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Origine du nom de famille JACQUINOT

De
2 pages
JACQUINOT

A l’origine — Ce patronyme est un dérivé familier du nom de baptême Jacques,
popularisé par l’évangéliste. Les porteurs du nom Jacquinot sont aujourd’hui près de
2 400 en France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont la Haute-Saône,
Paris (par le jeu des migrations récentes) et la Meuse.
La Grande Armée — Charles-Claude Jacquinot (1772-1848), né à Melun (Seine-et-
Marne), devint officier de l’Ecole militaire de Pont-à-Mousson, et entra dans les volontaires
de la Meurthe en 1791. Il combattit dans les guerres de la Révolution, prit part aux
batailles de Jemappes et de Fleurus et fut affecté aux armées d’Helvétie et du Rhin de
1799 à 1801. Nommé chef d’escadron en 1800, il participa à la bataille d’Austerlitz en
1805, fut nommé colonel en 1806, et blessé à Iéna. Il prit part à la bataille d’Eylau en
1807, fut fait baron de l’Empire en 1808 et général de brigade en 1809. Il prit part à la
campagne de Russie en 1812, fut grièvement blessé en Saxe en 1813 et nommé général
de division. En 1815, il prit part aux Cent-Jours, combattit en Belgique jusqu’à la bataille
de Waterloo. Mis à l’écart quelque temps sous la Restauration, il commanda des divisions
de cavalerie de 1826 à 1833 et passa pair de France en 1837.
La Chine de papa — Robert Jacquinot de Bésange, né à Saintes (Charente-Maritime) en
1878, entra chez les jésuites en 1894, et fut envoyé en Chine en 1913. Curé de la
paroisse de Hong-Keu à Shanghaï jusqu’en 1934, il s’y dévoua envers les plus ...
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J
ACQUINOT
A l’origine —
Ce patronyme est un dérivé familier du nom de baptême Jacques,
popularisé par l’évangéliste. Les porteurs du nom Jacquinot sont aujourd’hui près de
2 400 en France. Leurs trois premiers départements d’implantation sont la Haute-Saône,
Paris (par le jeu des migrations récentes) et la Meuse.
La Grande Armée —
Charles-Claude Jacquinot (1772-1848), né à Melun (Seine-et-
Marne), devint officier de l’Ecole militaire de Pont-à-Mousson, et entra dans les volontaires
de la Meurthe en 1791. Il combattit dans les guerres de la Révolution, prit part aux
batailles de Jemappes et de Fleurus et fut affecté aux armées d’Helvétie et du Rhin de
1799 à 1801. Nommé chef d’escadron en 1800, il participa à la bataille d’Austerlitz en
1805, fut nommé colonel en 1806, et blessé à Iéna. Il prit part à la bataille d’Eylau en
1807, fut fait baron de l’Empire en 1808 et général de brigade en 1809. Il prit part à la
campagne de Russie en 1812, fut grièvement blessé en Saxe en 1813 et nommé général
de division. En 1815, il prit part aux Cent-Jours, combattit en Belgique jusqu’à la bataille
de Waterloo. Mis à l’écart quelque temps sous la Restauration, il commanda des divisions
de cavalerie de 1826 à 1833 et passa pair de France en 1837.
La Chine de papa —
Robert Jacquinot de Bésange, né à Saintes (Charente-Maritime) en
1878, entra chez les jésuites en 1894, et fut envoyé en Chine en 1913. Curé de la
paroisse de Hong-Keu à Shanghaï jusqu’en 1934, il s’y dévoua envers les plus pauvres.
Nommé délégué général de la Croix-Rouge en 1927, il fut blessé et reçut une citation
pour son dévouement lors d’une attaque communiste. Nommé administrateur en chef de
l’hôpital général en 1934, il secourut des rescapés d’une inondation du Hoang-Ho en
1936. En 1937, l’attaque des Nippons provoqua le soulèvement de la Chine, et il entreprit
de créer des zones neutres à Shanghaï. De 1937 à 1940, il accueillit ainsi 250 000
réfugiés qui échappèrent aux combats. Pour ravitailler ce flot de malheureux, il parvint à
obtenir des aides de l’empereur du Japon, de Tchang Kaï-Chek et du président
Roosevelt. Rentré en France en 1941, il fut nommé chef de la délégation vaticane à Berlin
pour les réfugiés, il y mourut subitement en 1946.
L’un des découvreurs de la terre Adélie —
L’officier de marine Charles-Hector
Jacquinot (1796-1879), né à Nevers, prit part à l’expédition de Dumont d’Urville en 1837
comme commandant de la « Zélée ». Il découvrit avec lui, à l’occasion de ce périple la
Terre Adélie sur le continent antarctique.
En politique —
Plusieurs Jacquinot se sont intéressés à la politique, comme : Claude
Jacquinot-Pampelune (1771-1835), né à Dijon, avocat général à Dijon, puis à La Haye
jusqu’en 1813, nommé conseiller d’Etat en 1821, procureur général à la cour d’appel de
Paris en 1826, député de l’Yonne de 1816 à 1831 et de 1834 à sa mort ; Louis Jacquinot
(1898-1983), né à Gondrecourt-le-Château (Meuse), docteur en droit, député de la
Meuse de 1932 à 1942, résistant, commissaire de la marine à Alger de 1943 à 1944,
ministre de 1945 à 1954, puis de 1959 à 1966, député de la Meuse de 1946 à 1973,
président du conseil général de la Meuse ; etc.
Morts à l’autre bout du monde —
Deux Jacquinot sont morts pour la France au cours
de la guerre d’Indochine : Jean Jacquinot, né à Houilles (Seine-et-Oise) en 1923,
adjudant au 5ème bataillon colonial de commandos parachutistes, tué au combat à Nghia
Do (Indochine) en 1950 ; et Bernard Jacquinot, né à Brans (Jura) en 1934, caporal au
8ème bataillon de parachutistes de choc, mort en 1954 en captivité au camp 70 à Dien
Bien Phu (Indochine).
Les Jacquinot dans l’histoire —
Citons aussi : le jésuite Barthélemy Jacquinot (1569-
1647), recteur de maisons à Lyon, Paris et Toulouse, chef des provinces de France,
auteur de plusieurs ouvrages religieux, et qui dut gérer l’affaire des possédées de
Loudun ; l’artiste-graveur Louise Jacquinot, née à