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Origine du nom de famille JAY

De
2 pages
JAY

A l’origine — Ce nom qui vient du mot geai, oiseau bavard s’il en est, a pu autrefois être
attribué à des personnes au caractère vantard. Plus de 4 000 Jay habitent aujourd’hui en
France. L’Isère et le Rhône comptent parmi leurs premiers départements d’implantation.
La bonne mère Zénaïde — Née en 1842 en Savoie, Christine Jay sentit très tôt l’appel
d’une vocation religieuse et prit la résolution de quitter sa famille, malgré l’opposition
farouche de son père. Elle prit en 1870 le voile et le nom de sœur Sainte-Zénaïde et
partit à Madagascar s’occuper de l’éducation des jeunes. En 1879, elle fut nommée
supérieure de la communauté Saint-Joseph. Lors de la guerre franco-malgache de 1883,
l’ordre fut donné à tous les Français de T ananarive de s’exiler. Sœur Sainte-Zénaïde se
rendit alors à la Réunion avec dix religieuses puis, son état de santé se dégradant, rentra
en France pendant un an. Elle retourna à Madagascar mais l’année 1894 amena une
autre guerre franco-malgache et un nouvel exil. A sa demande, elle gagna la ville de
Majunga pour y soigner les soldats malades du corps expéditionnaire français. C’est à
cette occasion qu’on lui donna le surnom de “bonne mère Zénaïde”, en raison de son
zèle et de sa générosité. Après la guerre, elle reprit son poste et créa la léproserie de
Marana, ainsi que trois nouvelles écoles. En 1915, elle reçut le prix Lange de l’Académie
française pour son dévouement sur le sol malgache. Elle mourut en 1919 à Andohalo et
un service ...
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J
AY
A l’origine —
Ce nom qui vient du mot geai, oiseau bavard s’il en est, a pu autrefois être
attribué à des personnes au caractère vantard. Plus de 4 000 Jay habitent aujourd’hui en
France. L’Isère et le Rhône comptent parmi leurs premiers départements d’implantation.
La bonne mère Zénaïde —
Née en 1842 en Savoie, Christine Jay sentit très tôt l’appel
d’une vocation religieuse et prit la résolution de quitter sa famille, malgré l’opposition
farouche de son père. Elle prit en 1870 le voile et le nom de sœur Sainte-Zénaïde et
partit à Madagascar s’occuper de l’éducation des jeunes. En 1879, elle fut nommée
supérieure de la communauté Saint-Joseph. Lors de la guerre franco-malgache de 1883,
l’ordre fut donné à tous les Français de Tananarive de s’exiler. Sœur Sainte-Zénaïde se
rendit alors à la Réunion avec dix religieuses puis, son état de santé se dégradant, rentra
en France pendant un an. Elle retourna à Madagascar mais l’année 1894 amena une
autre guerre franco-malgache et un nouvel exil. A sa demande, elle gagna la ville de
Majunga pour y soigner les soldats malades du corps expéditionnaire français. C’est à
cette occasion qu’on lui donna le surnom de “bonne mère Zénaïde”, en raison de son
zèle et de sa générosité. Après la guerre, elle reprit son poste et créa la léproserie de
Marana, ainsi que trois nouvelles écoles. En 1915, elle reçut le prix Lange de l’Académie
française pour son dévouement sur le sol malgache. Elle mourut en 1919 à Andohalo et
un service solennel fut célébré en sa mémoire à la cathédrale, service suivi par une foule
immense.
Le professeur de Stendhal —
Louis-Joseph Jay (1755-1836) fut professeur de dessin à
l’Académie des beaux-arts de Montpellier, puis à l’Ecole centrale du département de
l’Isère, à Grenoble. Il eut comme élève Henry Beyle, c’est-à-dire Stendhal (1783-1842).
Stendhal dira de son professeur qu’il possédait “un talent marqué pour allumer
l’émulation la plus violente”, et l’évoquera dans La Vie de Henry Brulard et dans son
Journal, sous le nom de Graculus. Louis-Joseph Jay obtint en 1798 l’ouverture d’un
musée à Grenoble, dont il fut le premier conservateur. Il mourut à Vienne, en laissant de
nombreuses œuvres, parmi lesquelles Les élèves de l’Ecole centrale de l’Isère, où
Stendhal enfant est cité, Le Moucherotte et les trois pucelles ou encore deux Vues de
Beaurepaire.
Une bonne samaritaine —
Née à l’époque de l’effervescence des grands magasins,
Marie-Louise Jay (1838-1925) vint tenter sa chance à Paris et débuta comme vendeuse au
Bon Marché, où elle devint “première” au rayon des costumes. En 1870, Ernest Cognacq
ouvrit une boutique de nouveautés à l’angle de la rue du Pont-Neuf et de la rue des
Monnaies, qui prit pour enseigne La Samaritaine, nom conservé jusqu’à nos jours. Marie-
Louise Jay fut immédiatement engagée et deux ans plus tard épousa son patron. Leur
organisation se montra très efficace : lui vendait et organisait les rayons, elle achetait la
matière première avec une âme de gestionnaire dure en affaires. La boutique, qui
comptait au départ dix commis, en employa vite cinquante. En 1914, ils créèrent une
société en commandite et réservaient 65 % de bénéfices à leur personnel, témoignant
ainsi de leur générosité. Le quai Cognacq-Jay porte leur nom. Lorsque Ernest mourut,
c’est son petit-neveu, Gabriel Cognacq qui lui succéda.
Les Jay dans l’histoire —
D’autres porteurs du nom ont su faire parler d’eux au cours
de l’histoire. Citons notamment : le gentilhomme Bernard de Jay de Beaufort, agent
diplomatique des derniers Valois, maire de Périgueux en 1563, 1564 et 1570 ; le général
Jacques de Jay de Beaufort (1734-1823), émigré en 1792, chevalier de Saint-Louis en
1776 ; le journaliste Antoine Jaÿ (1770-1854), originaire de Gironde, avocat et historien
qui fonda, avec d’autres, Le Constitutionnel, primitivement appelé L’Indépendant, journal
libéral et anticlérical ; le dessinateur et architecte Adolphe-François-Marie Jaÿ (1789-
1871), à qui l’on doit la construction du port de La Tournelle et de la douane du Marais ;
l’avocat Joseph-Laurent Jay (1806-1875), qui publia un Traité des conseils de famille
(1843), un Dictionnaire général et raisonné des justices de