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Origine du nom de famille FALCON

De
2 pages
FALCON

A l’origine — Ce patronyme provient d’un ancien nom de baptême germanique, Falco,
dont la racine signifiait faucon. Les porteurs du nom Falcon sont aujourd’hui environ
1 270 en France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont la Haute-Loire, la
Haute-Vienne puis, par le jeu des migrations récentes, Paris.
Une voix en or — Marie Cornélie Falcon (1814-1897) était une remarquable tragédienne
lyrique. Cette cantatrice interpréta, entre autres, le rôle de Rachel dans La Juive, et de
Valentine dans Les Huguenots avant de se retirer en 1837. Son nom demeure, encore
aujourd’hui, attaché à un type vocal de soprano dramatique aux riches résonances
graves.
France, Italie, Espagne — Jean-Baptiste Falcon naquit en 1774 au Puy dans la Haute-
Loire. Entré au service en 1792, sous la Révolution, comme volontaire au premier
bataillon de la Haute-Loire, il combattit, en Savoie, sur la « Rivière » de Gênes, devant
Toulon et en Italie. Il fut blessé à la cuisse gauche d’un coup de feu à Arcole en 1796,
mais sa bravoure le fit promouvoir lieutenant sur le champ de bataille par Bonaparte. En
1797, il passa, avec son grade à la légion de Brescia, composée de Lombards. En 1799,
on le retrouve à la troisième demi-brigade cisalpine, avec laquelle il se distingua en
Suisse. Puis, en 1800, à l’affaire de Budene, il pénétra dans les lignes ennemies et fut fait
prisonnier. Servant dans le royaume de Naples, promu capitaine au quatrième régiment
italien en 1806, il fit campagne ...
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F
ALCON
A l’origine —
Ce patronyme provient d’un ancien nom de baptême germanique, Falco,
dont la racine signifiait faucon. Les porteurs du nom Falcon sont aujourd’hui environ
1 270 en France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont la Haute-Loire, la
Haute-Vienne puis, par le jeu des migrations récentes, Paris.
Une voix en or —
Marie Cornélie Falcon (1814-1897) était une remarquable tragédienne
lyrique. Cette cantatrice interpréta, entre autres, le rôle de Rachel dans La Juive, et de
Valentine dans Les Huguenots avant de se retirer en 1837. Son nom demeure, encore
aujourd’hui, attaché à un type vocal de soprano dramatique aux riches résonances
graves.
France, Italie, Espagne —
Jean-Baptiste Falcon naquit en 1774 au Puy dans la Haute-
Loire. Entré au service en 1792, sous la Révolution, comme volontaire au premier
bataillon de la Haute-Loire, il combattit, en Savoie, sur la « Rivière » de Gênes, devant
Toulon et en Italie. Il fut blessé à la cuisse gauche d’un coup de feu à Arcole en 1796,
mais sa bravoure le fit promouvoir lieutenant sur le champ de bataille par Bonaparte. En
1797, il passa, avec son grade à la légion de Brescia, composée de Lombards. En 1799,
on le retrouve à la troisième demi-brigade cisalpine, avec laquelle il se distingua en
Suisse. Puis, en 1800, à l’affaire de Budene, il pénétra dans les lignes ennemies et fut fait
prisonnier. Servant dans le royaume de Naples, promu capitaine au quatrième régiment
italien en 1806, il fit campagne sous Kolberg et Stralsund l’année suivante. Passé à
l’armée d’Espagne en 1808, il demeura dans la péninsule jusqu’en 1808. Il mourut au
Puy en 1835, après des années de carrière plus calmes.
Aux frontières de la fiction —
Né en 1750 à Chapareillan dans l’Isère, Jean-Charles
Falcon reçut, en 1780, l’autorisation d’ouvrir une boutique de livres anciens et tint un
cabinet de lecture. Il prit une part active au mouvement révolutionnaire et publia le
Courrier patriotique, organe des jacobins dont il était le rédacteur principal. Notable de la
commune de Grenoble en 1793, il devint secrétaire puis président de la société populaire
en 1794. C’est à ce titre qu’il publia une adresse aux habitants de Grenoble. Dès 1793, il
avait été signalé à la Convention pour son « apostolat civique révolutionnaire ». Cela lui
valut d’être l’objet de chansons en 1794 et 1795. Suspect, il perdit sa qualité de notable.
Sa boutique fut mise sous surveillance. Le directoire le fit chef de brigade adjoint de la
garde nationale et Bonaparte trouva en lui un admirateur littéraire. D’après Champollion-
Figeac, son cabinet procurait, sous l’Empire, tous les ouvrages ou brochures politiques
pouvant intéresser l’élite. Entre 1792 et 1821, il fit paraître, sous le titre Cabinet politique
et littéraire, plusieurs catalogues de livres et de journaux se trouvant chez lui. On sait qu’il
inspira Stendhal, qui le transposa en Falcoz dans Le Rouge et le noir, célèbre libraire du
roman. Il mourut en 1830.
Venise, Padoue, Séville… —
Des nombreux Falcon ont voué une partie de leur
existence à l’art. Originaire de Venise, le peintre Nicola Falcon était membre de la guilde
de Padoue en 1441. Le peintre Bartolomé Falcon était actif à Séville au XVème siècle. Le
moine franciscain espagnol Carlos Falcon travailla au monastère d’Avangu en Guipúzcoa,
et s’adonnait à la peinture. Enfin, l’artiste peintre Madame de Cimier Falcon devint
sociétaire des artistes français en 1888.
Les Falcon dans l’histoire —
Citons aussi : l’artiste dramatique André Falcon, né en
1924 à Lyon dans le Rhône, premier prix du Conservatoire national d’art dramatique de
Paris, qui a tourné, au sein de la Comédie-Française, dans des pièces telles que Roméo et
Juliette ou Le Soulier de satin ; Louis-Guérin Falcon, maire du Malzieu-Ville (Lozère) en
1671 ; Abel Falcon, maire de Courtois-sur-Yonne (Yonne) de 1945 à 1963 ; etc.