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Origine du nom de famille GROS

De
2 pages
GROS

A l’origine — Ce patronyme très présent dans le Lyonnais et en Savoie, était au départ
le surnom d’un homme bien rond, bien gros. La France compte actuellement près de
25 000 Gros.
“Un des sabreurs les plus stupides... ” — Le général Jean-Louis Gros (1767-1824),
né à Montoulieu dans l’Aude, fut remarqué par Stendhal chez la comtesse Daru qui le
décrivit comme “un des sabreurs les plus stupides de la garde impériale”. Le nom du
général Jean-Louis Gros figure pourtant sur l’Arc de triomphe de l’Etoile. Commandant de
l’armée des Pyrénées-Orientales, puis de celle d’Italie, il appartint à la Grande Armée. Un
autre Gros, Louis-Gabriel, né à Grenoble (1765-1812) fut le professeur de mathématiques
de Stendhal. Il inspira à l’écrivain le personnage de Lucien Leuwen.
Le baron Gros — Fils d’un miniaturiste, Antoine-Jean Gros (1771-1835) entra dans
l’atelier de David à l’âge de quatorze ans et devint vite son meilleur élève. Appelé par la
conscription, il fut promu officier d’état-major et participa à plusieurs opérations où il
acquit son talent tout particulier pour représenter les batailles. Membre de l’Institut puis
professeur aux Beaux-Arts, il décora la coupole du Panthéon et un plafond du Louvre.
Très critiqué par la jeune école romantique, Gros se laissa aller au désespoir et se noya
en 1885 dans l’étang de Meudon. Le musée du Louvre conserve plusieurs toiles de lui
dont Bonaparte franchissant le pont d’Arcole, Les Pestiférés de Jaffa ou Le Champ de
bataille d’Eylau ...
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G
ROS
A l’origine
— Ce patronyme très présent dans le Lyonnais et en Savoie, était au départ
le surnom d’un homme bien rond, bien gros. La France compte actuellement près de
25 000 Gros.
“Un des sabreurs les plus stupides... ” —
Le général Jean-Louis Gros (1767-1824),
né à Montoulieu dans l’Aude, fut remarqué par Stendhal chez la comtesse Daru qui le
décrivit comme “un des sabreurs les plus stupides de la garde impériale”. Le nom du
général Jean-Louis Gros figure pourtant sur l’Arc de triomphe de l’Etoile. Commandant de
l’armée des Pyrénées-Orientales, puis de celle d’Italie, il appartint à la Grande Armée. Un
autre Gros, Louis-Gabriel, né à Grenoble (1765-1812) fut le professeur de mathématiques
de Stendhal. Il inspira à l’écrivain le personnage de Lucien Leuwen.
Le baron Gros —
Fils d’un miniaturiste, Antoine-Jean Gros (1771-1835) entra dans
l’atelier de David à l’âge de quatorze ans et devint vite son meilleur élève. Appelé par la
conscription, il fut promu officier d’état-major et participa à plusieurs opérations où il
acquit son talent tout particulier pour représenter les batailles. Membre de l’Institut puis
professeur aux Beaux-Arts, il décora la coupole du Panthéon et un plafond du Louvre.
Très critiqué par la jeune école romantique, Gros se laissa aller au désespoir et se noya
en 1885 dans l’étang de Meudon. Le musée du Louvre conserve plusieurs toiles de lui
dont Bonaparte franchissant le pont d’Arcole, Les Pestiférés de Jaffa ou Le Champ de
bataille d’Eylau.
Un personnage de Stendhal —
Acquis aux idées de la Révolution, Louis-Gabriel Gros
(1765-1812) présida la Société populaire de Grenoble et siégea au directoire du
département avant de participer à la direction de l’Ecole centrale de l’Isère. Il fut le
professeur de mathématiques de Stendhal qui manifesta une grande admiration à son
égard et le mit en scène dans Lucien Leuwen sous le nom de Gauthier.
La République du Counani —
Le voyageur Jules Gros (1829-1891) acquit une certaine
notoriété en publiant les récits de ses explorations. Deux de ses amis, qui avaient visité
des terres arrosées par le Counani, lui firent croire que les indigènes l’avaient nommé
Président de la Guyane indépendante ou République du Counani. Il forma aussitôt un
gouvernement, distribua des emplois et des décorations, jusqu’à ce que le Brésil proteste
auprès du gouvernement français et qu’une note du Journal officiel déclare illégale la
jeune République…
Les Gros dans l’histoire —
Citons aussi : le bénédictin Jean-Jacques Gros, curé de
Saint-Sever dans les Landes, condamné à mort en 1794 par le tribunal criminel
révolutionnaire de la Haute-Garonne ; le baron Jean-Baptiste-Louis Gros (1793-1870),
diplomate qui négocia les traités de T’ien Tsin et de Pékin avec les Chinois ; le poète
François-Toussaint Gros, auteur de chansons et de fables sur la vie à Marseille au
XVIIIème siècle ; les industriels Jacques-Gabriel Gros (1782-1863) et son fils Jean-
Edouard Gros (1819-1910), qui développèrent et modernisèrent l’industrie du tissu en
Lorraine ; Jules Gros (1829-1891), né dans l’Ain, voyageur et géographe, auteur de Les
derniers peaux-rouges (1896) ; l’alpiniste savoyard Pierre-Dominique Gros-Croissy (1859-
1900), qui donna son nom à un pic des rochers Rissiou ; le romancier et journaliste au
Figaro, au Matin, et à Paris-Soir Gabriel-Joseph Gros (1890-1980) ; Léon Gros, industriel
né à Montpellier en 1921, président de la commission scientifique des textiles et
habillement de la CEE ; le biologiste François Gros, né en 1925, membre de l’Institut,
professeur au Collège de France, auteur de nombreux travaux sur le rôle des acides
nucléiques et sur la physiologie des gênes ; le ministre conseiller pour les Affaires
économiques et commerciales auprès de l’Union européenne Philippe Gros, né au Maroc
en 1949 ; etc.