une étude comparative de plusieurs ouvrages, comme la Vulgate ancienne.
Humaniste, il fut l’auteur de plusieurs œuvres en latin, notamment du Thesaurus linguae
latinae (1539). Il entretenait des contacts avec ses lecteurs par des catalogues, des
préfaces... Mais ses critiques de la Bible lui firent connaître quelques difficultés avec la
Sorbonne. Il mourut le 7 septembre 1759. Henri, fils aîné de Robert, fit de sérieuses
études. Sa carrière d’éditeur commença tôt et dès 1556, il se chargea de textes de
l’Antiquité. Lui aussi travailla sur plusieurs œuvres en latin. Il donna la première édition
des odes d’Anacréon avant de s’attaquer au vaste labeur philosophique et grammairien
que constitue son ouvrage Trésor de la langue grecque (1572). Un de ses principaux
ouvrages écrit en français fut le Livre de la précellence du langage français (1591), qui
toucha un vaste public.
L’inventeur des ...
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E
STIENNE
A l’origine —
Ce patronyme provient tout simplement du nom de baptême Etienne, nom
du chef de famille d’origine. La France compte actuellement environ 2 200 porteurs de ce
nom de famille. Leurs trois premiers départements d’implantation sont : les Bouches-du-
Rhône, le Var et, par le jeu des migrations, Paris.
Une famille d’éditeurs et d’imprimeurs
— Robert et Henri Estienne furent les
fondateurs d’une célèbre dynastie d’éditeurs et d’imprimeurs. Très tôt, Robert participa
aux productions de l’imprimerie. Grâce à lui, en 1532, paraît la Bible en latin, qui est le
résultat d’une étude comparative de plusieurs ouvrages, comme la Vulgate ancienne.
Humaniste, il fut l’auteur de plusieurs œuvres en latin, notamment du Thesaurus linguae
latinae (1539). Il entretenait des contacts avec ses lecteurs par des catalogues, des
préfaces... Mais ses critiques de la Bible lui firent connaître quelques difficultés avec la
Sorbonne. Il mourut le 7 septembre 1759. Henri, fils aîné de Robert, fit de sérieuses
études. Sa carrière d’éditeur commença tôt et dès 1556, il se chargea de textes de
l’Antiquité. Lui aussi travailla sur plusieurs œuvres en latin. Il donna la première édition
des odes d’Anacréon avant de s’attaquer au vaste labeur philosophique et grammairien
que constitue son ouvrage Trésor de la langue grecque (1572). Un de ses principaux
ouvrages écrit en français fut le Livre de la précellence du langage français (1591), qui
toucha un vaste public.
L’inventeur des blindés de la victoire —
Jean-Baptiste Estienne (1860-1936) fit ses
études à Polytechnique avant d’être affecté au régiment d’artillerie de Vannes. il fut
promu chef d’escadron, puis général de brigade en 1916. Il fut directeur de l’Ecole
d’artillerie de Grenoble. Au cours de la Première Guerre mondiale, il se distingua comme
le principal créateur et théoricien du char de combat. Les différents modèles de chars qui
existaient à l’époque étaient peu sûrs, lourds et lents. Il mit au point un autre char, le
char Renault, plus rapide et plus maniable, qui joua ainsi un rôle majeur dans la victoire.
Le marin martyr de la Résistance—
Honoré d’Estienne d’Orves fit ses études à
Polytechnique. Officier de marine, il embarqua sur plusieurs navires avant de répondre à
l’appel du général de Gaulle et de se mettre au service des forces françaises libres. Mais il
fut trahi par un de ses collaborateurs et dénoncé à la Gestapo. Il fut exécuté le 23 mai
1941, devenant l’un des premiers martyrs de la Résistance et restant encore aujourd’hui
l’un des plus célèbres aux côtés de Jean Moulin, Pierre Brossolette, Gabriel Péri, Guy
Mocquet ou Jacques Bonsergent.
Les Estienne dans l’histoire—
Parmi les Estienne qui se sont signalés au cours des
siècles, on peut citer : plusieurs éditeurs-imprimeurs de la famille de Robert et Henri,
comme Henri, Charles, Robert, François, Paul, Antoine. Citons également : Monsieur
Estienne, maître des ouvrages du roi en Vermandois au XVIème siècle à qui on doit la
restauration de la cathédrale de Sens ; Ambroise Estienne, un dominicain du XVIIème qui
publia plusieurs ouvrages ; Antoine V Estienne, colonel et généalogiste du XVIIIème
siècle ; Claude Estienne, chanoine de la cathédrale de Chartres au XVIIème siècle, Claude
Estienne, pharmacien militaire au début du XIXème siècle ; Guillaume d’Estienne, évêque
de Gap au XIVème siècle ; Henri-Claude d’Estienne, peintre du XIXème siècle ; Jacques
Estienne, oratorien du XVIIème siècle ; Joseph Estienne archiviste contemporain ; Charles
d’Estienne de Chaussegros de Lioux, qui se distingua lors de plusieurs batailles au
XIXème siècle ; François d’Estienne de Saint-Jean, conseiller au parlement ; François
d’Estienne de Saint-Jean de Prunières, évêque de Grasse au XVIIIème siècle ; Henri
d’Estienne de Saint-Jean de Prunières, maréchal de camp au XVIIIème siècle ; Paul
Estienne, administrateur du Crédit immobilier de France à partir de 1999 ; Jean-Pierre
d’Estienne d’Orves, nommé en 2000 directeur des relations parlementaires européennes
et affaires