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Origine du nom de famille GASTINEL

De
2 pages
GASTINEL

A l’origine — Gastinel peut venir d’un ancien nom de baptême d’origine latine, Castinus,
que l’on retrouve aussi dans plusieurs noms de lieux comme Saint-Castin. Mais une
gastine était en ancien français une terre en friche. Le nom a donc pu être attribué à une
personne vivant sur un domaine en friche, sans culture, ou dans un lieu de ce nom
(plusieurs villages et hameaux de ce nom en Mayenne, dans la Sarthe, en Charente et
Charente-Maritime, dans l’Eure-et-Loir, la Vienne, l’Indre, l’Orne…). Les porteurs du nom
Gastinel sont aujourd’hui près de 560 en France. Leurs trois premiers départements
d’implantation sont le Var, les Alpes-de-Haute-Provence et la Seine-Maritime.
Un meurtrier de Jeanne d’Arc — Gilles Gastinel, né en Normandie, licencié en droit en
1418, collaborateur empressé de l’occupant anglais, obtint plusieurs postes
ecclésiastiques et fut appelé à siéger au Conseil royal en 1424. Sa fidélité sans faille aux
Anglais lui valut de compter parmi les juges au procès de Jeanne d’Arc. Il intervint
plusieurs fois à son encontre lors des audiences, la déclara relapse et hérétique et la
regarda brûler sur le bûcher le 30 mai 1431. Il ne fut jamais inquiété pour sa
participation à ce procès inique et mourut tranquillement en 1440.
Maladies infectieuses — Pierre Gastinel (1884-1963), né à Rémalard (Orne), médecin
en 1913 et agrégé de médecine en 1929, lança la technique de la sérologie virale par des
travaux sur le sérodiagnostic de la variole et étudia ...
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G
ASTINEL
A l’origine —
Gastinel peut venir d’un ancien nom de baptême d’origine latine, Castinus,
que l’on retrouve aussi dans plusieurs noms de lieux comme Saint-Castin. Mais une
gastine était en ancien français une terre en friche. Le nom a donc pu être attribué à une
personne vivant sur un domaine en friche, sans culture, ou dans un lieu de ce nom
(plusieurs villages et hameaux de ce nom en Mayenne, dans la Sarthe, en Charente et
Charente-Maritime, dans l’Eure-et-Loir, la Vienne, l’Indre, l’Orne…). Les porteurs du nom
Gastinel sont aujourd’hui près de 560 en France. Leurs trois premiers départements
d’implantation sont le Var, les Alpes-de-Haute-Provence et la Seine-Maritime.
Un meurtrier de Jeanne d’Arc —
Gilles Gastinel, né en Normandie, licencié en droit en
1418,
collaborateur
empressé
de
l’occupant
anglais,
obtint
plusieurs
postes
ecclésiastiques et fut appelé à siéger au Conseil royal en 1424. Sa fidélité sans faille aux
Anglais lui valut de compter parmi les juges au procès de Jeanne d’Arc. Il intervint
plusieurs fois à son encontre lors des audiences, la déclara relapse et hérétique et la
regarda brûler sur le bûcher le 30 mai 1431. Il ne fut jamais inquiété pour sa
participation à ce procès inique et mourut tranquillement en 1440.
Maladies infectieuses —
Pierre Gastinel (1884-1963), né à Rémalard (Orne), médecin
en 1913 et agrégé de médecine en 1929, lança la technique de la sérologie virale par des
travaux sur le sérodiagnostic de la variole et étudia ensuite les infections dues à
différentes bactéries, dont la peste et le typhus. Nommé professeur de bactériologie en
1942, il travailla sur la tuberculose et la syphilis et devint directeur scientifique du
laboratoire de virologie à l’Institut Alfred-Fournier en 1955. Reçu en 1949 à l’Académie de
médecine, il fut nommé commandeur de la Légion d’honneur et devint président de la
Société française de microbiologie.
Entrés en religion —
Plusieurs Gastinel consacrèrent leur vie à Dieu : Mitre Gastinel,
abbé du Thoronet, puis de Fossanuova au XVème siècle, nommé évêque de Sisteron en
1437 ; Jean-Antoine Gastinel (1735-1822), curé de Seyssuel, favorable à la Révolution,
nommé grand vicaire constitutionnel du diocèse de Grenoble en 1791, puis recteur du
Cheylas ; Jean-Baptiste Gastinel, né à Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence) en 1754,
religieux dans la Congrégation de la doctrine chrétienne jusqu’à la Révolution, puis
commissaire des guerres qui prit part à la campagne de Hollande en 1794-1795, fut
réformé en 1801 et publia divers ouvrages, dont une Ode aux Français sur la guerre
présente (1803).
Les Gastinel dans l’histoire —
Citons aussi : le peintre Jean-Claude Gastinel, qui
remporta le second prix de l’Académie royale de Paris en 1758 ; Augustin Gastinel, marin
au Havre (Seine-Maritime), condamné à mort comme contre-révolutionnaire en 1794,
sous la Terreur, et guillotiné ; Léon Gastinel (1823-1906), né à Villers-les-Pots (Côte-d’Or),
Grand Prix de Rome de musique en 1846, qui composa et fit jouer de nombreuses
œuvres, dont des oratorios, symphonies, opérettes et un opéra, Le barde, représenté en
1896 ; l’architecte Henri Gastinel, né à Toulon en 1887, qui réalisa de nombreux édifices
de Toulon, dont des écoles, villas, bâtiments industriels et immeubles de rapport ; Jean-
Pierre Gastinel, né au Havre (Seine-Maritime) en 1939, diplômé de l’IEP Paris et de l’ENA,
qui a mené une carrière à la Cour des comptes, est devenu président de chambre en
2001 et président du comité de liaison des chambres régionales des comptes en 2004 ;
Hervé Gastinel, né à Guérande (Loire-Atlantique) en 1966, diplômé de l’Essec, de l’IEP
Paris et de l’ENA, inspecteur des Finances qui a pantouflé au groupe Saint-Gobain,
nommé Pdg de Saint-Gobain Terreal en 2003 ; la violoncelliste Anne Gastinel, née à
Tassin (Rhône) en 1971, professeur au Conservatoire de Lyon dont elle est diplômée, qui
a donné de nombreux concerts en France et à l’étranger et a reçu plusieurs prix
internationaux ; etc.