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Origine du nom de famille ISOARD

De
2 pages
ISOARD

A l’origine — Isoard correspond à un ancien nom de baptême issu du nom de personne
d’origine germanique Isoward (des racines isan-, le fer ; -ward, le gardien). Les porteurs
du nom Isoard sont près de 1 000 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers
départements d’implantation sont les Bouches-du-Rhône, les Alpes-de-Haute-Provence et
les Alpes-Maritimes.
Médecine et politique — Maris-Joseph-Victor Isoard, né en 1839 à Reillanne dans les
Alpes-Maritimes et mort à Marseille en 1894, ancien interne des hôpitaux de Marseille,
médecin et professeur d’anatomie à l’Ecole des beaux-arts de cette même ville, il
réorganisa l’Ecole de médecine avant d’être élu conseiller municipal en 1871. Elu maire
en 1877, il fut très vite révoqué par le gouvernement. En 1889, il se présenta à la
députation dans l’arrondissement de Forcalquier, fondant son programme sur la défense
de l’agriculture. Il fut élu mais ne se représenta pas. Son fils François-Joseph-Hippolyte,
né à Marseille en 1869 et mort en 1936, étudia au lycée de sa ville natale avant de
s’orienter en médecine. Prosecteur d’anatomie en 1893, il fut reçu docteur l’année
suivante, avec une thèse sur les Ostéopercostites suppurées d’origine grippale. Il s’établit
alors à Marseille où il s’intéressa à la vie politique locale. Président du comité électoral du
député Cadena en 1898, il assista, en 1899, au premier congrès général socialiste à Paris.
En 1900, il fut élu conseiller municipal et adjoint au maire deux années plus ...
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I
SOARD
A l’origine —
Isoard correspond à un ancien nom de baptême issu du nom de personne
d’origine germanique Isoward (des racines isan-, le fer ; -ward, le gardien). Les porteurs
du nom Isoard sont près de 1 000 aujourd’hui en France. Leurs trois premiers
départements d’implantation sont les Bouches-du-Rhône, les Alpes-de-Haute-Provence et
les Alpes-Maritimes.
Médecine et politique —
Maris-Joseph-Victor Isoard, né en 1839 à Reillanne dans les
Alpes-Maritimes et mort à Marseille en 1894, ancien interne des hôpitaux de Marseille,
médecin et professeur d’anatomie à l’Ecole des beaux-arts de cette même ville, il
réorganisa l’Ecole de médecine avant d’être élu conseiller municipal en 1871. Elu maire
en 1877, il fut très vite révoqué par le gouvernement. En 1889, il se présenta à la
députation dans l’arrondissement de Forcalquier, fondant son programme sur la défense
de l’agriculture. Il fut élu mais ne se représenta pas. Son fils François-Joseph-Hippolyte,
né à Marseille en 1869 et mort en 1936, étudia au lycée de sa ville natale avant de
s’orienter en médecine. Prosecteur d’anatomie en 1893, il fut reçu docteur l’année
suivante, avec une thèse sur les Ostéopercostites suppurées d’origine grippale. Il s’établit
alors à Marseille où il s’intéressa à la vie politique locale. Président du comité électoral du
député Cadena en 1898, il assista, en 1899, au premier congrès général socialiste à Paris.
En 1900, il fut élu conseiller municipal et adjoint au maire deux années plus tard. Chargé
de l’hygiène et de l’assurance publique, il fut rapporteur du projet municipal de laïcisation
des hôpitaux et de création d’une école de médecine coloniale. En 1901, il fonda et
dirigea La République provençale, journal anticlérical, antimilitariste et anticolonialiste. En
1903, il fut élu député de Forcalquier et réélu en 1906. Il se retira de la vie politique en
1914.
De la politique au sacerdoce —
Jean-Victor-Léopold Isoard, né en 1822 à Paris et
mort en 1887, d’abord traducteur, devint rédacteur au ministère de l’Agriculture et du
Commerce entre 1848 et 1849. Nommé cette même année sous-préfet de Saint-Affrique
puis successivement de Gray et de Coutances, il fut appelé, en 1852, au ministère de
l’Intérieur puis nommé sous-préfet de Bazas et de Bayonne en 1854. Préfet de la Haute-
Saône en 1860 et de l’Aveyron en 1863, il occupa la même fonction pour les Deux-Sèvres
en 1867. En 1870, il devint receveur particulier des finances à Aix-en-Provence mais
démissionna pour raison de santé. Son frère Louis-Romain-Ernest Isoard est né en 1820 à
Saint-Quentin et mort à Annecy en 1901. Après avoir fait ses classes au collège
Charlemagne, il étudia à Saint-Sulpice où il eut Baudry pour directeur. Après avoir reçu le
sacerdoce à trente-trois ans, il fit quelques années d’aumônerie chez les sœurs de Sainte-
Marie de la rue Bara et fut appelé par Maret en 1859 à la direction de la division laïque
de l’école des Carmes. En 1866, sur la recommandation de Darboy, il occupa la fonction
d’auditeur de Rote pour la France à Rome, malgré les réticences de Pie IX. Nommé
évêque d’Annecy en 1879, il est aussitôt accepté par le Saint-Siège qui, à chaque
vacance en Savoie, craignait une réduction des diocèses de cette province. Il fut sacré
dans la Chapelle des Carmes par l’archevêque de Paris. Evêque de combat, il a plus
d’une fois embarrassé ses supérieurs hiérarchiques et a reçu à plusieurs reprises des
conseils de modération ou des blâmes venant de Rome.
Cardinal —
Joachim-Jean-Xavier d’Isoard, né en 1766 à Aix-en-Provence et mort en
1839 à Paris, suivit le cardinal Fesch, devenu ambassadeur, à Rome en 1803 pour y
remplir la charge d’auditeur de Rote. Sa longue carrière au tribunal romain connut
quelques difficultés. Embarqué en 1809 avec les cardinaux, il passa plusieurs années à
Paris. A la Restauration, le gouvernement voulut nommer Monseigneur de Salamon à sa
place mais le pape s’y opposa. En 1824, il devint doyen de la Rote, ce qui le conduisit au
cardinalat de Saint-Pierre-aux-Liens et de la Trinité au mont Pincio, en 1833. Nommé
archevêque d’Auch en 1828, il refusa, en 1836, la succession du cardinal de Cheverus à
Bordeaux, mais accepta celle du cardinal Fesch à