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Origine du nom de famille HAVARD

De
2 pages
HAVARD

A l’origine — De l’ancien français havet (pic), Havard désignait celui qui creusait à l’aide
de cet instrument... et non un harpagon près de ses sous ! Les Havard sont près de
4 400 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont l’Ille-
et-Vilaine, la Seine-Maritime et l’Orne.
Une victime des persécutions religieuses — Joseph Havard, né à Thourie en 1790,
débuta sa carrière comme avocat au sein du cabinet de M. Corbière, futur ministre de
l’Intérieur. En 1821, il abandonna son poste pour entrer au séminaire de Saint-Sulpice !
Ordonné prêtre, il intégra les missions étrangères et fut envoyé au Tonkin occidental.
Professeur dans un séminaire local, il mena des missions d’évangélisation dans différents
districts. Il devint évêque de Castoria en 1829. Cependant, les prêtres et les fidèles furent
les victimes d’une impitoyable répression orchestrée par les autorités tonkinoises à partir
de 1833. Mgr Havard dut se cacher et mener une vie d’errance dans les épaisses forêts
du pays. Il mourut d’épuisement près de Ninh Binh en 1838.
Dans la vie publique— De nombreux Havard se sont engagés dans la vie publique et
sont devenus maires de leur commune : l’élu municipal Bertrand Havard, syndic des
bourgeois de Saint-Brieuc (1620) ; l’homme politique Jean-François Havard-Duclos, né à
Nantes au XVIIIème siècle, maire de Saint-Nazaire au début du XIXème siècle ; l’homme
politique Etienne Havard, maire de la commune de Fercé en Loire-Atlantique, dans ...
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H
AVARD
A l’origine —
De l’ancien français havet (pic), Havard désignait celui qui creusait à l’aide
de cet instrument... et non un harpagon près de ses sous ! Les Havard sont près de
4 400 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont l’Ille-
et-Vilaine, la Seine-Maritime et l’Orne.
Une victime des persécutions religieuses
— Joseph Havard, né à Thourie en 1790,
débuta sa carrière comme avocat au sein du cabinet de M. Corbière, futur ministre de
l’Intérieur. En 1821, il abandonna son poste pour entrer au séminaire de Saint-Sulpice !
Ordonné prêtre, il intégra les missions étrangères et fut envoyé au Tonkin occidental.
Professeur dans un séminaire local, il mena des missions d’évangélisation dans différents
districts. Il devint évêque de Castoria en 1829. Cependant, les prêtres et les fidèles furent
les victimes d’une impitoyable répression orchestrée par les autorités tonkinoises à partir
de 1833. Mgr Havard dut se cacher et mener une vie d’errance dans les épaisses forêts
du pays. Il mourut d’épuisement près de Ninh Binh en 1838.
Dans la vie publique—
De nombreux Havard se sont engagés dans la vie publique et
sont devenus maires de leur commune : l’élu municipal Bertrand Havard, syndic des
bourgeois de Saint-Brieuc (1620) ; l’homme politique Jean-François Havard-Duclos, né à
Nantes au XVIIIème siècle, maire de Saint-Nazaire au début du XIXème siècle ; l’homme
politique Etienne Havard, maire de la commune de Fercé en Loire-Atlantique, dans les
années 1970 ; l’homme politique Michel Havard, député UMP de Lyon (2007) ; Michel
Havard, maire de Bolbec (Seine-Maritime) de 1988 à 1995 et réélu en 2001 ; René
Havard, élu maire d’Omonville (Seine-Maritime) en 2001 ; Jean-Claude Havard, élu maire
de Plouër-sur-Rance (Côtes-d’Armor) en 2001 ; Francis Havard, élu maire de La
Bouëxière (Ille-et-Vilaine) en 2001 ; Joseph Havard, élu maire de Livré-sur-Changeon
(Ille-et-Vilaine) en 2001 ; etc.
Les Havard dans l’histoire
— Citons en outre : le critique d’art Henry Havard (1838-
1921), auteur d’ouvrages tels que L’art et les artistes hollandais ou Amsterdam et Venise
(1878) ; le militant nationaliste Robert Havard de la Montagne (1877-1963), journaliste au
sein de différentes feuilles patriotiques, responsable de la revue de presse du journal
Action française (1908), partisan du maréchal Pétain durant l’Occupation, qui collabora à
plusieurs publications royalistes comme Aspects de la France après la Libération ; l’artiste
peintre Valérie Havard, née en 1878, qui exposa au Salon des artistes français entre 1902
et 1909 ; le compositeur Joachim Havard de la Montagne (1927-2003), organiste et chef
de chœur français dont le répertoire est inspiré par Gabriel Fauré et le chant grégorien ;
la musicienne Élisabeth Havard de la Montagne (1927-1980), organiste et claveciniste ; le
syndicaliste et résistant Gaston Havard, né en 1900, adjoint des études à la direction des
Travaux maritimes à l’Arsenal maritime de Toulon, secrétaire de l’Union départementale
du Var de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) qui s’engagea, sous
le pseudonyme de Hardi ou Foch, dans la clandestinité durant l’Occupation au sein de la
branche marine du réseau franco-polonais Interallié ou Azur F2 (1940) et qui rejoignit le
ministère de l’Information du Gouvernement provisoire à Alger (1944) ; l’historien Gilles
Havard, membre du centre de recherches sur l’histoire des États-Unis et du Canada,
spécialiste de l’histoire de la Nouvelle-France, auteur de La Grande Paix de Montréal de
1701 : les voies de la diplomatie franco-amérindienne (1992) ou d’un titre sur Empire et
métissage : la naissance du Pays d’En Haut, une région franco-amérindienne, 1660-
1715 ; l’artiste peintre Benoît Havard, auteur de paysages et marines dont l’œuvre est
inspirée par l’Afrique du Nord ; etc.
Autres noms de même signification :
Havel (600, Seine-Maritime), Havet (2 700,
Nord), Havette (305, Meuse), Havot (370, Aisne), Havret (500, Nord)…© Archives &
Culture. Reproduction et diffusion