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Origine du nom de famille GUILLAUMIN

De
2 pages
GUILLAUMIN
A l’origine — Le patronyme Guillaumin est lui-aussi issu d’un ancien nom de baptême,
lui-même dérivé d’un nom de personne d’origine germanique, Willhelm (composé de will-
, volonté, et -helm, casque). On recense actuellement environ 3 300 Guillaumin en
France, surtout implantés dans l’Allier et la Saône-et-Loire. Ils sont aussi nombreux à
avoir migré vers Paris.
Un sujet piquant — Né en 1885 à Arou dans l’Eure-et-Loir, André Guillaumin poursuivit
des études en sciences naturelles et soutint en 1910 sa thèse, intitulée Recherches sur la
structure et le développement des burséracées. Trois ans plus tard, il publia une
Contribution à l’étude des mélastomacées d’Extrême-Orient. A la fin de la Grande Guerre
– qui lui valut deux blessures et quatre citations –, il devint sous-directeur de la chaire de
culture au Muséum, puis professeur en titre de 1932 à 1956. Parallèlement, André
Guillaumin exerça la fonction de président de la Société botanique de France dès 1935, et
celle de directeur du Jardin des plantes. Très actif en ce domaine, il dota ce dernier d’un
jardin d’hiver, d’un parc mexicain, d’un jardin alpin et d’un parc écologique. Il créa
également le “jardin de Jussieu” à Versailles en 1922, devenu par la suite le musée de
l’Arbre. Il contribua pour une large part à faire connaître un grand nombre de plantes
méconnues et à mettre au point le code de nomenclature horticole. Il reste une référence
en matière de citrus, de cactées et de plantes grasses et a pu ...
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G
UILLAUMIN
A l’origine — Le patronyme Guillaumin est lui-aussi issu d’un ancien nom de baptême,
lui-même dérivé d’un nom de personne d’origine germanique, Willhelm (composé de will-
, volonté, et -helm, casque). On recense actuellement environ 3 300 Guillaumin en
France, surtout implantés dans l’Allier et la Saône-et-Loire. Ils sont aussi nombreux à
avoir migré vers Paris.
Un sujet piquant
— Né en 1885 à Arou dans l’Eure-et-Loir, André Guillaumin poursuivit
des études en sciences naturelles et soutint en 1910 sa thèse, intitulée Recherches sur la
structure et le développement des burséracées. Trois ans plus tard, il publia une
Contribution à l’étude des mélastomacées d’Extrême-Orient. A la fin de la Grande Guerre
– qui lui valut deux blessures et quatre citations –, il devint sous-directeur de la chaire de
culture au Muséum, puis professeur en titre de 1932 à 1956. Parallèlement, André
Guillaumin exerça la fonction de président de la Société botanique de France dès 1935, et
celle de directeur du Jardin des plantes. Très actif en ce domaine, il dota ce dernier d’un
jardin d’hiver, d’un parc mexicain, d’un jardin alpin et d’un parc écologique. Il créa
également le “jardin de Jussieu” à Versailles en 1922, devenu par la suite le musée de
l’Arbre. Il contribua pour une large part à faire connaître un grand nombre de plantes
méconnues et à mettre au point le code de nomenclature horticole. Il reste une référence
en matière de citrus, de cactées et de plantes grasses et a pu être considéré comme le
plus grand spécialiste de la flore de la Nouvelle-Calédonie. Il mourut en 1974, en laissant
derrière lui une œuvre scientifique considérable, avec des ouvrages tels que Notes de
paléolithique néo-calédonienne (1919), Arbres et arbrisseaux utiles (1928), Les cactées
cultivées (1931), etc.
Un peintre chanceux —
Armand Guillaumin se passionna très jeune pour les arts et les
lettres. Né en 1841 à Paris, ce fils de tailleur eut pour amis de lycée Pierre Outin, qui
devint peintre par la suite, et Eugène Meunier, dont Renoir fit le portrait. Employé à seize
ans par son oncle dans un commerce de lingerie féminine, il travailla ensuite pour la
Société des chemins de fer Paris-Orléans. Dans le même temps, il prenait des cours du
soir de dessin et, installé à Montmartre, le quartier des artistes, il profitait du dimanche
pour exercer ses talents de peintre. Dès 1861, il suivit les cours de l’Académie suisse, où il
fit la rencontre de Pissaro, avec qui il se lia d’amitié, mais aussi de Cézanne, Manet,
Degas, Renoir et Sisley. Il participa au Salon des refusés en 1863 et se consacra
exclusivement à la peinture à partir de 1866. Méconnu et à court d’argent, il dut peindre
des stores pour survivre et accepta finalement un emploi dans l’administration des Ponts
et Chaussées. Il continua cependant à peindre : il réalisa le portrait de Pissaro et participa
avec
Van
Gogh,
Gauguin
et Seurat à
l’essentiel des expositions des peintres
impressionnistes. C’est finalement en gagnant une fortune à la loterie du Crédit foncier,
en 1891, qu’il eut les moyens de se consacrer pour de bon à sa passion et ce, jusqu’à sa
mort en 1927. Une partie de son œuvre se trouve aujourd’hui au musée de
l’Impressionnisme.
Les Guillaumin dans l’histoire —
D’autres Guillaumin se sont illustrés au cours des
siècles : l’avocat Augustin Guillaumin (1802-1881), originaire d’Italie, qui présenta à
Napoléon III un placet Sur la question d’amélioration et d’assainissement de la Sologne ;
le cultivateur et écrivain Emile Guillaumin (1873-1951), auteur de Ma cueillette et La vie
d’un simple, Mémoires d’un métayer ; le libraire et auteur Gilbert-Urbain Guillaumin
(1801-1864), spécialisé en économie politique et en commerce ; l’ingénieur Jacques
Guillaumin, né en 1926 dans le Cher, directeur adjoint honoraire à EDF-GDF à partir de
1990 ; le journaliste Claude Guillaumin, né en 1929, qui collabora à L’Est Républicain de
1951 à 1958, à Europe 1 (1962-1971), à l’hebdomadaire L’Express (1971-1972), à France-
Inter (1975-1993), puis au Centre de formation des journalistes (1962-1982) ; etc.
Autres noms de même signification :
Guilhen (540, Puy-de-Dôme), Guillaumat (304,
Nièvre), Guillaume (35 000, Paris), Guillaumet (1 072, Marne), Guillaumon (155, Nord),
Guillaumot (1 415,