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Origine du nom de famille GOUIN

De
2 pages
GOUIN

A l’origine— Le patronyme Gouin vient d’un ancien nom de baptême d’origine
germanique composé à partir de la racine god- (dieu). Ce nom est aujourd’hui porté par
environ 3 000 personnes.
Un hôtel particulier porte leur nom — Le fameux hôtel Goüin de Tours, qui abrite
aujourd’hui le musée de la Société archéologique de Touraine, date du XVème siècle et
porte le nom d’une famille de riches banquiers qui acheta l’hôtel en 1738.
Un député d’Indre-et-Loire ministre de Thiers — A cette famille se rattache
Alexandre-Henri Goüin (1792-1872), né à Tours, polytechnicien entré en 1810 dans la
banque paternelle. Juge puis président du tribunal de commerce de Tours, il fut élu
député d’Indre-et-Loire en 1831 et siégea au centre gauche. En 1840, il est choisi par
Thiers comme ministre de l’Agriculture et du Commerce et fera voter, pendant les six
mois de son ministère, la loi restreignant le travail des enfants dans les manufactures.
Réélu député sans interruption, après la révolution de 1848 comme sous l’Empire,
jusqu’en 1867, date à laquelle il fut nommé sénateur par Napoléon III, il fut aussi
conseiller général d’Indre-et-Loire à partir de 1834, directeur général de la Caisse
générale du commerce et de l’industrie, administrateur du chemin de fer Paris-Lyon.
D’autres hommes politiques... — D’autres Gouin se sont tournés vers la politique.
Parent du précédent, Eugène Goüin (1818-1909), directeur de la banque Goüin, juge
puis président du tribunal de commerce de Tours, fut ...
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G
OUIN
A
l’origine—
Le patronyme Gouin vient d’un ancien nom de baptême d’origine
germanique composé à partir de la racine god- (dieu). Ce nom est aujourd’hui porté par
environ 3 000 personnes.
Un hôtel particulier porte leur nom —
Le fameux hôtel Goüin de Tours, qui abrite
aujourd’hui le musée de la Société archéologique de Touraine, date du XVème siècle et
porte le nom d’une famille de riches banquiers qui acheta l’hôtel en 1738.
Un député d’Indre-et-Loire ministre de Thiers —
A cette famille se rattache
Alexandre-Henri Goüin (1792-1872), né à Tours, polytechnicien entré en 1810 dans la
banque paternelle. Juge puis président du tribunal de commerce de Tours, il fut élu
député d’Indre-et-Loire en 1831 et siégea au centre gauche. En 1840, il est choisi par
Thiers comme ministre de l’Agriculture et du Commerce et fera voter, pendant les six
mois de son ministère, la loi restreignant le travail des enfants dans les manufactures.
Réélu député sans interruption, après la révolution de 1848 comme sous l’Empire,
jusqu’en 1867, date à laquelle il fut nommé sénateur par Napoléon III, il fut aussi
conseiller général d’Indre-et-Loire à partir de 1834, directeur général de la Caisse
générale du commerce et de l’industrie, administrateur du chemin de fer Paris-Lyon.
D’autres hommes politiques... —
D’autres Gouin se sont tournés vers la politique.
Parent du précédent, Eugène Goüin (1818-1909), directeur de la banque Goüin, juge
puis président du tribunal de commerce de Tours, fut élu maire de Tours de 1869 à
1873, député à partir de 1871 puis sénateur à partir de 1875. Henri Goüin-Moisant (1758-
1823) fit partie, comme député d’Indre-et-Loire, de la Chambre dite introuvable en 1815.
L’avocat socialiste Félix Gouin (1884-1977), maire d’Istres en 1923, député d’Aix-en-
Provence en 1924, se retira de la vie politique en 1940 après avoir voté contre les pleins
pouvoirs au maréchal Pétain. Il tenta ensuite de reconstituer le Parti socialiste en zone
libre, milita dans la Résistance à Marseille puis rejoignit le général de Gaulle à Londres.
Elu en 1945 député socialiste de la nouvelle Assemblée constituante, il assura, après la
démission du général, les fonctions de président du gouvernement provisoire de la
République. Vice-président du Conseil en 1944, ministre d’Etat puis président du Conseil
du plan en 1947, il quitta la vie publique à la suite d’une campagne de diffamation.
Pour la promotion du chemin de fer —
On retrouve de nombreux Gouin dans
l’histoire du rail et de son développement. Parmi eux : le Tourangeau Ernest-Alexandre
Goüin (1815-1885), polytechnicien, fondateur en 1846 de la Société de construction des
Batignolles, pour la construction de machines à vapeur, de navires, de locomotives et
matériels de voies ferrées, et qui installera des lignes de chemin de fer dans toute
l’Europe, président de la Chambre syndicale des mécaniciens, de la chambre de
commerce de Paris, régent de la Banque de France, conseiller général de la Seine ;
l’ingénieur Jules-Edouard Goüin (1856-1908), régent de la Banque de France, président
de cette Société de construction des Batignolles ; son fils Edouard Goüin (1876-1922),
président de la même société, administrateur des chemins de fer du Nord et des chemins
de fer indochinois et tunisiens ; Gaston Goüin (1877-1921), membre du Comité des
forges, président-fondateur en 1918 de la Compagnie générale de construction des
locomotives ; l’industriel Henry-Jules Goüin (1900-1977), président de la Société de
construction des Batignolles et de plusieurs forges et aciéries, mécène de l’abbaye de
Royaumont ; etc.
Les Gouin par-delà les mers... —
Plusieurs Gouin se sont fait connaître loin de leur
terre natale. Le Breton Ange-Marie-Joseph Gouin (1877-1945) partit au Laos comme
missionnaire et devint évêque de Nong Seng au Siam. Il fut fusillé par les Japonais en
1945 lorsque ceux-ci s’emparèrent du pays. Le lieutenant de vaisseau Auguste-Jules
Gouin, né à Nantes en 1850, devint quant à lui aide de camp du commissaire général civil
de la