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Origine du nom de famille FLAMANT

De
2 pages
FLAMANT

A l’origine— Voici un patronyme qui désigne tout simplement une personne originaire
des Flandres. La France recense environ 4 000 porteurs du nom Flamant actuellement et
l’Aisne est leur département de plus forte implantation.
Quand l’enfant paraît...— Pierre-René Flamant, né en 1762, était à dix-huit ans
chirurgien aide-major du régiment du Roi-Infanterie alors en garnison à Caen. Il partit
ensuite à Paris suivre les cours de clinique du chirurgien Desault. En 1788, il était
démonstrateur d’anatomie à l’Ecole militaire de Nancy, puis reçu docteur en médecine de
cette faculté. En 1794, il fut envoyé à Strasbourg pour constituer la nouvelle Ecole de
Santé. Non sans mal, il put monter les diverses cliniques. Désigné professeur
d’accouchement à l’école de Strasbourg, Flamant fut maintenu dans cette chaire, qu’il
remplissait d’une manière fort brillante, lors de la création de l’Université en 1808. Il y
demeura jusqu’à son décès en 1833. L’habile professeur a laissé quelques travaux. En
1816, à l’Institut, il lut un Mémoire sur le forceps, instrument qu’il a perfectionné et dont
il a restreint l’usage à des cas assez rares.
Le bon canal — Né à Noyales, dans l’Aisne, en 1839, Alfred-Aimé Flamant sortit de
l’Ecole des ponts et chaussées comme élève ingénieur en novembre 1859. Envoyé à Lille,
il fut attaché à la construction du canal de Roubaix et à des projets de rectification du
cours de la Deûle à Lille et à Armentières. De 1872 à 1876, il professa à l’Institut ...
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F
LAMANT
A l’origine—
Voici un patronyme qui désigne tout simplement une personne originaire
des Flandres. La France recense environ 4 000 porteurs du nom Flamant actuellement et
l’Aisne est leur département de plus forte implantation.
Quand l’enfant paraît...—
Pierre-René Flamant, né en 1762, était à dix-huit ans
chirurgien aide-major du régiment du Roi-Infanterie alors en garnison à Caen. Il partit
ensuite à Paris suivre les cours de clinique du chirurgien Desault. En 1788, il était
démonstrateur d’anatomie à l’Ecole militaire de Nancy, puis reçu docteur en médecine de
cette faculté. En 1794, il fut envoyé à Strasbourg pour constituer la nouvelle Ecole de
Santé. Non sans mal, il put monter les diverses cliniques. Désigné professeur
d’accouchement à l’école de Strasbourg, Flamant fut maintenu dans cette chaire, qu’il
remplissait d’une manière fort brillante, lors de la création de l’Université en 1808. Il y
demeura jusqu’à son décès en 1833. L’habile professeur a laissé quelques travaux. En
1816, à l’Institut, il lut un Mémoire sur le forceps, instrument qu’il a perfectionné et dont
il a restreint l’usage à des cas assez rares.
Le bon canal —
Né à Noyales, dans l’Aisne, en 1839, Alfred-Aimé Flamant sortit de
l’Ecole des ponts et chaussées comme élève ingénieur en novembre 1859. Envoyé à Lille,
il fut attaché à la construction du canal de Roubaix et à des projets de rectification du
cours de la Deûle à Lille et à Armentières. De 1872 à 1876, il professa à l’Institut industriel
du Nord. Devenu ingénieur en 1874, il exerça dans l’arrondissement de Nice où il
s’occupa de routes et de chemins et travailla notamment à la jetée du port de Menton et
au prolongement du môle extérieur de Nice. Rappelé dans le Nord en 1878, il fut chargé,
comme ingénieur en chef, de l’étude du canal que l’on voulait creuser de la Deûle à la
Seine pour acheminer à Paris la houille et les produits manufacturés de la région
industrielle du Nord. L’avant-projet fut publié en 1881-1882 mais le travail ne fut quant à
lui jamais exécuté. Devenu professeur, Flamant fit partie du conseil général des Ponts et
Chaussées, ainsi que du conseil de perfectionnement de l’Ecole. Il mourut au cours de la
Première Guerre mondiale, laissant à la postérité plusieurs ouvrages techniques.
D’étonnantes parentés —
Saviez-vous que Marie-Catherine Flamant, épouse de Joseph
Dupont, est une lointaine ascendante du champion de tennis Henri Cochet, l’un des
“quatre mousquetaires” ?
Victime de la Terreur —
Le marchand de souliers Guillaume-Gilles Flamant, né et
domicilié à Paris, fut condamné à mort comme “fournisseur infidèle” sous la Terreur par
le tribunal révolutionnaire de Paris. Il était âgé de cinquante-sept ans lorsqu’il fut
guillotiné.
Les Flamant dans l’histoire—
Parmi les porteurs du nom qui surent faire parler d’eux
au fil du temps, mentionnons également : le poète dramatique et hagiographe Guillaume
Flamant (1460-1510), chanoine de Langres, curé de Montherie, puis moine à l’abbaye de
Clairvaux ; M. Flamant, auteur de l’Art de se conserver la santé (1692) et d’autres traités
de médecine ; l’officier et mémorialiste Jacques-Hippolyte Flamant (1801-1852) ; le
peintre de portraits et de paysages allemand Alexander Flamant, né en 1836 à Francfort-
sur-le-Main ; Paul-Marie-Jules Flamant (1891-1944), fusillé par les Allemands, général de
brigade à titre posthume ; le peintre Charles Flamant, membre de la Société des Artistes
français à partir de 1922 ; Andrée Flamant-Ducany-Gide, artiste peintre qui exposa à
Paris à partir de 1923 ; l’acteur Georges Flamant, particulièrement présent à l’écran entre
1931 et 1959 ; Maurice Flamant, né à Tunis en 1924, professeur émérite, auteur de
nombreux articles et ouvrages sur l’économie régionale et l’aménagement du territoire,
les moyens collectifs d’information,
l’environnement
et
les loisirs,
et
la
théorie
économique ; etc.
Autres noms de même signification :
Flamain (260, Ardennes), Flaman (150, Seine-
Maritime), Flamand (3 200, Nord), Flamen (300, Nord), Flament