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Origine du nom de famille HARMAND

De
2 pages
HARMAND

A l’origine — Harmand correspond à un ancien nom de baptême d’origine germanique,
composé de hart-, dur, et de -man, homme. Les porteurs du nom Harmand sont
actuellement environ 2 600 en France. Leurs deux premiers départements d’implantation
sont la Meurthe-et-Moselle et les Vosges.
Au tableau d’honneur de la Grande Guerre — De nombreux Harmand ont combattu
durant la Première Guerre mondiale, bien souvent au prix de leur vie. Parmi eux, citons à
titre d’exemple le capitaine au 10ème génie André Harmand, décoré et cité à l’ordre de
l’armée en ces termes : “ A montré les plus belles qualités dans l’attaque et la défense
d’un village dans la nuit du 12 mai 1915. S’est placé en tête d’une colonne armée de
pétards et de bombes, donnant à tous l’exemple du plus beau courage. A été blessé
mortellement ” ; ou encore le lieutenant au 279ème d’infanterie, cité ainsi : “ grièvement
blessé le 11 octobre 1915 pour la deuxième fois, au moment où il précédait sa compagnie
à l’attaque d’une position allemande, faisant preuve de la plus belle intrépidité ”.
Pour le bannissement de Louis XVI — Jean-Baptiste Harmand naquit dans la Meuse
en 1751 et mourut à Paris en 1816. Etudiant le droit à l’université de Reims, il devint
avocat à Bar-le-Duc en 1776. A la Révolution, il était juge de paix au même lieu et
commandant de la garde nationale. Elu député de la Convention en 1792, il fut envoyé
en mission un an plus tard, avec l’armée de Moselle. Modéré, votant le bannissement ...
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H
ARMAND
A l’origine —
Harmand correspond à un ancien nom de baptême d’origine germanique,
composé de hart-, dur, et de -man, homme. Les porteurs du nom Harmand sont
actuellement environ 2 600 en France. Leurs deux premiers départements d’implantation
sont la Meurthe-et-Moselle et les Vosges.
Au tableau d’honneur de la Grande Guerre —
De nombreux Harmand ont combattu
durant la Première Guerre mondiale, bien souvent au prix de leur vie. Parmi eux, citons à
titre d’exemple le capitaine au 10ème génie André Harmand, décoré et cité à l’ordre de
l’armée en ces termes : “ A montré les plus belles qualités dans l’attaque et la défense
d’un village dans la nuit du 12 mai 1915. S’est placé en tête d’une colonne armée de
pétards et de bombes, donnant à tous l’exemple du plus beau courage. A été blessé
mortellement ” ; ou encore le lieutenant au 279ème d’infanterie, cité ainsi : “ grièvement
blessé le 11 octobre 1915 pour la deuxième fois, au moment où il précédait sa compagnie
à l’attaque d’une position allemande, faisant preuve de la plus belle intrépidité ”.
Pour le bannissement de Louis XVI —
Jean-Baptiste Harmand naquit dans la Meuse
en 1751 et mourut à Paris en 1816. Etudiant le droit à l’université de Reims, il devint
avocat à Bar-le-Duc en 1776. A la Révolution, il était juge de paix au même lieu et
commandant de la garde nationale. Elu député de la Convention en 1792, il fut envoyé
en mission un an plus tard, avec l’armée de Moselle. Modéré, votant le bannissement de
Louis XVI plutôt que la mort lors du procès de celui-ci, il se fit membre du Comité de
sûreté générale et fut chargé de la police à Paris. Bon nombre de détenus furent libérés
grâce à lui. Commissaire extraordinaire aux Indes orientales en 1795, il s’opposa à la
réunion de la Belgique et de la France à son retour sur Paris. Il fut ensuite député du
Conseil des anciens. En 1799, il entra au Conseil des Cinq-Cents. Nommé préfet du Haut-
Rhin par Bonaparte, il abandonna la politique peu de temps après afin de se livrer à des
travaux de jurisprudence et à des recherches littéraires. Il ne fut pas tranquille pour
autant : en 1813, on l’accusa d’avoir tenu des propos hostiles au gouvernement, ce qu’il
lui valut d’être arrêté. Bien que son innocence ait été prouvée, il vécut dans la misère
jusqu’à la fin de sa vie, cette histoire lui ayant gravement porté préjudice.
Un explorateur en Indochine —
Né à Saumur en 1845, François-Jules-Marie Harmand
étudia à Versailles puis à l’Ecole de santé militaire de Strasbourg. Envoyé en Cochinchine
en 1866 en tant qu’aide médecin, il prit part, en 1870, aux combats de la Baltique et de
la mer du Nord, comme médecin auxiliaire. Rejoignant l’expédition de Francis Garnier au
Tonkin, il devint commandant de la province et de la forteresse de Nam-Dinh. Entre 1875
et 1877, il fut chargé d’une mission d’exploration scientifique en Indochine, où il observa
les tribus et les monuments anciens. Nommé conservateur de l’exposition permanente
des produits des colonies françaises au Palais de l’industrie à son retour en France, il
obtint en 1881 le titre de consul à Bangkok, puis en 1883 celui de commissaire général de
France au Tonkin. Consul général de France à Calcutta en 1885, il devint, cinq ans plus
tard, ministre plénipotentiaire au Chili et gérant de la légation de Santiago, puis ministre
plénipotentiaire à Tokyo pendant onze ans. Il prit sa retraite en 1906, une quinzaine
d’années avant sa mort.
Professeur d’histoire ancienne —
Louis-Marie-Adolphe Harmand naquit à Nancy en
1906, et s’éteignit à Onville dans la Meurthe-et-Moselle en 1974. Licencié d’histoire et de
géographie en 1928, il devint, quatre ans plus tard, professeur au lycée de Valenciennes.
Enseignant au lycée Voltaire à Paris en 1938, il fut chargé, durant la Seconde Guerre
mondiale, de cours complémentaires sur l’histoire ancienne à la Sorbonne et à l’Ecole
normale supérieure de Fontenay-aux-Roses. Auteur de la thèse Le Patronat sur les
collectivités publiques, des origines au Bas-Empire (1949), il devint professeur titulaire à la
faculté de Clermont-Ferrand en 1951, puis doyen de celle de Rouen en 1969. Parmi ses
ouvrages, mentionnons