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Origine du nom de famille GLEIZESou GLEIZE

De
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GLEIZESou GLEIZE

A l’origine — Dans le Sud-Est et le Sud-Ouest, le nom de famille Gleizes, parfois
orthographié Gleize, est issu du mot latin ecclesia, signifiant église. A l’origine, il aurait
donc été attribué à un employé d’église. Actuellement sur le territoire français, on trouve
environ 2 300 Gleizes et 1 800 Gleize.
Du cubisme à l’art sacré — Le peintre Albert Gleizes (1881-1953) est certainement
l’une des figures majeures du cubisme. Il fit ses premiers pas dans le dessin au sein de
l’entreprise industrielle de son père puis se lança dans la peinture. D’abord influencé par
l’impressionnisme, il s’en détacha bien vite pour se rapprocher du mouvement cubiste,
par l’entremise de Metzinger et d’Apollinaire qui fréquentaient alors l’atelier Picasso. En
1911, Gleizes participa à la première exposition du groupe cubiste, aux côtés de Léger et
Delaunay. Par la suite, il adhéra au groupe de la Section d’or (Archipenko, Picabia, La
Fresnaye...). En marge de son activité picturale, il publia des ouvrages théoriques sur la
peinture, dont le plus connu, Du Cubisme, fut publié en 1912 avec Metzinger. Gleizes fut
de toutes les manifestations de l’avant-garde et en 1913, il participa à New York à
l’Armory Show. Mais son retour en Europe, en 1919, marque un changement radical
dans son art : Gleizes, qui avait retrouvé la foi catholique lors de son séjour américain, se
tourna exclusivement vers l’art sacré. Il se retira dans le Midi de la France, au mas de
Méjades. Il s’y ...
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G
LEIZESou GLEIZE
A l’origine
— Dans le Sud-Est et le Sud-Ouest, le nom de famille Gleizes, parfois
orthographié Gleize, est issu du mot latin ecclesia, signifiant église. A l’origine, il aurait
donc été attribué à un employé d’église. Actuellement sur le territoire français, on trouve
environ 2 300 Gleizes et 1 800 Gleize.
Du cubisme à l’art sacré —
Le peintre Albert Gleizes (1881-1953) est certainement
l’une des figures majeures du cubisme. Il fit ses premiers pas dans le dessin au sein de
l’entreprise industrielle de son père puis se lança dans la peinture. D’abord influencé par
l’impressionnisme, il s’en détacha bien vite pour se rapprocher du mouvement cubiste,
par l’entremise de Metzinger et d’Apollinaire qui fréquentaient alors l’atelier Picasso. En
1911, Gleizes participa à la première exposition du groupe cubiste, aux côtés de Léger et
Delaunay. Par la suite, il adhéra au groupe de la Section d’or (Archipenko, Picabia, La
Fresnaye...). En marge de son activité picturale, il publia des ouvrages théoriques sur la
peinture, dont le plus connu, Du Cubisme, fut publié en 1912 avec Metzinger. Gleizes fut
de toutes les manifestations de l’avant-garde et en 1913, il participa à New York à
l’Armory Show. Mais son retour en Europe, en 1919, marque un changement radical
dans son art : Gleizes, qui avait retrouvé la foi catholique lors de son séjour américain, se
tourna exclusivement vers l’art sacré. Il se retira dans le Midi de la France, au mas de
Méjades. Il s’y attacha à promouvoir l’esprit communautaire et fonda le groupement
artisanal et agricole de Moly-Sabata.
Le défenseur des combattants —
Le polytechnicien Auguste Gleizes (1781-1863), natif
de Dourgne, dans le Tarn, se rendit célèbre en bâtissant des ouvrages de défense ou des
fortifications dans de nombreuses cités. En 1806, il établit sur les côtes méditerranéennes
les batteries destinées à repousser l’invasion anglaise. En 1810, il fortifia Strasbourg et
Bois-le-Duc et ses travaux de défense exécutés à La Fère permirent à la ville de soutenir
le blocus des Prussiens pendant cinq mois. Sept ans plus tard, il bâtit les casernes
d’Auch, de Tarbes et de Pau... A Bayonne, il fit reconstruire les remparts et édifia un
hôpital militaire. Il eut aussi l’occasion de s’occuper de travaux d’irrigation et de drainage,
d’amélioration des cours d’eau et de dessèchement des marais, en particulier sur la
Durance et la Garonne. Membre de diverses sociétés savantes toulousaines et de Haute-
Garonne, il rédigea de nombreux comptes-rendus et des rapports relatifs à ses travaux.
La chair abêtit, le végétal dégage les idées —
Jean-Antoine Gleizes (1773-1843), dit
Gleïzès, frère aîné d’Auguste (voir notice ci dessus), se lança plein d’enthousiasme dans
l’étude de la médecine : il dut y renoncer bien vite, en proie à un dégoût profond et
insurmontable pour les... dissections anatomiques ! Il s’orienta vers l’Ecole normale de
Paris mais l’éloignement du domaine familial ne semblant pas lui convenir, il abandonna
aussi cette perspective. Il se plongea alors dans l’étude des modes d’alimentation et
publia le fruit de ses recherches en 1821. Gleizes, devenu végétarien, prônait le respect
des hommes comme celui des animaux. Ennemi farouche de Napoléon autant que des
Anglais qu’il accusait de faire couler trop de sang, il en appelait à la raison : “La chair
abêtit, disait-il, la nourriture végétale (...) dégage les idées”. S’il ne fut guère entendu ou
compris en France, il reçut davantage de considération de la part des Anglais.
Les Gleizes dans l’histoire —
Parmi les autres personnages notables qui ont porté ce
nom, citons : Jean-Jacques-Louis Gleize, domicilié à Valence, et son homonyme, prêtre à
Saint-Marcellin-les-Vaison dans le Vaucluse, condamnés à mort et guillotinés sous la
Terreur ; Anatole-Anthony Gleizes (1856-1941), dit Gildès, fonctionnaire de la ville de
Paris converti à la comédie, interprète de 721 pièces et 129 films, créateur des premières
pièces de Sacha Guitry ; Lucien Gleize (1865-1937), Marseillais diplômé de l’Ecole des
ponts et chaussées, auteur de pièces de théâtre à succès et peintre à ses heures ; le
restaurateur Jany Gleize, natif des Alpes-de-Haute-Provence, nommé responsable du
dîner du 14 juillet 1989 organisé à Paris pour tous les chefs d’Etat à