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Origine du nom de famille GILLY

De
2 pages
GILLY

A l’origine — Gilly correspond à un dérivé provençal du nom de baptême Gilles. Près de
2 000 Gilly vivent actuellement en France. Les trois premiers départements d’implantation
sont les Alpes-de-Haute-Provence, le Gard et les Alpes-Maritimes.
Son nom est inscrit sur l’Arc de Triomphe — Jacques-Laurent Gilly naquit en 1769 à
Fournès. Volontaire au 2ème bataillon de grenadiers du Gard en 1792, il fut nommé
lieutenant-colonel en second. Avec ce bataillon, il participa à la campagne des Alpes puis
servit en Italie. Chef de bataillon, il prit part aux opérations de l’armée des Pyrénées-
Orientales entre 1793 et 1795. Il rétablit les communications entre Perpignan et
Montlouis. Adjudant général, il fut fait prisonnier lors de la défense du château de
Puycerda en 1794. Il fut ensuite employé notamment à l’armée d’Italie et à celle du
Danube. Général de brigade, il dut assiéger la citadelle de Milan. Il fut ensuite attaché à
l’armée d’Italie, à celle d’Allemagne, et s’y distingua si bien qu’il fut nommé baron
d’Empire. De même, il se distingua en 1809, à la tête de la 1ère brigade de la division
Friant. Il se rallia à Louis XVIII et fut mis à la disposition du duc d’Angoulême avant de se
déclarer pour Napoléon au moment des Cent-Jours. Il fut député du Gard à la Chambre
des représentants mais ne put siéger. Après la seconde abdication de l’empereur, il fut
condamné à mort. Mais grâce à une intervention du duc d’Angoulême, il fut rétabli dans
ses droits et titres. Il ...
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G
ILLY
A l’origine —
Gilly correspond à un dérivé provençal du nom de baptême Gilles. Près de
2 000 Gilly vivent actuellement en France. Les trois premiers départements d’implantation
sont les Alpes-de-Haute-Provence, le Gard et les Alpes-Maritimes.
Son nom est inscrit sur l’Arc de Triomphe —
Jacques-Laurent Gilly naquit en 1769 à
Fournès. Volontaire au 2ème bataillon de grenadiers du Gard en 1792, il fut nommé
lieutenant-colonel en second. Avec ce bataillon, il participa à la campagne des Alpes puis
servit en Italie. Chef de bataillon, il prit part aux opérations de l’armée des Pyrénées-
Orientales entre 1793 et 1795. Il rétablit les communications entre Perpignan et
Montlouis. Adjudant général, il fut fait prisonnier lors de la défense du château de
Puycerda en 1794. Il fut ensuite employé notamment à l’armée d’Italie et à celle du
Danube. Général de brigade, il dut assiéger la citadelle de Milan. Il fut ensuite attaché à
l’armée d’Italie, à celle d’Allemagne, et s’y distingua si bien qu’il fut nommé baron
d’Empire. De même, il se distingua en 1809, à la tête de la 1ère brigade de la division
Friant. Il se rallia à Louis XVIII et fut mis à la disposition du duc d’Angoulême avant de se
déclarer pour Napoléon au moment des Cent-Jours. Il fut député du Gard à la Chambre
des représentants mais ne put siéger. Après la seconde abdication de l’empereur, il fut
condamné à mort. Mais grâce à une intervention du duc d’Angoulême, il fut rétabli dans
ses droits et titres. Il mourut en 1829.
Une famille d’architectes
La famille Gilly originaire d’Allemagne était composée, au
XVIIIème siècle, de célèbres architectes. David Gilly, né en 1748, publia différents livres
sur l’architecture civile et hydraulique comme Instructions pratiques pour l’architecture
hydraulique (1802). Son fils aîné, Johann-Wilhem Gilly (1767-1794), dut sa renommée à
son ouvrage sur La construction des Tuileries. Son cadet Friedrich Gilly (1771-1800)
réalisa l’architecture de nombreux monuments et bâtiments à Berlin et en Italie.
Il restaura l’Arc de Triomphe —
Le sculpteur Séraphin Gilly, né à Aix-en-Provence en
1909 et mort en 1970, restaura l’ensemble des sculptures de l’Arc de Triomphe, place de
l’Etoile à Paris. Il s’adonna également à l’illustration et publia Notes sur l’art de l’écriture.
Un bouillant maire dans le Midi rouge—
Numa Gilly naquit à Sommières en 1834. Il
fit sa fortune en s’établissant comme fabricant de foudres. Il s’opposait à l’Empire et
fonda un journal, L’Indépendant du Midi. En 1881, il fut adjoint au maire de Nîmes avant
d’être élu député du Gard en 1885. Il siégea à l’extrême gauche, mais se sépara de ce
groupe lorsqu’il refusa le projet de révision de la Constitution en 1887. En 1888, il fut élu
maire de Nîmes et la même année, lors d’une réunion publique à Alès, il lança de
violentes accusations contre la commission du budget de la Chambre. Il fut poursuivi
pour diffamation par l’un des membres de la commission, mais celui-ci retira sa plainte
lorsque Gilly déclara que son discours ne l’avait pas visé et le maire fut acquitté. Il publia
ensuite un livre, Mes dossiers, et plusieurs députés cités dans cet ouvrage voulurent le
poursuivre en justice. La Chambre des députés accorda l’autorisation de poursuites
demandée par six de ses membres si bien qu’il fut suspendu de ses fonctions de maire et
purgea une peine d’un mois de prison. Il fut battu aux élections de 1889 et 1893. Il se
consacra alors à son atelier de foudrier. Il mourut à Nîmes en 1895.
Les Gilly dans l’histoire—
Citons également : le théologien David Gilly, né à Nîmes en
1648 et mort en 1711, pasteur protestant qui abjura sa foi après la révocation de l’édit de
Nantes avant de devenir missionnaire catholique dans le Languedoc et dans le Maine-et-
Loire et qui publia Abrégé de l’histoire du Vieux et du Nouveau Testament sur la doctrine
et sur la morale du christianisme ; un faiseur de bas nîmois guillotiné sous la Terreur,
Claude Gilly, condamné à mort pour fédéralisme ; l’érudit anglais William-Stephen Gilly
(1789-1855), connu pour ses nombreux écrits sur le Vaudois, région où il séjourna ;
Monseigneur