//img.uscri.be/pth/15b217e37e49ac66da9dae426997ba9070c8f634
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,50 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Origine du nom de famille Franc

De
2 pages
Franc

A l’origine— Franc vient d’un nom de personne d’origine germanique Franco, dont la
racine représente le nom du peuple franc. Il y a 3 600 Franc en France aujourd’hui.
Le maître de chant — Guillaume Franc, né à Lausanne en 1505, créa une école de
musique à Genève et fut nommé chantre de l’église et maître de chant au collège. En
1545, il fut appelé à Lausanne pour y exercer les mêmes fonctions, que son fils Samuel
reprendra à sa mort en 1570. Il publia en 1565 Les psaumes mis en rimes françaises par
C. Marot et Th. de Bèze avec le chant de l’église de Lausanne et composa lui-même
certaines des mélodies les accompagnant.
La cécité développe la vie intérieure — Antoine Franc (1669-1744), fils d’un
professeur de l’université d’Aix-en-Provence, entra chez les jésuites après des études de
philosophie, étudia la théologie à Avignon de 1695 à 1700, puis fut envoyé à Paray-le-
Monial, au séminaire royal de Toulon, au collège de Chalon-sur-Saône puis à Apt où en
1713, il fut nommé supérieur du grand séminaire. Atteint de cécité, il se retira quelques
années plus tard à Avignon. Il y approfondit sa réflexion et sa vie intérieure et, fort de sa
dévotion au Coeur de Jésus, il écrivit un petit ouvrage promis à un grand succès :
Méthode pratique pour converser avec Dieu. Ce livre fit l’objet de huit éditions en français
du vivant de l’auteur et de treize ensuite auxquelles s’ajoutèrent des versions allemandes,
espagnoles, italiennes et une flamande. Cet opuscule qui se voulait ...
Voir plus Voir moins
F
ranc
A l’origine—
Franc vient d’un nom de personne d’origine germanique Franco, dont la
racine représente le nom du peuple franc. Il y a 3 600 Franc en France aujourd’hui.
Le maître de chant —
Guillaume Franc, né à Lausanne en 1505, créa une école de
musique à Genève et fut nommé chantre de l’église et maître de chant au collège. En
1545, il fut appelé à Lausanne pour y exercer les mêmes fonctions, que son fils Samuel
reprendra à sa mort en 1570. Il publia en 1565 Les psaumes mis en rimes françaises par
C. Marot et Th. de Bèze avec le chant de l’église de Lausanne et composa lui-même
certaines des mélodies les accompagnant.
La cécité développe la vie intérieure —
Antoine Franc (1669-1744), fils d’un
professeur de l’université d’Aix-en-Provence, entra chez les jésuites après des études de
philosophie, étudia la théologie à Avignon de 1695 à 1700, puis fut envoyé à Paray-le-
Monial, au séminaire royal de Toulon, au collège de Chalon-sur-Saône puis à Apt où en
1713, il fut nommé supérieur du grand séminaire. Atteint de cécité, il se retira quelques
années plus tard à Avignon. Il y approfondit sa réflexion et sa vie intérieure et, fort de sa
dévotion au Coeur de Jésus, il écrivit un petit ouvrage promis à un grand succès :
Méthode pratique pour converser avec Dieu. Ce livre fit l’objet de huit éditions en français
du vivant de l’auteur et de treize ensuite auxquelles s’ajoutèrent des versions allemandes,
espagnoles, italiennes et une flamande. Cet opuscule qui se voulait un ouvrage pratique
démontrant que “la conversation avec Dieu est un exercice doux, aisé” était encore cité
comme référence au début du XXème siècle.
Le médecin d’Ibrahim-Pacha —
Joachim Franc (1805-1885) était fils d’un Grec ou
d’un homme de religion orthodoxe né à Smyrne, venu à Montpellier où il s’était marié,
puis installé en Catalogne où il mourut quand Joachim avait un an. De nom Nicolaï, son
père était surnommé Franco. Joachim Franc vint dans le pays de sa mère et fit ses études
de médecine à Montpellier. Il soutint sa thèse de doctorat en 1835 (Nouvelle méthode
d’extraire la pierre par-dessus le pubis), puis se présenta à l’agrégation en 1836. Il
travailla avec Lallemand, chirurgien célèbre qui soignait le vice-roi d’Egypte, Ibrahim-
Pacha, atteint d’une maladie de la vessie, et le soigna à son tour au Caire comme premier
médecin durant quatre ans. C’est à Montpellier qu’il termina ensuite sa carrière.
De Legrand à Franc-Nohain —
C’est sous le pseudonyme de Franc-Nohain que
Maurice-Etienne Legrand (1873-1934), originaire de la Nièvre, bâtit sa notoriété – le nom
de Nohain étant emprunté à une petite rivière affluent de la Loire. Bien qu’historien et
juriste de formation et après des débuts dans l’administration préfectorale, Franc-Nohain
était avant tout un écrivain. Camarade de lycée de Pierre Louÿs, il commença sa carrière
littéraire en 1894 par des poèmes “amorphes”, puis écrivit des pièces de théâtre, des
opéras-bouffes, des romans, des chroniques ; la liste de ses publications montre la
diversité de ses talents. Il toucha à la critique littéraire et dramatique, entre autres à
L’Echo de Paris. Après la guerre de 1914-1918, durant laquelle il s’engagea, il reprit la
plume comme moraliste et comme poète et retrouva L’Echo de Paris dont il fut nommé
secrétaire général. Franc-Nohain eut deux fils, tous deux célèbres également sous un
pseudonyme : l’écrivain Jean Nohain et l’acteur Claude Dauphin.
Quelques parentés inattendues —
Le champion olympique de ski Franck Piccard
compte parmi ses ancêtres une Savoyarde d’Hauteluce, Cécile Franc-Carmetrand. Quant
à Anaïs Franc (1803-1849), fille de l’hôtelier de Sommières Jacques Franc (1770-1845),
elle est l’arrière-grand-mère de l’académicien Jacques de Lacretelle. Citons aussi Blanche
Franc de Ferrière (1859-1940), épouse de l’écrivain Pierre Loti.
Les Franc dans l’histoire —
Citons aussi : Jean-Louis de Franc d’Anglure (1741-1814),
fils d’un chambellan du duc de Lorraine, aide de camp en