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Origine du nom de famille GRASSET

De
2 pages
GRASSET

A l’origine — Grasset désignait à l’origine une personne remarquable… pour son
embonpoint. Les porteurs du nom Grasset sont aujourd’hui 5 600 en France. Leurs trois
premiers départements d’implantation sont le Maine-et-Loire, la Haute-Vienne et la
Haute-Loire.
D’une guerre à l’autre — L’officier de Saint-Cyr Armand Grasset (1838-1911), né à
Montélimar (Drôme), servit en Algérie, prit part à la désastreuse expédition au Mexique
de 1862 à 1865, et à la non moins désastreuse guerre de 1870, où il fut fait prisonnier à
Sedan. Envoyé en Algérie en 1871, il prit part au rétablissement de l’ordre en Kabylie.
Nommé colonel en 1887, il commanda les 143ème et 58ème RI. Nommé général de
division en 1896, il était gouverneur militaire de Lyon de 1902 à 1903.
L’animateur de la République des lettres — C’est ainsi que l’on désignait Bernard
Grasset (1881-1955), dont la société d’édition existe depuis plus d’un siècle. Né à
Chambéry, installé à Paris en 1907, il prit conscience de la difficulté des écrivains à se
faire éditer et débuta en publiant Mounette de Henri Rigal. Rapidement, il put éditer
Emile Faguet, très célèbre à l’époque, les nouvelles d’un inconnu Jean Giraudoux, mais
aussi Proust, Mauriac et Péguy avant 1914. Mobilisé et blessé pendant la guerre 1914-
1918, il cessa toute activité, puis connut sa grande époque d’activité de 1920 à 1940. Sa
fierté fut d’éditer les œuvres des « quatre M » : Mauriac, Maurois, Montherlant et
Morand, auxquels s’ajoutèrent Cocteau, ...
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G
RASSET
A l’origine —
Grasset désignait à l’origine une personne remarquable… pour son
embonpoint. Les porteurs du nom Grasset sont aujourd’hui 5 600 en France. Leurs trois
premiers départements d’implantation sont le Maine-et-Loire, la Haute-Vienne et la
Haute-Loire.
D’une guerre à l’autre —
L’officier de Saint-Cyr Armand Grasset (1838-1911), né à
Montélimar (Drôme), servit en Algérie, prit part à la désastreuse expédition au Mexique
de 1862 à 1865, et à la non moins désastreuse guerre de 1870, où il fut fait prisonnier à
Sedan. Envoyé en Algérie en 1871, il prit part au rétablissement de l’ordre en Kabylie.
Nommé colonel en 1887, il commanda les 143ème et 58ème RI. Nommé général de
division en 1896, il était gouverneur militaire de Lyon de 1902 à 1903.
L’animateur de la République des lettres —
C’est ainsi que l’on désignait Bernard
Grasset (1881-1955), dont la société d’édition existe depuis plus d’un siècle. Né à
Chambéry, installé à Paris en 1907, il prit conscience de la difficulté des écrivains à se
faire éditer et débuta en publiant Mounette de Henri Rigal. Rapidement, il put éditer
Emile Faguet, très célèbre à l’époque, les nouvelles d’un inconnu Jean Giraudoux, mais
aussi Proust, Mauriac et Péguy avant 1914. Mobilisé et blessé pendant la guerre 1914-
1918, il cessa toute activité, puis connut sa grande époque d’activité de 1920 à 1940. Sa
fierté fut d’éditer les œuvres des « quatre M » : Mauriac, Maurois, Montherlant et
Morand, auxquels s’ajoutèrent Cocteau, Radiguet, Chardonne, Drieu La Rochelle, Giono,
La Varende. Il écrivait aussi de nombreux articles dans la presse littéraire. Mais il était
proche des milieux intellectuels collaborationnistes sous l’Occupation, ce qui entraîna la
fermeture de la société. Il ensuite vit son édition renaître sous la direction de son neveu
Bernard Privat avec de nouveaux auteurs dont Vercors, Hervé Bazin et le père Teilhard
de Chardin.
Des artistes à foison —
De nombreux porteurs du nom Grasset se sont illustrés dans
les arts : le dessinateur et graveur Jacques Grasset de Saint-Sauveur (1757-1810), né à
Montréal (Canada), également diplomate et écrivain, auteur de romans d’aventure avec
des gravures de sa composition ; Jean-Jacques Grasset (1769-1839), né à Paris, violoniste
à l’Opéra puis au Théâtre-Italien, où il était chef d’orchestre de 1801 à 1829, et
professeur au Conservatoire ; l’artiste peintre Adèle Grasset, qui exposait au Salon de
Paris des portraits et des intérieurs de 1831 à 1849 ; le peintre Auguste Grasset, né à
Vitry-le-François (Marne) en 1829, qui exposait au Salon de Paris à partir de 1864 des
paysages et des scènes de genre ; le peintre Eugène Grasset (1841-1917), né à Paris,
professeur à l’Ecole normale d’enseignement du dessin jusqu’en 1903, qui dessina pour
plusieurs journaux, réalisa des illustrations, des affiches, mosaïques, cartons de vitraux,
assiettes, timbres postes, meubles et décorations d’intérieurs ; le sculpteur Edmond
Grasset, né à Preuilly (Indre-et-Loire) en 1852, qui exposa des bustes et figures à partir
de 1875, remporta le prix de Rome en 1878 et mourut subitement à Rome à la Villa
Médicis en 1880 ; le peintre Frédéric Grasset, né à Cholet (Maine-et-Loire), qui exposa
des intérieurs, devint sociétaire du Salon des artistes français en 1892 et reçut une
distinction en 1899…
Préfets, maires, députés et ministres —
De nombreux Grasset ont participé à la vie
publique : Jean-Eugène de Grasset, né à Pézenas en 1794, propriétaire foncier, élu maire
de Pézenas en 1835, député de l’Hérault de 1834 à 1837, puis de 1842 à 1851 ; le
viticulteur Jean de Grasset (1821-1877), né à Pézenas et fils de Jean-Eugène, conseiller
général de l’Hérault, élu député en 1871 ; le médecin Raymond Grasset (1892-1968), né
à Riom (Puy-de-Dôme), chef de clinique, élu conseiller général du Puy-de-Dôme en 1926
et proche de Laval, secrétaire d’Etat à la famille et à la santé de 1942 à 1944, secrétaire
d’Etat en 1944, qui se cacha jusqu’en 1947 et bénéficia d’un non-lieu pour faits de
résistance ; l’instituteur Marius Grasset, né à Angoulins-sur-Mer (Charente-Maritime) en
1894, gazé pendant la guerre