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Origine du nom de famille GUÉROULT

De
2 pages
G U É R O U L T

A l’origine — Guéroult a deux origines possibles. Il peut dériver du nom de baptême
d’origine germanique Warwulf, de wara-, protection, et de -wulf, loup. Mais en
Normandie, ce patronyme proviendrait plutôt du nom germanique Gerwulf, construit à
partir de ger-, lance, et de -wulf, loup. Les Guéroult sont près de 2 500 en France
aujourd’hui. Leurs trois premiers départements d’implantation sont la Seine-Maritime, le
Calvados et Paris.Deux frères enseignants — Pierre-Claude-Bernard Guéroult (1744-1821),
né à Rouen, enseignait la rhétorique au collège d’Harcourt sous l’Ancien Régime. A la
Révolution, il fut chargé de la réorganisation de l’Instruction publique et fut désigné avec
son frère pour être l’un des premiers élèves de l’Ecole normale à sa fondation. Pensionné
par la Convention, nommé proviseur du lycée Charlemagne, conseiller titulaire de
l’université puis directeur de la nouvelle Ecole normale, il fut mis d’office à la retraite dès
la Restauration. Son frère Pierre-Rémy-Antoine (1749-1816) était professeur au collège
Louis-le-Grand puis dans celui des Grassins. Il sut lui aussi passer sans encombre la
tourmente révolutionnaire, devint professeur au lycée Henri IV avant de terminer
professeur d’éloquence latine au collège de France. Il a publié de nombreux articles dans
le Journal de Paris, ainsi que le huitième volume des œuvres de Cicéron. Leur cousin
Jean-François Guéroult fit jouer en 1792 une pièce intitulée La journée de Marathon ou ...
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G
UÉROULT
UÉROULT
A l’origine —
Guéroult a deux origines possibles. Il peut dériver du nom de baptême
d’origine germanique Warwulf, de wara-, protection, et de -wulf, loup. Mais en
Normandie, ce patronyme proviendrait plutôt du nom germanique Gerwulf, construit à
partir de ger-, lance, et de -wulf, loup. Les Guéroult sont près de 2 500 en France
aujourd’hui. Leurs trois premiers départements d’implantation sont la Seine-Maritime, le
Calvados et Paris.Deux frères enseignants — Pierre-Claude-Bernard Guéroult (1744-1821),
né à Rouen, enseignait la rhétorique au collège d’Harcourt sous l’Ancien Régime. A la
Révolution, il fut chargé de la réorganisation de l’Instruction publique et fut désigné avec
son frère pour être l’un des premiers élèves de l’Ecole normale à sa fondation. Pensionné
par la Convention, nommé proviseur du lycée Charlemagne, conseiller titulaire de
l’université puis directeur de la nouvelle Ecole normale, il fut mis d’office à la retraite dès
la Restauration. Son frère Pierre-Rémy-Antoine (1749-1816) était professeur au collège
Louis-le-Grand puis dans celui des Grassins. Il sut lui aussi passer sans encombre la
tourmente révolutionnaire, devint professeur au lycée Henri IV avant de terminer
professeur d’éloquence latine au collège de France. Il a publié de nombreux articles dans
le Journal de Paris, ainsi que le huitième volume des œuvres de Cicéron. Leur cousin
Jean-François Guéroult fit jouer en 1792 une pièce intitulée La journée de Marathon ou le
triomphe de la Liberté.
Au service de la médecine —
Guillaume Guéroult, né à Rouen au XVème siècle, était
un docteur en médecine réputé de la faculté de Caen, mort à Lyon en 1559. Portant les
mêmes prénom et nom, le maître ès sciences Guillaume Guéroult, né à Rouen au XVIème
siècle, est connu à la fois comme médecin et comme écrivain, traducteur infatigable du
latin vers le français d’ouvrages scientifiques, historiques, de vers, de sentences… Enfin,
Ernest-Hyacinthe Guéroult (1820-1882), né à Elbeuf, était médecin à Caudebec-en-Caux.
Membre de la commission départementale d’antiquités de la Seine-Inférieure, il a publié
plusieurs études archéologiques : Notes sur quelques pierres tombales de l’abbaye de
Jumièges, Notes sur quelques antiquités des environs de Caudebec, Notes sur le rétable
de Saint-Aubin-de-Crétot, etc.
Presse et politique —
Adolphe Guéroult (1810-1872), originaire de Radepont dans
l’Eure et ardent saint-simonien, était correspondant en Espagne et en Italie du Journal
des débats. Consul à Mazatlan puis à Jassy (1848), il collabora aussi aux journaux La
République, Le Crédit, L’Industrie, La Presse… Il créa en 1859 le titre L’Opinion nationale
et fut élu en 1863 député au Corps législatif.
Catholiques et protestants —
On trouve des Guéroult dans les deux Eglises.
Evoquons : le prêtre catholique Antoine Guéroult, qui se convertit au protestantisme,
passa quelques années en Angleterre avant de revenir s’installer comme pasteur à
Dieppe vers 1590 ; le prêtre et poète Louis-Nicolas Guéroult, né à Rouen vers 1749, dont
les vers furent primés trois fois par l’Académie des palinods de Rouen ; etc.
Les Guéroult dans l’histoire —
Citons aussi : l’architecte rouennais Français Guéroult
(1745-1803), qui construisit de nombreux bâtiments à Rouen et à Louviers, ainsi que des
ateliers de filature à Fontaine-Guérard ; l’instituteur Pierre-François Guéroult, né à
Ecardenville-sur-Eure en 1777, auteur de quelques recueils de poésies dans les années
1840-1850 ; le notaire Jacques-Auguste Guéroult (1808-1885), adjoint au maire de
Rouen, auteur d’un Recueil des expressions et locutions en usage dans le pays de Caux
(1882) ; le romancier Constant Guéroult (1814-1882), originaire d’Elbeuf, auteur entre
autres de titres comme Les étrangleurs de Paris, La Tigresse des Flandres, Les abîmes de
Paris, Le Drame de la rue du Temple, Le chevalier de Mailly, Zanetta la chanteuse… ;
Mme J. Guéroult, qui fonda en 1883 le Journal de Rouen-Saint-Sever dont elle assura
ensuite la direction ; le médecin Ernest-Hyacinthe Guéroult (1820-1882), originaire
d’Elbeuf, érudit féru d’archéologie,