Origine du nom de famille GRANIER

De
Publié par

GRANIER

A l’origine — Granier est une variante méridionale du mot grenier dérivant du latin
granarius, nom qui a servi à désigner le propriétaire d’un grenier, le plus souvent à blé.
Plus de 11 300 personnes portent aujourd’hui ce nom en France.
Des proches de saint François de Sales — Deux personnages portant le nom de
Granier ont connu saint François de Sales. Claude de Granier (1548-1602), évêque de
Genève-Annecy, était son père spirituel pendant la lutte contre la Réforme dans le
diocèse de Chablais. Auger de Mauléon de Granier né à la fin du XVIIème siècle, et mort
en 1652, était son ami. Mais en 1620, il gagna l’Angleterre et se convertit à la Réforme. Il
fut exclu de l’Académie française en 1636.
Opéras et opérettes... — François Granier (1717-1779) composait des mélodies de
ballets représentés à Lyon dans les années 1770. Violoncelliste, il jouait aussi à l’orchestre
de la Comédie-Italienne à Paris. Le Toulousain Louis Granier (1740-1800), dirigeait l’opéra
de Bordeaux, il fut aussi second violon à celui de Paris puis premier violon à la chapelle
de Versailles. Il est l’auteur d’intermèdes pour des opéras de Lully. Marie-Jeanne-
Ernestine Granier (1852-1939), chanteuse populaire née à Paris, interpréta les opérettes
d’Offenbach et procurait une “très haute sensation d’art”, selon les critiques.
Les Granier de Cassagnac — Cette famille originaire du Gévaudan s’installa en
Gascogne au XVIème siècle. Elle compta parmi ses membres bien des journalistes et ...
Publié le : jeudi 10 novembre 2011
Lecture(s) : 346
EAN13 : 9782820694553
Nombre de pages : 2
Voir plus Voir moins
Cette publication est uniquement disponible à l'achat
G
RANIER
A l’origine —
Granier est une variante méridionale du mot grenier dérivant du latin
granarius, nom qui a servi à désigner le propriétaire d’un grenier, le plus souvent à blé.
Plus de 11 300 personnes portent aujourd’hui ce nom en France.
Des proches de saint François de Sales
— Deux personnages portant le nom de
Granier ont connu saint François de Sales. Claude de Granier (1548-1602), évêque de
Genève-Annecy, était son père spirituel pendant la lutte contre la Réforme dans le
diocèse de Chablais. Auger de Mauléon de Granier né à la fin du XVIIème siècle, et mort
en 1652, était son ami. Mais en 1620, il gagna l’Angleterre et se convertit à la Réforme. Il
fut exclu de l’Académie française en 1636.
Opéras et opérettes...
— François Granier (1717-1779) composait des mélodies de
ballets représentés à Lyon dans les années 1770. Violoncelliste, il jouait aussi à l’orchestre
de la Comédie-Italienne à Paris. Le Toulousain Louis Granier (1740-1800), dirigeait l’opéra
de Bordeaux, il fut aussi second violon à celui de Paris puis premier violon à la chapelle
de Versailles. Il est l’auteur d’intermèdes pour des opéras de Lully. Marie-Jeanne-
Ernestine Granier (1852-1939), chanteuse populaire née à Paris, interpréta les opérettes
d’Offenbach et procurait une “très haute sensation d’art”, selon les critiques.
Les Granier de Cassagnac
— Cette famille originaire du Gévaudan s’installa en
Gascogne au XVIème siècle. Elle compta parmi ses membres bien des journalistes et des
députés du Gers. Citons entre autres : Bernard-Adolphe de Granier de Cassagnac (1806-
1880), né à Avéron-Bergelle (Gers), collabora à la revue La Presse en 1836. Député du
Gers en 1852, puis de Mirande en 1876, il fonda le journal Le Pays. Paul-Adolphe-Marie-
Prosper de Granier de Cassagnac (1842-1904), journaliste antirépublicain, connut de
nombreux procès, emprisonnements et duels. C’est lui qui fonda L’indépendance
parisienne (1862). Paul-Julien de Granier de Cassagnac (1880-1966), conseiller général
puis député du Gers, dirigea la mission de presse du cabinet de Clemenceau. Enfin,
Jean-Adolphe-Alfred, dit Saint-Granier (1890-1976), journaliste et chansonnier, est resté
dans les mémoires par ses émissions de radio “On chante dans mon quartier” ou “Ploum,
ploum, tra-la-la”, diffusées après guerre, etc.
La veuve Couderc —
Né en 1927 à Paris, le réalisateur Pierre Granier-Deferre
commença sa carrière dans le cinéma comme assistant auprès de cinéastes célèbres,
parmi lesquels Marcel Carné. Il fut assistant-réalisateur de Belle mentalité (1952), Papa,
maman, la bonne et moi (1954) et conseiller technique pour le film Une gueule comme la
mienne. Il réalisa lui-même de nombreux films dont La veuve Couderc (1971) avec Alain
Delon et Simone Signoret, ou Une étrange affaire, qui reçut le prix Louis Delluc en 1981.
Les Granier dans l’histoire
— Parmi les autres personnages notables ayant porté le
patronyme au fil des siècles, citons : le sculpteur Pierre Granier, né dans l’Hérault (1635-
1715), reçu à l’Académie royale en 1685 ; le botaniste nîmois Jean Granier (1743-1819)
qui démontra l’utilité des plantes en pharmacie ; Pierre-Louis Granier (1759-1827), maire
de Montpellier en 1799, baron d’Empire, membre de la chambre des Cent-Jours en
1815 ; Régis-Frédéric Granier (1806-1894), négociant en soierie, maire d’Avignon en
1848, conseiller général et sénateur du Vaucluse ; Augusta Granier, peintre sur
porcelaine qui exposa ses œuvres au Salon de 1874 à 1877 ; René Granier de Lillac, né à
Nantes en 1919, ingénieur président de Total-Chimie et de la Compagnie française des
Pétroles ; Denys Granier-Deferre, réalisateur de films né en 1949, président de la société
des réalisateurs de films (SFR) en 1991 ; l’ingénieur Alain Granier de Lillac, né en 1949,
président directeur général de Sogerail (filiale d’Usinor-Sacilor) de 1993 à 1996 ; etc.
Soyez le premier à déposer un commentaire !

17/1000 caractères maximum.