//img.uscri.be/pth/890daaf11943cafa474684d4d80090d5b5a8eed5
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,50 € Lire un extrait

Lecture en ligne + Téléchargement

Format(s) : PDF

sans DRM

Origine du nom de famille JARDIN

De
2 pages
JARDIN

A l’origine — Issu de l’ancien français jart, le patronyme Jardin désignait simplement le
possesseur d’un jardin. Près de 7 000 personnes portent aujourd’hui ce patronyme.
Deux architectes du roi du Danemark — Elève à l’Académie des beaux-arts dans la
classe d’architecture, Nicolas Jardin remporta en 1741 le prix de Rome. Remarqué pour
les monuments qu’il érigea en France, il fut appelé par le directeur de l’académie de
Copenhague et partit pour le Danemark avec son frère Louis (1730-1759) également
architecte. Il y fut nommé architecte du roi et professeur d’architecture à l’Académie.
Maître d’œuvre de nombreux châteaux, Nicolas Jardin fut anobli par le roi Christian VII.
On lui doit notamment les châteaux de Jagersborg (1752) et de Marienlyst (1764), le
palais jaune à Copenhague (1764) et les jardins royaux du château de Fredensborg
(1764). Il revint en France en 1771 et poursuivit sa carrière, s’occupant entre autres de
l’une des tours de la cathédrale d’Orléans.
Les Jardin sous la Commune de Paris — De nombreux Jardin rejoignirent en 1871
les rangs communards : le cloutier Adolphe-Hyacinthe Jardin, né en 1841 en Eure-et-Loir,
et Louis Jardin, né en 1828, condamnés respectivement en 1872 à cinq et dix ans de
détention ; l’ouvrier peintre Benjamin-Germain Jardin et le cloutier en cuivre Charles-
Philibert Jardin, né en 1849, tous deux condamnés à la déportation en Nouvelle-
Calédonie ; l’ouvrier peintre Louis-Pierre-François Jardin, né en 1838, qui échappa à ...
Voir plus Voir moins
J
ARDIN
A l’origine —
Issu de l’ancien français jart, le patronyme Jardin désignait simplement le
possesseur d’un jardin. Près de 7 000 personnes portent aujourd’hui ce patronyme.
Deux architectes du roi du Danemark —
Elève à l’Académie des beaux-arts dans la
classe d’architecture, Nicolas Jardin remporta en 1741 le prix de Rome. Remarqué pour
les monuments qu’il érigea en France, il fut appelé par le directeur de l’académie de
Copenhague et partit pour le Danemark avec son frère Louis (1730-1759) également
architecte. Il y fut nommé architecte du roi et professeur d’architecture à l’Académie.
Maître d’œuvre de nombreux châteaux, Nicolas Jardin fut anobli par le roi Christian VII.
On lui doit notamment les châteaux de Jagersborg (1752) et de Marienlyst (1764), le
palais jaune à Copenhague (1764) et les jardins royaux du château de Fredensborg
(1764). Il revint en France en 1771 et poursuivit sa carrière, s’occupant entre autres de
l’une des tours de la cathédrale d’Orléans.
Les Jardin sous la Commune de Paris —
De nombreux Jardin rejoignirent en 1871
les rangs communards : le cloutier Adolphe-Hyacinthe Jardin, né en 1841 en Eure-et-Loir,
et Louis Jardin, né en 1828, condamnés respectivement en 1872 à cinq et dix ans de
détention ; l’ouvrier peintre Benjamin-Germain Jardin et le cloutier en cuivre Charles-
Philibert Jardin, né en 1849, tous deux condamnés à la déportation en Nouvelle-
Calédonie ; l’ouvrier peintre Louis-Pierre-François Jardin, né en 1838, qui échappa à la
prison en s’exilant à Bruxelles.
Jardins fictifs —
Saviez-vous que plusieurs personnes ont pris le nom de Jardin comme
pseudonyme ? L’homme politique et ministre Michel Durafour, né en 1920, a ainsi publié
sous le nom de Pierre Jardin le roman Agnès et les vilains messieurs (Grand prix du
roman d’aventure 1963), Dites-le avec des pastèques et Pascaline. La journaliste et
femme de lettres Claudine Jardin s’appelle en réalité Claudine Brisson. Collaboratrice de
Jours de France, du Figaro puis de Fraternité, elle a publié Paprika (1957), La mort de
Paul (1964), Comme une amie (1984)...
L’un des pères de la SNCF —
Originaire de Bernay dans l’Eure, Jean Jardin (1904-
1976) s’installa à Paris où il se lia avec Paul Morand, qu’il aida parfois dans la rédaction de
ses ouvrages, Jean Giraudoux et Daniel-Rops, parrain de son fils. Il avait ses entrées dans
tous les milieux politiques ou littéraires mais sa carrière administrative et professionnelle le
détourna de sa vocation littéraire. En 1941, il passa chargé de mission au ministère des
Finances. En 1942, il devint le directeur de cabinet de Laval. Nommé en 1943 consul
général à Genève et premier conseiller de France à Berne, il y aida la Résistance.
Révoqué en 1944 puis réintégré comme conseiller d’ambassade en 1955, il dirigea
quelque temps la société suisse Turboplast.
De Jardin en Jardin... —
Son fils Pascal (1934-1980) prit la relève et consacra sa vie à
l’écriture de dialogues de films, de scénarios et de romans, dont le plus célèbre, Le Nain
jaune, reçut le grand prix de l’Académie française. Il se fit aussi connaître comme
scénariste de cinéma et assistant du réalisateur Marc Allégret. Alexandre, fils de Pascal,
poursuivit la tradition littéraire de la famille et publia des ouvrages dont certains – Fanfan,
Le Zèbre – furent adaptés au cinéma. Il a obtenu le prix Fémina 1988 pour son livre Le
zèbre et a publié des souvenirs sur son père dans Le Zubial, paru en 1997.
Les Jardin dans l’histoire —
Citons encore : le jésuite et poète flamand Jacques du
Jardin (1585-1633) ; le greffier au Châtelet de Paris Charles-Marc-Antoine Jardin (1722-
1794), guillotiné sous la Révolution comme contre-révolutionnaire ; Etienne Jardin (1746-
1794), piqueur de Louis XVI puis directeur des transports militaires sous la Révolution,
condamné sous la Terreur “comme complice de la conspiration de l’étranger et comme
ayant favorisé l’évasion de Julien de Toulouse”,