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Origine du nom de famille HUGUES

De
2 pages
HUGUES
A l’origine — Ce patronyme vient tout simplement du nom de baptême, lui-même issu
d’un nom de personne d’origine germanique Hugo (hug signifiant intelligence). Il y a
aujourd’hui en France près de 6 000 Hugues, répartis dans le Var, les Bouches-du-Rhône
et le Gard.
Intrépides père et fille — Né à Ménerbes dans le Vaucluse, Clovis Hugues (1851-1907)
fut très tôt remarqué et envoyé à Carpentras où il étudia Félix Gras, félibre et figure du
Midi. Elève appliqué et docile, Clovis Hugues fut bientôt la terreur de ses maîtres en
prenant en 1867 ouvertement parti pour Garibaldi qui s’élevait alors contre Rome. Installé
à Marseille en 1870, il fut l’un des premiers à clamer la déchéance de l’Empire et défila en
tête des insurgés, portant le drapeau rouge. Son audace lui valut maintes condamnations
et emprisonnements. Il “profita” de ses retraites pour s’adonner à la muse et produire un
nombre important de poèmes en provençal, les Poèmes de prison, appréciés de Victor
Hugo et des Parnassiens. En 1877, son mariage à Marseille avec la fille d’un proscrit faillit
lui coûter la vie : un journaliste bonapartiste ayant critiqué cette union, Hugues le
provoqua en duel. L’ayant grièvement blessé, il fuit à Gênes mais fut finalement acquitté.
En marge d’une carrière politique mouvementée, il continua à produire de nombreux
romans comme Les soirs de bataille (1882) ou Le Temps des cerises (1907). L’une de ses
deux filles, Mireille, tua de cinq coups de révolver le détective Morin ...
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H
UGUES
A l’origine — Ce patronyme vient tout simplement du nom de baptême, lui-même issu
d’un nom de personne d’origine germanique Hugo (hug signifiant intelligence). Il y a
aujourd’hui en France près de 6 000 Hugues, répartis dans le Var, les Bouches-du-Rhône
et le Gard.
Intrépides père et fille —
Né à Ménerbes dans le Vaucluse, Clovis Hugues (1851-1907)
fut très tôt remarqué et envoyé à Carpentras où il étudia Félix Gras, félibre et figure du
Midi. Elève appliqué et docile, Clovis Hugues fut bientôt la terreur de ses maîtres en
prenant en 1867 ouvertement parti pour Garibaldi qui s’élevait alors contre Rome. Installé
à Marseille en 1870, il fut l’un des premiers à clamer la déchéance de l’Empire et défila en
tête des insurgés, portant le drapeau rouge. Son audace lui valut maintes condamnations
et emprisonnements. Il “profita” de ses retraites pour s’adonner à la muse et produire un
nombre important de poèmes en provençal, les Poèmes de prison, appréciés de Victor
Hugo et des Parnassiens. En 1877, son mariage à Marseille avec la fille d’un proscrit faillit
lui coûter la vie : un journaliste bonapartiste ayant critiqué cette union, Hugues le
provoqua en duel. L’ayant grièvement blessé, il fuit à Gênes mais fut finalement acquitté.
En marge d’une carrière politique mouvementée, il continua à produire de nombreux
romans comme Les soirs de bataille (1882) ou Le Temps des cerises (1907). L’une de ses
deux filles, Mireille, tua de cinq coups de révolver le détective Morin qui la poursuivait de
ses diffamations ! Mais elle fut acquittée et poursuivit paisiblement sa carrière de
sculpteur.
Au mas Soubeyran, le musée du Désert —
Natif d’Anduze dans le Gard, Edmond-
Henri Hugues (1846-1929) fit ses études au lycée Charlemagne à Paris et à la faculté de
théologie de Genève. Il fit ses premiers pas dans le journalisme au Temps et aux Débats
puis il mena une carrière dans l’administration comme sous-préfet des Sables-d’Olonne,
de Lodève et des Andelys. Comme son père, le pasteur Jean-Pierre Hugues auteur d’une
Histoire de l’église d’Anduze, il écrivit de nombreux ouvrages sur le protestantisme dont
une Histoire de la restauration du protestantisme en France au XVIIIème siècle ((1874).
En 1910, lui et son ami Franck Puaux fondèrent le musée du Désert à Mialet, dans le
Gard, haut-lieu de rassemblement des protestants.
Le Robespierre des îles —
Gouverneur de la Guyane, le Marseillais Victor Hugues
(1762-1826) avait commencé comme simple ouvrier puis patron de boulangerie avant
d’être nommé accusateur public des tribunaux de Brest et de Rochefort sous la
Révolution. Il fut envoyé en Guadeloupe par la Convention, chargé d’exécuter le décret
sur la liberté des nègres. Sur place, il se révéla intraitable et fit fusiller des centaines de
Blancs, émigrés pour la plupart : ce qui lui valut son surnom de “Robespierre des îles”.
Les Hugues dans l’histoire — Citons aussi : l’archevêque d’Embrun Guillaume d’Hugues
(1564-1648), né à Pouzols dans l’Hérault, proche de Henri IV et de Marie de Médicis,
négociateur officieux des noces des princesses Elisabeth et Henriette de France ; le
général David d’Hugues (1597-1670), son fils François, consul d’Aix, son petit-fils
Guillaume (1687-1774), archevêque de Vienne ; le riche armateur marseillais Joseph
Hugues (1713-1793), arrêté et condamné pour accaparement d’argent sous la Révolution
bien qu’il ait offert toute sa fortune à la Nation, et son fils Joseph Hugues dit Hugues-
Lagarde (1748-1805), également armateur ; le général Louis-Joseph-Frédéric d’Hugues
(1799-1886), natif de Sérignan dans le Vaucluse ; le professeur languedocien Gustave
d’Hugues (1827-1902), rédacteur en chef du Messager de Toulouse, qui enseigna les
langues étrangères à l’université de Toulouse ; le député de l’Aisne François-Frédéric
Hugues (1848-1907), fondateur d’une société de tissus ; Paul-Marie-Antonin Hugues
(1859-1918), député des Basses-Alpes, président du syndicat agricole de Sisteron ; le
sculpteur marseillais Dominique-Jean-Baptiste Hugues (1849-1923), professeur à l’Ecole
nationale des beaux-arts (1897) ; l’avocat natif de Gap Edmond Hugues (1849-1925),
bienfaiteur des œuvres charitables de sa région et son fils Henri Hugues (1884-1927),
également avocat ; le père Hubert-Clovis Hugues, né en 1851