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Origine du nom de famille FAVARD

De
2 pages
FAVARD

A l’origine — Favard était le surnom d’un glouton ! Il vient en effet de l’ancien occitan
colom favard qui désignait le pigeon ramier, grand friand de fèves. Les Favard sont 2 300
en France. Leurs deux premiers départements d’implantation sont la Dordogne et la
Vienne.
Et vive les maths ! — Agrégé ès sciences mathématiques, Jean-Aimé Favard, né à
Peyrat-la-Nonière (Creuse) en 1902, partit en 1924 en Suède comme boursier de la
Fondation Rockfeller. Il y connut le mathématicien Harald Bohr qui eut sur lui une
influence notable. Sa brillante carrière le conduisit à la faculté des sciences de Paris, à la
Sorbonne, à l’école Polytechnique et au Collège de France. Décédé à Grenoble en 1965, il
est inhumé au Peyrat.
Un véritable “ europeintre ” — Antoine Gabriel Favard, né à Lyon en 1829, fit les
Beaux-Arts d’abord de sa ville natale (1844-1850) puis ceux de Paris en 1853. Il exposa
au Salon de 1863 à 1877 de nombreuses aquarelles et des gouaches, d’après les peintres
des écoles italiennes et allemandes, et présenta des scènes de guerre ou bien des sujets
religieux.
Sous la Terreur — Anne Favard, née en 1746 à Clermont-Ferrand, épousa le baron
Pierre André d’Aubière. Deux de leur fils avaient été enrôlés dans les armées
républicaines, l’aîné ayant même obtenu auprès de l’armée une place d’ingénieur
géographe. Mais un troisième, absent depuis plusieurs années, s’était émigré à l’insu de
sa famille : un argument que les ennemis personnels de la famille utilisèrent ...
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F
AVARD
A l’origine —
Favard était le surnom d’un glouton ! Il vient en effet de l’ancien occitan
colom favard qui désignait le pigeon ramier, grand friand de fèves. Les Favard sont 2 300
en France. Leurs deux premiers départements d’implantation sont la Dordogne et la
Vienne.
Et vive les maths ! —
Agrégé ès sciences mathématiques, Jean-Aimé Favard, né à
Peyrat-la-Nonière (Creuse) en 1902, partit en 1924 en Suède comme boursier de la
Fondation Rockfeller. Il y connut le mathématicien Harald Bohr qui eut sur lui une
influence notable. Sa brillante carrière le conduisit à la faculté des sciences de Paris, à la
Sorbonne, à l’école Polytechnique et au Collège de France. Décédé à Grenoble en 1965, il
est inhumé au Peyrat.
Un véritable “ europeintre ” —
Antoine Gabriel Favard, né à Lyon en 1829, fit les
Beaux-Arts d’abord de sa ville natale (1844-1850) puis ceux de Paris en 1853. Il exposa
au Salon de 1863 à 1877 de nombreuses aquarelles et des gouaches, d’après les peintres
des écoles italiennes et allemandes, et présenta des scènes de guerre ou bien des sujets
religieux.
Sous la Terreur —
Anne Favard, née en 1746 à Clermont-Ferrand, épousa le baron
Pierre André d’Aubière. Deux de leur fils avaient été enrôlés dans les armées
républicaines, l’aîné ayant même obtenu auprès de l’armée une place d’ingénieur
géographe. Mais un troisième, absent depuis plusieurs années, s’était émigré à l’insu de
sa famille : un argument que les ennemis personnels de la famille utilisèrent pour
ordonner le séquestre de leurs biens en tant que père et mère d’émigrés. Le baron est
arrêté et fusillé en 1794 à Lyon, après avoir été condamné à mort par la commission
révolutionnaire de la ville. Anne Favard et ses deux filles de quinze et treize ans sont
jetées en prison et c’est Anne Favard elle-même qui plaida sa cause devant le tribunal
révolutionnaire du Puy-de-Dôme.
Un prix à son nom ! —
L’universitaire et chercheur en science Pierre Favard, né en
1931, a une réputation telle qu’un prix portant son nom est désormais attribué
annuellement par la Société française des microscopies aux meilleures thèses de physique
ou de biologie.
Un procureur artiste —
François Favard dit “ Fabius ”, originaire de Limoges, naquit au
château de Lastours, à Rilhac-Lastours. En 1562, il passa son examen de maître ès arts,
licencié in utroque jure. Cet avocat devenu bordelais entra en 1587 au noviciat jésuite de
la province de Lyon. Après un an de régence au collège de Dijon, il fit sa théologie et, en
1600, il devint procureur à Avignon, puis à Lyon où il décéda en 1644. On lui doit la
première biographie de saint Ignace de Loyola.
L’humour noir en dessins —
Claude Favard dit Bonnot, enseigne le pastel et
l’aquarelle à l’École d’Art et à l’École d’Architecture de Grenoble. Jusqu’en 1980, il a
publié des dessins d’humour dans de nombreux ouvrages et revues, tant en France qu’à
l’étranger, et deux albums aux Éditions Glénat. En 1972, il reçoit le Grand Prix de
l’Humour noir à Grandville pour son recueil 60 dessins d’observation faits à la maison. Il a
participé à des expositions collectives en France et à l’étranger.
Un chapelain mort en prison —
Joseph Favard de La Faye, né à Limoges en 1720 était
chapelain du Crucifix et de Saint-Barthémémy de la cathédrale de la ville. En 1763, il
devint chapelain du chapitre de Saint-Astier (Périgord) et représenta celui-ci à
l’Assemblée de 1789. En 1793, il se déclara “ réfractaire ” (c’est-à-dire qu’il refusa de
prêter serment à la constitution civile du clergé) et il fut emprisonné à la Règle, à
Limoges. Libéré en 1794. Il fut à nouveau arrêté en 1795, et mourut en 1798 à La
Visitation de Limoges, qui servait de prison.
Les Favard dans l’histoire —
Citons aussi : Jean Favard, conseiller à la cour de
Cassation, auteur entre autres en 1995 du livre Au cœur de Paris, un palais pour la justice
Charles Favard, sculpteur