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Origine du nom de famille FLANDIN

De
2 pages
FLANDIN

A l’origine — Ce nom de famille peut évoquer une personne originaire de Flandres. Mais
il peut aussi dériver de l’ancien adjectif flandrin (fluet, mince) et caractériser alors la taille
élancée de l’ancêtre initial. Les porteurs du nom sont aujourd’hui 2 030 en France. Leurs
trois premiers départements d’implantation sont le Gard, le Var, et l’Isère.
L’agent du pape — Guignon Flandin fut au péril de sa vie l’agent du pape d’Avignon
Benoît XIII dans sa lutte contre le pape de Rome. Il cumula de nombreux titres
ecclésiastiques : archidiacre d’Albi, chanoine de Bayeux et du Puy, prévôt de Liège, prieur
de Chambon… et devint surtout régent de l’université de Toulouse. En 1402, il mena une
mission auprès du roi de France en faveur de Benoît XIII, et en 1404, Charles VI
convaincu par ses arguments, le chargea de plaider cette même cause auprès des Génois
et des Florentins. En 1406, menant une nouvelle mission à Paris, il fut accusé par l’avocat
du roi d’hérésie et de lèse-majesté et dut s’enfuir. En 1407, il parvint à ramener la ville de
Liège en faveur de Benoît XIII. Mais en 1409, le concile de Paris condamna Benoît XIII et
Guignon Flandin, et ce dernier perdit son poste de chapelain de Saint-Etienne de
Toulouse. Il suivit le pape dans son exil à Peniscola en Espagne et obtint la faveur du roi
d’Aragon qui lui donna la jouissance de plusieurs châteaux jusqu’à sa mort à Barcelone
en 1421.
La politique dans le sang — Pierre-Etienne Flandin (1889-1958), fils du député ...
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F
LANDIN
A l’origine —
Ce nom de famille peut évoquer une personne originaire de Flandres. Mais
il peut aussi dériver de l’ancien adjectif flandrin (fluet, mince) et caractériser alors la taille
élancée de l’ancêtre initial. Les porteurs du nom sont aujourd’hui 2 030 en France. Leurs
trois premiers départements d’implantation sont le Gard, le Var, et l’Isère.
L’agent du pape —
Guignon Flandin fut au péril de sa vie l’agent du pape d’Avignon
Benoît XIII dans sa lutte contre le pape de Rome. Il cumula de nombreux titres
ecclésiastiques : archidiacre d’Albi, chanoine de Bayeux et du Puy, prévôt de Liège, prieur
de Chambon… et devint surtout régent de l’université de Toulouse. En 1402, il mena une
mission auprès du roi de France en faveur de Benoît XIII, et en 1404, Charles VI
convaincu par ses arguments, le chargea de plaider cette même cause auprès des Génois
et des Florentins. En 1406, menant une nouvelle mission à Paris, il fut accusé par l’avocat
du roi d’hérésie et de lèse-majesté et dut s’enfuir. En 1407, il parvint à ramener la ville de
Liège en faveur de Benoît XIII. Mais en 1409, le concile de Paris condamna Benoît XIII et
Guignon Flandin, et ce dernier perdit son poste de chapelain de Saint-Etienne de
Toulouse. Il suivit le pape dans son exil à Peniscola en Espagne et obtint la faveur du roi
d’Aragon qui lui donna la jouissance de plusieurs châteaux jusqu’à sa mort à Barcelone
en 1421.
La politique dans le sang —
Pierre-Etienne Flandin (1889-1958), fils du député Etienne
Flandin et issu d’une lignée de parlementaires bourguignons, devint avocat et se lança lui
aussi dans la politique. Député de l’Yonne à vingt-cinq ans, en 1914, et constamment
réélu, il devint pilote de guerre, puis fut appelé au ministère de la Guerre en 1915. Il
devint sous-secrétaire d’Etat à l’aéronautique en 1920. Chef de l’Alliance démocratique à
la Chambre des députés, il fut plusieurs fois ministre à partir de 1924 : ministre du
Commerce, de l’Industrie, des Finances, puis président du Conseil c’est-à-dire chef de
l’Etat de novembre 1934 à mai 1935. Ministre des Affaires étrangères en 1936, il s’opposa
à la mobilisation de l’armée, suite à la réoccupation de la Rhénanie par Hitler, et fut
écarté du pouvoir jusqu’en 1940. Il approuva les accords de Munich en 1938. Il fit partie
du gouvernement de Vichy où il succéda à Laval de décembre 1940 à juillet 1941. Il en
fut exclu à la demande des autorités allemandes. Parti en Algérie en octobre 1942, il y fut
arrêté en décembre 1943 par le Comité de libération nationale. Il quitta la politique. En
1946, il fut condamné à cinq ans d’indignité nationale, mais dispensé de peine pour
services rendus à la cause des alliés.
Militant et résistant
— Une rue de Lyon porte encore le nom de Maurice Flandin. Né
en 1900 à Tenay (Ain), cet ouvrier métallurgiste à Lyon, militant de la CGT, mena les
grèves de 1936 aux aciéries de Longwy. Membre du Parti communiste depuis 1934, il se
consacra au développement du journal régional La voix du peuple. Mobilisé en 1939, il fut
arrêté dès sa démobilisation pour menées anticoloniales, et condamné à six mois de
prison, puis placé en résidence forcée à Aiguebelette. Malgré la surveillance dont il faisait
l’objet, il participa en 1942 et 1943 aux actions de résistance des Franc-Tireurs et
Partisans français dont il commanda le 1er bataillon de Haute-Savoie. Cerné avec son
groupe armé en 1944 dans le village de Feternes, il fut arrêté et transféré à l’hôtel
Savoie-Léman à Thonon, occupé par la Milice. Torturé sous les yeux de sa femme,
arrêtée en même temps que lui, il l’encourageait tandis que ses tortionnaires lui brisaient
les côtes à coups de barres de fer. Couvert de brûlures et le crâne défoncé, il mourut le
21 février 1944.
Les Flandin dans l’histoire —
Citons aussi : l’avocat Louis Flandin (1804-1877),
membre de l’Assemblée législative en 1849, conseiller d’Etat de Napoléon III ; Paul
Flandin (1840-1922), avocat puis procureur général à Paris ; l’homme politique Etienne
Flandin (1853-1922), député républicain de 1893 à 1909, auteur d’ouvrages historiques
comme La révolution française et l’enseignement supérieur en 1880 ; le peintre et
archéologue Eugène-Napoléon Flandin (1809-1876), qui accompagna l’armée française
en Algérie en 1837, et qui accomplit de remarquables missions en Iran en