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Origine du nom de famille FOSSÉ

De
2 pages
F O S S É

A l’origine — Ces patronymes rappellent tout simplement que la maison initiale était
entourée d’un fossé. Les Fosse (ou Fossé) sont près de 6 200 aujourd’hui. Leurs trois
premiers départements d’implantation sont la Seine-Maritime, le Nord et Paris.
La famille Du Fossé — Cette famille de Rouen s’illustra dans les armes et la
magistrature. Pierre Thomas du Fossé, né à Rouen en 1634, étudia les lettres et la
théologie à Port-Royal. Installé à Paris après la condamnation de Port-Royal, il se consacra
désormais à l’interprétation et à la traduction des textes sacrés. Arrêté cependant comme
janséniste, il resta enfermé quelques mois à la Bastille, puis reçut l’ordre de se retirer sur
ses terres en Normandie. Il y acheva la traduction de la Bible commencée par de Sacy.
L’un de ses parents, Augustin-François Thomas du Fossé (1750-1834) était le fils d’un
conseiller au parlement de Normandie. Il souhaitait embrasser la carrière des armes, mais
son père l’obligea à devenir magistrat. Il souhaitait épouser une demoiselle Coquerel,
orpheline, alors que son père souhaitait pour lui un riche mariage… Tout cela se finit par
une union clandestine enregistrée en Angleterre en 1772. Le couple ne put rentrer en
France qu’à la mort du père, en 1787, car leur arrestation avait été décrétée, ainsi que la
nullité de leur mariage ! Du Fossé fit reconnaître en 1789 devant les tribunaux la validité
de son mariage, en échange de l’abandon de son droit d’aînesse. Il remplit ensuite ...
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F
OSSÉ
OSSÉ
A l’origine —
Ces patronymes rappellent tout simplement que la maison initiale était
entourée d’un fossé. Les Fosse (ou Fossé) sont près de 6 200 aujourd’hui. Leurs trois
premiers départements d’implantation sont la Seine-Maritime, le Nord et Paris.
La famille Du Fossé —
Cette famille de Rouen s’illustra dans les armes et la
magistrature. Pierre Thomas du Fossé, né à Rouen en 1634, étudia les lettres et la
théologie à Port-Royal. Installé à Paris après la condamnation de Port-Royal, il se consacra
désormais à l’interprétation et à la traduction des textes sacrés. Arrêté cependant comme
janséniste, il resta enfermé quelques mois à la Bastille, puis reçut l’ordre de se retirer sur
ses terres en Normandie. Il y acheva la traduction de la Bible commencée par de Sacy.
L’un de ses parents, Augustin-François Thomas du Fossé (1750-1834) était le fils d’un
conseiller au parlement de Normandie. Il souhaitait embrasser la carrière des armes, mais
son père l’obligea à devenir magistrat. Il souhaitait épouser une demoiselle Coquerel,
orpheline, alors que son père souhaitait pour lui un riche mariage… Tout cela se finit par
une union clandestine enregistrée en Angleterre en 1772. Le couple ne put rentrer en
France qu’à la mort du père, en 1787, car leur arrestation avait été décrétée, ainsi que la
nullité de leur mariage ! Du Fossé fit reconnaître en 1789 devant les tribunaux la validité
de son mariage, en échange de l’abandon de son droit d’aînesse. Il remplit ensuite des
fonctions publiques pour son département et devint membre de la Société d’émulation en
1807.
Evêques de Castres d’oncle en neveu —
Jusqu’où peut aller la similitude ? Jean de
Fossé (1553-1632) fut chanoine de Toulouse et doyen de la faculté de théologie de Paris
avant de devenir évêque de Castres en 1584. Son successeur ? Son neveu, même famille,
même nom, même prénom : Jean de Fossé prit la suite jusqu’à son propre décès en
1654.
Sur le front —
Plusieurs porteurs du nom ont choisi la carrière des armes, comme :
Charles-Louis-Edouard Fossé (1734-1812), soldat sous l’Ancien Régime, promu lieutenant-
colonel sous la Révolution, auteur de nombreux ouvrages d’instruction militaire, dont
certains furent mis à la disposition des élèves de l’Ecole d’état-major à partir de 1830 ; le
colonel et saint-cyrien Alexis Fossé, né en 1791, qui participa aux dernières campagnes
du Premier Empire et fut mis à la retraite d’office au début du second, pour ses
sympathies politiques envers les opposants, auteur de quelques poèmes publiés à
Rouen ; etc.
Coup d’œil et burin —
Le sculpteur Athanase Fossé (1851-1923) exposa des bustes et
des médaillons au Salon à partir de 1876. Un autre porteur du nom, Désiré-Célestin Fosse
(1862-1913) exposa à partir de 1882 des bustes en plâtre et en terre cuite, parfois en
marbre ou en bronze.
Les Fossé d’Arcosse —
Charlemagne-Ferdinand Fossé d’Arcosse (1780-1864) était
conseiller référendaire à la cour des Comptes, en même temps qu’un collectionneur
réputé d’œuvres d’art. Son fils Emilien (1810-1887) dirigea quelque temps l’imprimerie
Didot puis acquit une imprimerie à Soissons, qui publia de nombreux livres et le quotidien
local. Conseiller municipal, juge au tribunal de commerce, Emilien devint aussi président
du Comité archéologique soissonnais. L’entreprise familiale fut poursuivie par son fils
René (1839-1899) puis son petit-fils André. Frère de René, Maxime Fossé d’Arcosse devint
magistrat.
Les Fosse ou Fossé dans l’histoire —
Citons aussi : Auguste Fosse, dessinateur du
vieux Rouen, décédé en 1890 ; l’avocat et préfet Chrysostome-Eugène Fosse (1852-
1935), auteur d’un ouvrage sur les Assurances mutuelles ; Henriette Fosse, auteur dans
les années 1870-1880 de nombreux petits romans pour les enfants ; le pharmacien et
chercheur Richard-Jules Fosse (1870-1949), professeur de chimie à la faculté de Lille, qui
découvrit le dinaphtopyranol et se spécialisa dans l’étude de l’azote ; Roger Fosse (1920-
1996), président du conseil régional de