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Origine du nom de famille JACOB

De
2 pages
JACOB

A l’origine — Jacob est un nom d’origine biblique, ancienne forme de Jacques,
conservée plus particulièrement dans le Nord et l’Est. La France compte environ 24 200
Jacob, présents surtout dans l’Est (une des rares régions où il était possible sous l’Ancien
Régime aux juifs de s’établir) et à Paris. On compte aujourd’hui un peu plus de 3 000
personnes de ce nom en Belgique.
Max Jacob — L’artiste Max-Cyprien Jacob, né à Quimper en 1876, était à la fois peintre
et écrivain. Son véritable nom de famille était Alexandre, mais il obtint son changement
par décret présidentiel du 29 mars 1887. Personnage atypique, Max Jacob fut
successivement balayeur, clerc d’avoué, précepteur, employé de commerce, astrologue
et secrétaire de rédaction au Sourire ! Peut-être est-ce sa rencontre avec Picasso en
1901, ou la fréquentation d’Apollinaire, de Matisse, de Dufy, Braque, Modigliani, et
d’autres artistes qui poussèrent Max Jacob à se tourner vers la littérature et la peinture. Il
publia un premier livre en 1903, suivi de beaucoup d’autres. Marqué par deux
“apparitions”, il se convertit et reçut le baptême en 1915, Picasso étant son parrain. Sa
vie en fut transformée et il passa désormais beaucoup de temps à l’abbaye bénédictine
de Saint-Benoît-sur-Loire. C’est là qu’il fut arrêté par les Allemands en 1944. Il mourut en
détention, quelques jours plus tard, d’une pneumonie à la prison de la Muette. Il est
considéré comme l’un des écrivains les plus brillants du siècle et un prix ...
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J
ACOB
A l’origine
— Jacob est un nom d’origine biblique, ancienne forme de Jacques,
conservée plus particulièrement dans le Nord et l’Est. La France compte environ 24 200
Jacob, présents surtout dans l’Est (une des rares régions où il était possible sous l’Ancien
Régime aux juifs de s’établir) et à Paris. On compte aujourd’hui un peu plus de 3 000
personnes de ce nom en Belgique.
Max Jacob —
L’artiste Max-Cyprien Jacob, né à Quimper en 1876, était à la fois peintre
et écrivain. Son véritable nom de famille était Alexandre, mais il obtint son changement
par décret présidentiel du 29 mars 1887. Personnage atypique, Max Jacob fut
successivement balayeur, clerc d’avoué, précepteur, employé de commerce, astrologue
et secrétaire de rédaction au Sourire ! Peut-être est-ce sa rencontre avec Picasso en
1901, ou la fréquentation d’Apollinaire, de Matisse, de Dufy, Braque, Modigliani, et
d’autres artistes qui poussèrent Max Jacob à se tourner vers la littérature et la peinture. Il
publia un premier livre en 1903, suivi de beaucoup d’autres. Marqué par deux
“apparitions”, il se convertit et reçut le baptême en 1915, Picasso étant son parrain. Sa
vie en fut transformée et il passa désormais beaucoup de temps à l’abbaye bénédictine
de Saint-Benoît-sur-Loire. C’est là qu’il fut arrêté par les Allemands en 1944. Il mourut en
détention, quelques jours plus tard, d’une pneumonie à la prison de la Muette. Il est
considéré comme l’un des écrivains les plus brillants du siècle et un prix Max-Jacob a été
créé, pour récompenser les jeunes écrivains.
Ebénistes de père en fils —
L’ébéniste Georges Jacob (1739-1814), natif de l’Yonne,
obtint le titre de fournisseur des Menus-Plaisirs, comptant parmi ses clients Marie-
Antoinette, le futur Louis XVIII, les princes de Condé et de Conti, etc. Ses fils Georges et
François-Honoré-Georges Jacob (1770-1841) reprirent son entreprise. L’un d’eux se vit
chargé de la décoration du château de Windsor par le roi George IV d’Angleterre. Parmi
les meubles signés Jacob, citons le lit de Napoléon, les trônes des Tuileries et de Saint-
Cloud et la bibliothèque du roi d’Espagne.
Une grande famille d’imprimeurs —
Charles Jacob (1696-1776) succéda à son père
dans la charge d’imprimeur du duc d’Orléans. Son fils Jacques-Philippe (1732-1783), son
petit-fils Charles-Abraham-Isaac (1758-1835) puis son arrière-petit-fils Alexandre-Henri
Jacob, fondateur de la Société archéologique de l’Orléanais, prirent sa succession. Le
dernier Jacob propriétaire de l’imprimerie fut René-Georges Jacob (1838-1908), qui la
vendit en 1893.
Un compositeur contemporain —
Comme le poète, le compositeur bordelais Maxime
Jacob (1906-1977) se convertit au catholicisme. Il composa essentiellement de la musique
religieuse, mais aussi l’opéra Blaise le Savetier, d’après un livret de Sedaine.
L’amour des fleurs
— L’horticulteur Lambert Jacob-Makoy (1790-1974) était originaire
de Liège. Le nom de Makoy est le nom de jeune fille de son épouse, fille de son premier
patron. Lors d’un voyage en Angleterre en 1822, il rapporta des plantes rares faisant la
gloire des horticulteurs, dont des orchidées exotiques. Pour la qualité de ses cultures, il
reçut de nombreuses récompenses, tant dans sa ville natale que dans toute la Belgique.
Son établissement grandit rapidement en taille et en réputation. Il rivalisait avec les
Anglais, rapportant des plantes du Brésil, du Mexique, de Manille et de diverses parties
du monde. A partir de 1841, son entreprise fut citée comme l’une des plus importantes
du continent et tous les botanistes étrangers s’empressaient auprès d’elle. Le roi Léopold
Ier était lui-même un de ses plus fervents admirateurs. On considère toujours aujourd’hui
Lambert Jacob comme l’un des principaux fondateurs de l’horticulture belge.
Des parentés inattendues —
Le nom de jeune fille de Simone Veil, ancien ministre de
la Santé et de la Famille, est Jacob. L’ancien président du Conseil, Maurice Bourgès-
Maunoury avait pour grand-mère paternelle, une Marie Jacob. L’artiste peintre Jean
Cocteau avait pour arrière-grand-mère une Joséphine Jacob, née à Melun en