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Origine du nom de famille GIBERT

De
2 pages
GIBERT

A l’origine — Le patronyme Gibert est la forme contractée de Gilbert qui dérive d’un
nom de baptême d’origine germanique : Giliberht. Gil- signifie exubérant, ardent, et -
berht brillant, illustre. On trouve actuellement en France 12 300 Gibert en France.
La grande librairie de Paris — Né en 1852 dans la Haute-Loire, Joseph Gibert arriva à
Paris en 1886 et s’installa comme bouquiniste sur le quai Saint-Michel. Faisant au début
un chiffre d’affaires très modeste, il put tout de même fonder un magasin au même
endroit deux ans plus tard. C’est en 1909 qu’il ouvrit le magasin actuel, au nom de
Gibert. La réussite de l’entreprise qui porte son nom, toujours prospère et tenue par ses
descendants, reste due à son travail acharné et à sa bonne connaissance des livres.
Les frères Gibert — Pasteurs l’un comme l’autre, Etienne Gibert naquit en 1736 et son
frère Jean-Louis en 1722. Tous les deux parcoururent la Saintonge et Jean-Louis
contribua beaucoup à la reconstruction des églises de la région ainsi que de celles du
Périgord et d’Angoumois. Ils refusaient de collaborer avec l’église catholique et préférait
acheter des granges pour en faire des temples. Après avoir failli être tués par leurs
ennemis, ils furent condamnés par contumace, l’un à la pendaison, l’autre aux galères à
vie. Vers 1765, ils s’exilèrent en Angleterre d’où Jean-Louis décida de conduire des
émigrés dans les colonies anglaises. Il termina sa vie en Caroline du Sud, où il mourut en
1773.
Issu d’une ...
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G
IBERT
A l’origine —
Le patronyme Gibert est la forme contractée de Gilbert qui dérive d’un
nom de baptême d’origine germanique : Giliberht. Gil- signifie exubérant, ardent, et -
berht brillant, illustre. On trouve actuellement en France 12 300 Gibert en France.
La grande librairie de Paris —
Né en 1852 dans la Haute-Loire, Joseph Gibert arriva à
Paris en 1886 et s’installa comme bouquiniste sur le quai Saint-Michel. Faisant au début
un chiffre d’affaires très modeste, il put tout de même fonder un magasin au même
endroit deux ans plus tard. C’est en 1909 qu’il ouvrit le magasin actuel, au nom de
Gibert. La réussite de l’entreprise qui porte son nom, toujours prospère et tenue par ses
descendants, reste due à son travail acharné et à sa bonne connaissance des livres.
Les frères Gibert —
Pasteurs l’un comme l’autre, Etienne Gibert naquit en 1736 et son
frère Jean-Louis en 1722. Tous les deux parcoururent la Saintonge et Jean-Louis
contribua beaucoup à la reconstruction des églises de la région ainsi que de celles du
Périgord et d’Angoumois. Ils refusaient de collaborer avec l’église catholique et préférait
acheter des granges pour en faire des temples. Après avoir failli être tués par leurs
ennemis, ils furent condamnés par contumace, l’un à la pendaison, l’autre aux galères à
vie. Vers 1765, ils s’exilèrent en Angleterre d’où Jean-Louis décida de conduire des
émigrés dans les colonies anglaises. Il termina sa vie en Caroline du Sud, où il mourut en
1773.
Issu d’une famille d’avocats —
Joseph-Balthazar, né en 1711 à Aix-en-Provence, vint
à l’âge de sept ans à Paris où il fut confié à ses oncles paternels, qui occupaient des
situations importantes. Après de brillantes études, il fut reçu avocat et devint secrétaire
d’un avocat général au parlement de Paris. Grâce à son érudition, il trouva des
“arguments” pour les procès en cours dans des ouvrages que personne n’aurait
consultés. Pendant son temps libre, il se livra aux études historiques et surtout à la
chronologie, ce qui était une nouveauté au XVIIIème siècle. En 1747, il fut nommé
associé de l’Académie des inscriptions et belles-lettres. C’est dans les Mémoires de
l’Académie des inscriptions que furent publiés ses travaux scientifiques, qui contribuèrent
à l’évolution de l’historiographie.
La tête tranchée sous la Révolution —
Plusieurs Gibert furent guillotinés ou déportés
sous la Révolution : Jean-Louis Gibert-Desmolières (1746-1799), député de la Seine au
Conseil des Cinq-Cents, qui accueillait chez lui, rue de Clichy, les réunions des royalistes
modérés qu’on appela les “Clichyens”, déporté à Cayenne en 1798 ; Bertrand Gibert, “ex-
curé”, pour avoir “distribué de faux assignats” ; le pâtissier Jean-Louis Gibert, “pour avoir
participé à une rébellion”...
Plusieurs Gibert peintres —
Jean-Baptiste Gibert, né en 1803, s’installa à Rome où il
peignit des vues de la campagne romaine, de Sicile et d’Egypte qu’il envoya au Salon à
partir de 1850. Né en 1806 à Bordeaux, Antoine Gibert fit ses études à Paris et produisit
des paysages italiens mais aussi des peintures d’histoire et des portraits. Napoléon III
acquit l’une de ses œuvres. Joseph-Marc Gibert, né en 1808 à Aix-en-Provence, était en
1856 le premier maître de Cézanne à l’école de dessin d’Aix. Jean-Amédée Gibert, né en
1869 à Marseille, obtint le prix de peinture de sa ville natale en 1890, ce qui lui permit de
poursuivre ses études à Paris. Lui aussi passa plusieurs années en Italie et y découvrit
l’archéologie et l’architecture. De retour en Provence, il restaura l’hôtel de Luppé à Arles,
installa le musée Grobet-Labadie à Marseille ainsi que le musée Cantini.
Les Gibert dans l’histoire —
Citons aussi : le canoniste Jean-Pierre Gibert, né en 1660,
dont les avis étaient appréciés ; le médecin Camille Gibert, mort du choléra en 1866 à
Paris ; le jésuite Gustave Gibert, né en 1862, qui rêvait de missions lointaines et partit
quelques années pour la Chine ; etc.