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Origine du nom de famille HABERT

De
2 pages
HABERT

A l’origine — Habert est issu d’un ancien nom de baptême germanique Hadberht (de
had-, combat et de -berht, illustre). Les Habert sont près de 3 800 aujourd’hui en France.
Leurs trois premiers départements d’implantation sont le Loir-et-Cher, Paris et l’Indre-et-
Loire.
Dans les lettres — Le poète François Habert, né en 1508 aux alentours d’Issoudun et
mort à Paris en 1561, protégé par François Ier et Henri II, a composé une œuvre
immense dans la tradition des grands rhétoriqueurs. Mentionnons La Jeunesse du Banny
de Liesse, Le Jardin de félicité ainsi que Le Combat de Cupido et de la mort, écrit datant
de 1541. Semant ses poèmes de sentences et de morales, il adopte souvent un style
allégorique. Il a traduit en vers les Métamorphoses d’Ovide, en 1549 et 1557. N’oublions
pas l’écrivain Germain Habert, né en 1600 à Paris et mort dans cette même ville en 1654.
Aumônier du roi, il a publié La Métamorphose des yeux de Philis en astres en 1639. Son
frère Philippe, également poète (1605-1637), s’était parallèlement engagé dans les armes
et a laissé un poème sur la mort de Madame de Meilleraye, que l’on peut trouver dans le
recueil Le Temple de la mort (1637).
Au tableau d’honneur de la Grande Guerre — De nombreux Habert ont combattu
durant la Première Guerre mondiale, au péril de leur vie. Parmi eux, évoquons, à titre
d’exemple, le soldat au 72ème d’infanterie René Habert, qui a mérité cette citation à
l’ordre de l’armée : « S’est toujours offert pour les missions ...
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H
ABERT
A l’origine —
Habert est issu d’un ancien nom de baptême germanique Hadberht (de
had-, combat et de -berht, illustre). Les Habert sont près de 3 800 aujourd’hui en France.
Leurs trois premiers départements d’implantation sont le Loir-et-Cher, Paris et l’Indre-et-
Loire.
Dans les lettres —
Le poète François Habert, né en 1508 aux alentours d’Issoudun et
mort à Paris en 1561, protégé par François Ier et Henri II, a composé une œuvre
immense dans la tradition des grands rhétoriqueurs. Mentionnons La Jeunesse du Banny
de Liesse, Le Jardin de félicité ainsi que Le Combat de Cupido et de la mort, écrit datant
de 1541. Semant ses poèmes de sentences et de morales, il adopte souvent un style
allégorique. Il a traduit en vers les Métamorphoses d’Ovide, en 1549 et 1557. N’oublions
pas l’écrivain Germain Habert, né en 1600 à Paris et mort dans cette même ville en 1654.
Aumônier du roi, il a publié La Métamorphose des yeux de Philis en astres en 1639. Son
frère Philippe, également poète (1605-1637), s’était parallèlement engagé dans les armes
et a laissé un poème sur la mort de Madame de Meilleraye, que l’on peut trouver dans le
recueil Le Temple de la mort (1637).
Au tableau d’honneur de la Grande Guerre —
De nombreux Habert ont combattu
durant la Première Guerre mondiale, au péril de leur vie. Parmi eux, évoquons, à titre
d’exemple, le soldat au 72ème d’infanterie René Habert, qui a mérité cette citation à
l’ordre de l’armée : « S’est toujours offert pour les missions particulièrement dangereuses
dans la relève des blessés sur le champ de bataille. A été très grièvement atteint.
Excellent soldat, d’une bravoure et d’un allant remarquables. Cité deux fois pour sa belle
conduite au fer. A été atteint d’une blessure grave, le 19 décembre 1914, en allant
relever un blessé. »
Une famille célèbre —
Seigneur du Mesnil, clerc du greffe criminel du parlement de
Paris, Philippe Habert eut deux fils. Philippe (1546-1641) était trésorier de la maison et
des finances du duc de Guise, receveur et payeur de la gendarmerie légère de France en
1584 et épousa Angélique Cherruyer dont il eut cinq fils dont Nicolas, avocat au
Parlement et au conseil du roi (1626), qui se fit prêtre en 1658. Le second, Philippe, était
commissaire de l’artillerie. Son frère germain fut abbé de Cérizy et Pierre, un autre frère,
lui succéda à la même fonction. L’aîné des enfants de Philippe, Louis (1530-1622),
seigneur de Montmort, trésorier payeur des compagnies d’ordonnance, secrétaire de la
chambre du roi (1573), trésorier général des galères (1580), trésorier de l’extraordinaire
des guerres (1584) et conseiller d’Etat épousa Marie Rubentel dont il eut six enfants dont
Pierre, évêque de Cahors, Antoine et Jean-Robert, trésorier de l’extraordinaire des
guerres (1600) et trésorier de l’épargne. Le fils de ce dernier, Henri-Louis, eut pour fils
Louis-Henri, conseiller au parlement de Paris (1658) et maître des requêtes (1667), sans
oublier Louis, évêque de Perpignan et Jean-Louis, intendant des galères de France à
Marseille (1689) et maître des requêtes (1699).
Que d’artistes ! —
De nombreux Habert se sont illustrés dans les arts. Le graveur
Nicolas Habert naquit en 1650 à Paris. Il produisit un grand nombre de portraits de
littérateurs et de personnages célèbres et travailla pour les libraires. Le peintre Verrier
René Habert exerçait à Angers en 1668. Le peintre et sculpteur Charles Habert travaillait
à Paris en 1783. Né en 1824 à Paris et mort dans cette même ville en 1893, le sculpteur
Alfred Louis Habert étudia sous la direction de Pradier et prit part au Salon de Paris en
1850. Mort en 1916 à Saint-Jean-le-Thomas, le peintre de genre et portraitiste Eugène
Habert était élève de Gleyre et de Bonnat. Il débuta au Salon de Paris en 1876 et
participa aux Salons de la société nationale des beaux-arts. Il décora de nombreux
monuments publics, comme l’Hôtel de ville de Neuilly-sur-Seine. Il a réalisé Odalisque, La
Danseuse aux serpents et Jeune femme orientale. Né vers 1830 à Brunswick et mort en
1904 à Düsseldorf, le peintre de paysages Wilhelm Habert étudia à Düsseldorf sous la
direction de Gude. Enfin, le peintre, dessinateur et graveur Jules Auguste Habert-Dys
était l’élève d’Ulysse Bernard à