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Origine du nom de famille HEITZ

De
2 pages
HEITZ

A l’origine — Heitz, forme dénasalisée de Heintz, est un autre diminutif affectueux du
nom de baptême Heinrich. Il est actuellement porté par plus de 5 700 personnes en
France. Celles-ci sont principalement implantées dans le Bas-Rhin et en Moselle.
Une vie nouvelle — C’est une aventure peu banale et qui faillit se terminer
tragiquement qui arriva à Fernand-Joseph Heitz. Ce fils de boucher, né à Saverne en
1891, fut mobilisé en 1914 dans l’armée allemande. Echappé de justesse à la tuerie de
Verdun, il resta seul rescapé de toute sa compagnie. Il fut pourtant considéré comme
mort et décoré à titre posthume de la Croix de fer. Après la guerre, une nouvelle vie
commença alors pour lui : il devint procureur du tribunal de bailliage de Sarrebourg, puis
juge cantonal à Truchtersheim. Elu bâtonnier en 1930, il milita au sein du mouvement
d’extrême-droite, l’Action française, et collabora au National d’Alsace sous le pseudonyme
de Fonanne, puis, ayant perdu confiance envers le comte de Paris, il quitta les rangs
royalistes. Nommé conseiller à la cour d’appel d’Alger en 1939, il devint en 1944 président
de chambre à la cour d’Alger et membre du Comité français de libération nationale.
L’année suivante, il fut nommé procureur général de la cour de Nancy et reprit sa robe
d’avocat à Colmar pour se présenter, sans succès, aux élections législatives sous la
bannière du Parti républicain de la liberté. Outre Le barreau de Colmar, 1712-1780
(1932), il publia de nombreux ...
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H
EITZ
A l’origine —
Heitz, forme dénasalisée de Heintz, est un autre diminutif affectueux du
nom de baptême Heinrich. Il est actuellement porté par plus de 5 700 personnes en
France. Celles-ci sont principalement implantées dans le Bas-Rhin et en Moselle.
Une vie nouvelle —
C’est une aventure peu banale et qui faillit se terminer
tragiquement qui arriva à Fernand-Joseph Heitz. Ce fils de boucher, né à Saverne en
1891, fut mobilisé en 1914 dans l’armée allemande. Echappé de justesse à la tuerie de
Verdun, il resta seul rescapé de toute sa compagnie. Il fut pourtant considéré comme
mort et décoré à titre posthume de la Croix de fer. Après la guerre, une nouvelle vie
commença alors pour lui : il devint procureur du tribunal de bailliage de Sarrebourg, puis
juge cantonal à Truchtersheim. Elu bâtonnier en 1930, il milita au sein du mouvement
d’extrême-droite, l’Action française, et collabora au National d’Alsace sous le pseudonyme
de Fonanne, puis, ayant perdu confiance envers le comte de Paris, il quitta les rangs
royalistes. Nommé conseiller à la cour d’appel d’Alger en 1939, il devint en 1944 président
de chambre à la cour d’Alger et membre du Comité français de libération nationale.
L’année suivante, il fut nommé procureur général de la cour de Nancy et reprit sa robe
d’avocat à Colmar pour se présenter, sans succès, aux élections législatives sous la
bannière du Parti républicain de la liberté. Outre Le barreau de Colmar, 1712-1780
(1932), il publia de nombreux articles dans des revues spécialisées d’Alsace. Il mourut –
véritablement cette fois-ci ! – en 1963, à Colmar.
Les Heitz pendant la Grande Guerre —
De nombreux autres Heitz furent enrôlés
pendant la Première Guerre mondiale. Parmi eux, on peut citer Georges Heitz, “sous-
officier d’élite”, qui s’illustra au sein de l’armée française par “son énergie et son sang-
froid remarquables”. Blessé une première fois le 29 août 1914, il refusa de faire évacuer,
et fut blessé une deuxième fois le 24 septembre 1914. Cité à l’ordre de l’armée, il fut
aussi décoré de la Médaille militaire.
L’attachement aux racines —
De nombreux Heitz restèrent très attachés à leur terre
d’origine. Ainsi, Robert Heitz mêla son amour pour l’Alsace à sa passion pour la peinture,
et publia L’Alsace vue par les artistes en 1952 et La peinture en Alsace : 1050-1090 en
1975. Georges Heitz, pour sa part, fit paraître en 1988 un Regard sur la cathédrale de
Metz, en collaboration avec Georges Bianchi.
Une passion pour l’architecture —
Spécialisée en architecture religieuse ancienne,
Carole Heitz publia de nombreux ouvrages, comme ses Recherches sur les rapports entre
architecture et liturgie à l’époque carolingienne (1963), son étude de L’architecture
religieuse carolingienne : les formes et leurs fonctions (1980), ses ouvrages sur La France
pré-romane : archéologie et architecture religieuse du Haut Moyen Age : IVème siècle-An
Mille (1987) et sur Le rayonnement spirituel et culturel de l’abbaye de Saint-Gall (2001).
Quant à Bernard Heitz, il est à l’origine de l’ouvrage Andrault, Parat : architectures, publié
en 1991.
Les Heitz dans l’histoire —
Citons, parmi les autres Heitz notables : le préfet
apostolique de Saint-Pierre-et-Miquelon, né à Mulhouse en 1861 et mort à Chevilly (Val-
de-Marne) en 1944 ; Henri Heitz, auteur du livre La forêt du Gabm, préfacé par Philippe
Guinier et publié en 1943 ; l’auteur Raymond Heitz qui fit paraître Peter Hacks : théâtre
et socialisme en 1984 et Le drame de chevalerie dans les pays de langue allemande : fin
du XVIIIème siècle et début du XIXème siècle en 1995 ; le jardinier Halina Heitz qui fit
profiter de son savoir-faire en publiant un Guide pratique des plantes d’intérieur en 1992
et un Guide pratique des plantes de balcon et de terrasse en 1993 ; etc.
Autres noms de même signification :
Heitzler (700, Haut-Rhin), Heitzmann (1900,
Haut-Rhin)…© Archives & Culture. Reproduction et diffusion interdites. Usage privé
seulement.