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Origine du nom de famille HAFFNER

De
2 pages
HAFFNER

A l’origine — Issu de l’allemand hafen, vase de terre, Haffner désignait à l’origine un
potier. Les Haffner sont près de 2 000 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers
départements d’implantation sont la Moselle, le Haut-Rhin et le Bas-Rhin.
Les premiers coffres-forts — Jean-Pierre Haffner (1821-1880), né à Sarreguemines
(Moselle), était apprenti serrurier chez son père, avant d’entreprendre son tour de
France. Installé à Paris, il fonda en 1847 la société qui porte son nom et qui connut un
grand développement. Il créa des fonderies de cuivre et de fonte à Sarreguemines et à
Bliescastel en Allemagne. Il fut l’inventeur du coffre-fort moderne, qu’il perfectionna
constamment. Il inventa l’isoloir, tôle forte qui protège le coffre du feu et une serrure
incrochetable qu’il breveta en 1875. Il obtint plusieurs médailles à des expositions
universelles à Paris, Londres et Vienne et fut aussi conseiller municipal de Sarreguemines
où il créa une société de secours mutuel ouvrière.
Des artistes — De nombreux Haffner ont su se faire reconnaître dans l’univers fermé
des arts. Le peintre sur verre suisse Thomas Haffner travailla au XVème siècle à Soleure.
Le graveur au burin Melchior Haffner réalisa des illustrations pour les librairies d’Ulm,
d’Augsbourg et de Vienne. Il exécuta les portraits de l’ouvrage Templum Honoris
Reseratum, paru en 1673. Né en 1654 à Bologne, mort en 1732 à Gênes, le peintre Anton
Maria Haffner, fils d’un soldat suisse, étudia sous la direction ...
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H
AFFNER
A l’origine —
Issu de l’allemand hafen, vase de terre, Haffner désignait à l’origine un
potier. Les Haffner sont près de 2 000 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers
départements d’implantation sont la Moselle, le Haut-Rhin et le Bas-Rhin.
Les premiers coffres-forts —
Jean-Pierre Haffner (1821-1880), né à Sarreguemines
(Moselle), était apprenti serrurier chez son père, avant d’entreprendre son tour de
France. Installé à Paris, il fonda en 1847 la société qui porte son nom et qui connut un
grand développement. Il créa des fonderies de cuivre et de fonte à Sarreguemines et à
Bliescastel en Allemagne. Il fut l’inventeur du coffre-fort moderne, qu’il perfectionna
constamment. Il inventa l’isoloir, tôle forte qui protège le coffre du feu et une serrure
incrochetable qu’il breveta en 1875. Il obtint plusieurs médailles à des expositions
universelles à Paris, Londres et Vienne et fut aussi conseiller municipal de Sarreguemines
où il créa une société de secours mutuel ouvrière.
Des artistes —
De nombreux Haffner ont su se faire reconnaître dans l’univers fermé
des arts. Le peintre sur verre suisse Thomas Haffner travailla au XVème siècle à Soleure.
Le graveur au burin Melchior Haffner réalisa des illustrations pour les librairies d’Ulm,
d’Augsbourg et de Vienne. Il exécuta les portraits de l’ouvrage Templum Honoris
Reseratum, paru en 1673. Né en 1654 à Bologne, mort en 1732 à Gênes, le peintre Anton
Maria Haffner, fils d’un soldat suisse, étudia sous la direction de Canuti et Mitelli. Il
travailla à la décoration de l’église San Domenico e Sisto à Rome, et à celle du palais
Spinola, de l’église Saint-Philippe-Néri et de l’oratoire Balbi à Gênes. Il entra dans les
ordres peu de temps après. Son frère aîné Enrico Haffner, né en 1640 à Bologne et mort
dans cette ville en 1702, abandonna une carrière militaire pour les beaux-arts. Il décora
avec Canuti les Palais Colonna, Altieri et le palais du grand duc de Modène. Joseph A.
Haffner peignit vers 1745 pour l’église de Sarnen. Le peintre danois Johann Heinrich
Wilhelm von Haffner (1746-1808) était officier de l’armée danoise. Il réalisa des portraits
au pastel, dont ceux de la Famille royale danoise. Le peintre de portraits et de paysages
Félix Haffner naquit à Strasbourg en 1818 et mourut au Mesnil-Ancelot en Seine-et-
Marne en 1875. Il travailla dans l’atelier de Sandmann puis exposa au Salon de Paris
entre 1844 et 1869. Parmi ses œuvres, citons Le Coup double, Le Marché de Sélestat ou
la Halte de gitans. Le peintre Léon Haffner (1881-1972) devint membre des peintres de la
marine à partir de 1918. Il exposa au Salon des artistes français et à la galerie Katia
Granoff d’Honfleur, en 1991 et 1993. Mentionons parmi ses œuvres Les Trois-mâts,
Paquebot de la compagnie générale transatlantique ou L’Expédition de Lapérouse de
1780.
Cinéma ou télévision —
De nombreux Haffner se sont illustrés au cinéma ou à la
télévision. Eddie Haffner a tenu le rôle de Midget dans la comédie de Roy Del Ruth Five
and Ten Cent Annie (1928). La comédienne Erna Haffner (1913-1989) a commencé sa
carrière en 1950 dans le court-métrage d’Herbert Lander Blauer Dunst, puis joua dans
une trentaine de films dont Wenn am Sonntagabend die Dorfmusik spielt (1953) et Didi
une die Rache der Enterbten (1985). Enfin, le compositeur Mark Haffner a travaillé sur la
bande originale du court-métrage de Lou Hernandez Tacklebox (1999) et sur le western
de Merlin Miller Jericho (2000).
Les Haffner dans l’histoire —
Citons aussi : l’écrivain allemand Johann Christian
Friedrich Häffner (1759-1833), qui fit paraître en 1785 sa version du mythe d’Electre, sous
le titre Elektra ; le théologien protestant Isaac Haffner (1751-1831), né à Strasbourg, qui
étudia à Strasbourg et Göttingen, fut professeur à la faculté de théologie en 1788 et
doyen en 1819 ; le peintre Félix Haffner (1818-1875), né à Strasbourg, qui exposa à
partir de 1844 des scènes de genre alsaciennes : Le marché de Sélestat, Vendanges en
Alsace, Bords du Rhin…; l’architecte Jean-Jacques Haffner (1885-1961), né à Sainte-
Marie-aux-Mines, qui obtint le grand prix de Rome d’architecture en 1919, restaura des
monuments historiques de Rome, et fut