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Origine du nom de famille HUBERT

De
2 pages
HUBERT

A l’origine— Voici un patronyme qui provient tout simplement du nom de baptême
Hubert, lui-même issu d’un nom de personne d’origine germanique, Hugberht (de hugu-
, intelligence, et de -berht, brillant, illustre). La France compte aujourd’hui environ 32 000
porteurs de ce patronyme. Près de 4 000 personnes portent aujourd’hui ce nom de
famille en Belgique.
L’attrait des terres lointaines... — Pour des raisons fort diverses, de nombreux
Hubert s’aventurèrent hors de France. Citons : l’Orléanais Étienne Hubert (1567-1614),
médecin d’Henri IV qui apprit l’hébreu et l’arabe afin d’entreprendre un voyage en
Afrique et de se rendre compte des connaissances arabes dans le domaine des sciences
médicales ; l’explorateur et savant Charles Hubert (1837-1884), assassiné à Djedda, en
Arabie Saoudite ; le météorologiste Henry Hubert (1879-1941), inspecteur administrateur
de colonies, directeur du services des mines de et de la météo en AOF, élu en 1932 à
l’Académie des sciences coloniales et qui a mis au point les cartes géologiques du
Dahomey, de la Guinée, de la Côte-d’Ivoire, du Soudan, de Haute-Volta, du Sénégal ;
Amand Hubert (1900-1980), missionnaire né en Loire-Atlantique, envoyé au vicariat du
delta du Nil, évêque de Saïs sacré au Caire en 1959 ; etc.
... Et le goût du passé — D’autres Hubert se sont consacrés à l’étude des documents
anciens, comme : Théodore Hubert (1835-1904), chartiste né à Bourges, directeur des
archives départementales de l’Indre ; son fils ...
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H
UBERT
A l’origine—
Voici un patronyme qui provient tout simplement du nom de baptême
Hubert, lui-même issu d’un nom de personne d’origine germanique, Hugberht (de hugu-
, intelligence, et de -berht, brillant, illustre). La France compte aujourd’hui environ 32 000
porteurs de ce patronyme. Près de 4 000 personnes portent aujourd’hui ce nom de
famille en Belgique.
L’attrait des terres lointaines... —
Pour des raisons fort diverses, de nombreux
Hubert s’aventurèrent hors de France. Citons : l’Orléanais Étienne Hubert (1567-1614),
médecin d’Henri IV qui apprit l’hébreu et l’arabe afin d’entreprendre un voyage en
Afrique et de se rendre compte des connaissances arabes dans le domaine des sciences
médicales ; l’explorateur et savant Charles Hubert (1837-1884), assassiné à Djedda, en
Arabie Saoudite ; le météorologiste Henry Hubert (1879-1941), inspecteur administrateur
de colonies, directeur du services des mines de et de la météo en AOF, élu en 1932 à
l’Académie des sciences coloniales et qui a mis au point les cartes géologiques du
Dahomey, de la Guinée, de la Côte-d’Ivoire, du Soudan, de Haute-Volta, du Sénégal ;
Amand Hubert (1900-1980), missionnaire né en Loire-Atlantique, envoyé au vicariat du
delta du Nil, évêque de Saïs sacré au Caire en 1959 ; etc.
... Et le goût du passé —
D’autres Hubert se sont consacrés à l’étude des documents
anciens, comme : Théodore Hubert (1835-1904), chartiste né à Bourges, directeur des
archives départementales de l’Indre ; son fils Eugène Hubert (1866-1940), également
chartiste qui lui succéda à la tête des archives de l’Indre de 1895 à 1931, fondateur de la
Revue archéologique du Berry ; l’ethnologue Henri Hubert (1872-1927), spécialiste des
langues sémitiques et des religions de l’Assyrie, professeur à l’École du Louvre, directeur
à l’École des hautes études ; etc.
Deux intellectuels homonymes
— L’éminent docteur en médecine Eugène Hubert
(1839-1905), également professeur de l’université de Louvain, devint président de
l’Académie royale de médecine de Belgique. Il a publié un ouvrage sur Le Père Damien,
la lèpre et l’île de Molokaï en 1889, un autre sur Le devoir du médecin en 1897 ainsi que
de nombreuses études. Son homonyme Eugène Hubert (1853-1931) était professeur
émérite et recteur de l’université de Liège. Docteur en philosophie et lettres, il occupa
également quelque temps les fonctions de ministre des Sciences et des Arts. Il publia de
nombreux ouvrages, parmi lesquels Le Coup d’œil sur les réformes de Joseph II en 1876,
une Etude sur la condition des protestants en Belgique depuis Charles Quint à Joseph II
en 1882 ou Les finances des Pays-Bas à l’avènement de Joseph II en 1899.
Des lois pour les ouvriers
— L’homme politique catholique Armand Hubert (1857-
1940)
était
substitut
de
procureur
du
roi
de
1885 à
1894 puis commissaire
d’arrondissement de 1894 à 1904. Il fut élu sénateur de l’arrondissement de Mons-
Soignies de 1900 à 1921. Nommé ministre de l’Industrie et du travail, il défendit devant le
Parlement belge de nombreux projets de lois concernant le logement ouvrier, la durée de
travail et les pensions de vieillesse.
Ami de Verlaine et ministre de la Justice —
Lucien Hubert (1868-1938), ami de
Verlaine, fut administrateur des colonies, député puis sénateur des Ardennes. Délégué de
la France à la Société des nations, il devint ministre de la Justice en 1929.
Les Hubert dans l’histoire —
Citons entre autres : l’avocat à la Cour d’appel de
Léopoldville Fernand Hubert, né en 1889, aussi homme de lettres sous le pseudonyme de
Grimauty ; l’avocat Jean-Michel Henri-Dumanoir, né en 1744, député sous la Révolution
qui vota la mort du roi ; les graveurs François (1744-1809) et Jean-Jacques Hubert, né en
1860 ; le botaniste Balthazard-Auguste Hubert de Saint-Didier (1779-1863), auteur d’un
Catalogue des Plantes du Bugey en 12 volumes ; les généraux Charles-Clair (1792-1855),
originaire de la Manche, Xavier-Louis-Marie-Raoul (1858-1928), Louis-Eugène Hubert