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Origine du nom de famille fery

De
2 pages
fery

A l’origine— Le nom Féry correspond à un ancien nom de baptême, lui-même issu d’un
nom de personne d’origine germanique Frideric (composé de frid-, signifiant paix et -ric,
voulant dire puissant). Il y a actuellement en France plus de 2 600 personnes qui portent
ce nom.
Bravoure et fermeté — Michel Féry (1757-1809) était le fils d’un greffier de Châlons-
sur-Marne. A dix-sept ans, il s’engagea dans le régiment de dragons de Monsieur et fut,
à la Révolution, nommé capitaine de la garde nationale de Thauron dans la Creuse. En
1792, à la demande du maréchal Luckner, il rejoignit le 5ème bataillon de volontaires
nationaux de la Marne. De 1793 à 1800, il occupa des postes de commandement dans les
armées de l’Ouest et des Côtes de l’Océan, livrant de nombreux combats en Vendée.
C’est ainsi qu’en 1794, il tua un chef vendéen à Moutiers-les-Mauxfaits, sauvant une
partie de sa colonne. En 1798, dans le Morbihan, il luttait contre les bandes de chouans
et se fit remarquer à la bataille de Grandchamp — qui vit la perte de Cadoudal — le 25
janvier 1800. Après avoir chassé les Anglais débarqués à Quiberon, il eut à faire face à
une grave mutinerie de ses soldats privés de solde ; pour l’exemple, il tua lui-même un
mutin mais reçut trois coups de baïonnette. Sa fermeté et son courage furent
récompensés par Bernadotte qui le promut général de brigade – grade confirmé par
Bonaparte en 1801, après que Féry, à la tête de sa demi-brigade, eut capturé 800
Autrichiens durant la prise ...
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f
ery
A l’origine—
Le nom Féry correspond à un ancien nom de baptême, lui-même issu d’un
nom de personne d’origine germanique Frideric (composé de frid-, signifiant paix et -ric,
voulant dire puissant). Il y a actuellement en France plus de 2 600 personnes qui portent
ce nom.
Bravoure et fermeté —
Michel Féry (1757-1809) était le fils d’un greffier de Châlons-
sur-Marne. A dix-sept ans, il s’engagea dans le régiment de dragons de Monsieur et fut,
à la Révolution, nommé capitaine de la garde nationale de Thauron dans la Creuse. En
1792, à la demande du maréchal Luckner, il rejoignit le 5ème bataillon de volontaires
nationaux de la Marne. De 1793 à 1800, il occupa des postes de commandement dans les
armées de l’Ouest et des Côtes de l’Océan, livrant de nombreux combats en Vendée.
C’est ainsi qu’en 1794, il tua un chef vendéen à Moutiers-les-Mauxfaits, sauvant une
partie de sa colonne. En 1798, dans le Morbihan, il luttait contre les bandes de chouans
et se fit remarquer à la bataille de Grandchamp — qui vit la perte de Cadoudal — le 25
janvier 1800. Après avoir chassé les Anglais débarqués à Quiberon, il eut à faire face à
une grave mutinerie de ses soldats privés de solde ; pour l’exemple, il tua lui-même un
mutin mais reçut trois coups de baïonnette. Sa fermeté et son courage furent
récompensés par Bernadotte qui le promut général de brigade – grade confirmé par
Bonaparte en 1801, après que Féry, à la tête de sa demi-brigade, eut capturé 800
Autrichiens durant la prise de Valeggio en Italie. Plusieurs commandements lui furent
ensuite confiés, dont ceux de Spandau et de Custrin.
Les Féry d’Esclands —
La famille Féry d’Esclands, de marchands d’huile à Draguignan,
avait émigré à l’île Bourbon (la Réunion). C’est là qu’Alphonse Féry d’Esclands naquit en
1837. Titulaire d’une licence en droit, il entrait à la Cour des comptes en 1861 comme
auditeur puis conseiller référendaire. Au cours du siège de Paris en 1870, il commanda
une compagnie de tirailleurs-éclaireurs qu’il avait créée avec d’autres bourgeois, ce qui lui
valut d’être décoré par le général Trochu. Avocat général à la Cour des comptes, puis
conseiller maître, il était lieutenant-colonel successivement au régiment territorial de
Verdun et à celui de Bordeaux. Personnalité riche et originale, Alphonse Féry d’Esclands
était à la fois brillant joueur d’échecs, grand escrimeur, président de la Société des amis
de la Russie et ostréiculteur à ses heures. A la veille de sa mort, pour des raisons restées
obscures, il reçut du pape Léon XIII le titre de duc romain. De son mariage avec
Marianne de Casabianca, fille du ministre, naissait en 1867 à Paris Elie-François-Xavier
Féry d’Esclands. Le jeune homme s’engagea à Bordeaux en 1885 et, sorti de l’école
d’infanterie de Saint-Maixent, fut nommé sous-lieutenant en 1892. Lorsque son père,
alors président de la Société des amis de la Russie, se rendit à Saint-Pétersbourg pour
remettre au tsar Alexandre III une plaque d’or ciselée comportant les noms des quatre-
vingts descendants du tsar Nicolas Ier, le lieutenant l’accompagna. Il fit le récit de cette
mission dans un ouvrage riche d’informations publié en 1901, Une visite française à
l’empereur Alexandre III et à l’armée russe.Le duc Féry d’Esclands avait un frère cadet,
Guillaume-Camille-Marie-Joseph
Féry d’Esclands (1839-1926),
à
l’Ile
Bourbon.
Magistrat, il fut à la fin de sa carrière substitut du procureur général à Riom.
Un officier sorti du rang —
Né à Epernay en 1840, Alfred-Désiré Féry fut reçu
bachelier ès sciences en 1861. Il s’engageait aussitôt et connut une progression rapide.
Blessé à la bataille de Rezonville en août 1870, il fut promu lieutenant, vécut la
capitulation de Metz mais parvint à s’échapper et à rejoindre les rangs français. Après des
engagements
à
Beaune-la-Rolande
et
Villersexel,
il
fut
appelé
comme
officier
d’ordonnance par le général commandant la subdivision de la Loire. Promu capitaine en
1874, reçu à l’Ecole de guerre, il partit pour la Tunisie dans l’état-major du corps
d’occupation puis fut rattaché au 1er corps d’armée à Lille en 1885. Successivement chef
de bataillon, lieutenant-colonel puis colonel en 1896, Féry fut nommé major de la place
de Paris et acheva sa carrière en 1899, ayant été fait