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L
AGIER
A l’origine—
Le patronyme Lagier vient du nom de baptême Léger, lui-même issu de
Leodgari, nom de personne d’origine germanique. Actuellement, on dénombre près de
3 800 porteurs de ce nom en France. Ils sont majoritairement concentrés dans les
Hautes-Alpes.
Sur les planches européennes —
Issue d’une famille de comédien, Suzanne Lagier
(1833-1893), native de Dunkerque, fut initiée de bonne heure à l’art dramatique. Elle
débuta dès 1846 au théâtre des Variétés dans La Veuve de quinze ans et créa peu après
le principal rôle dans La Fille terrible. Elle voyagea alors en Angleterre, fit un passage à
Paris, et se rendit en Russie pour jouer au théâtre français de Saint-Pétersbourg jusqu’en
1852. De retour en France, elle fit partie de la troupe de Versailles, puis joua dans
plusieurs théâtres parisiens. L’actrice passait pour être très spirituelle ; on lui a attribué
un grand nombre de bons mots… et plus encore d’amants. Habile musicienne, elle
composa une opérette, Jupiter et Léda, et divers morceaux. Comme elle était était
également dotée d’une voix charmante, elle entra en 1869 comme chanteuse à l’Alcazar,
où sa beauté plantureuse et son jeu plein de finesse lui acquirent la faveur du public.
Après 1880, elle rejoignit son époux à Londres où elle vécut jusqu’à sa mort. Sa sœur,
Adèle, fut aussi actrice et joua entre 1826 et 1890 dans les théâtres de Paris et surtout de
province.
Une illustre famille—
D’une très ancienne famille originaire de Provence, les Lagier de
Vaugelas se sont installés en Dauphiné dès le XVIIème siècle. Joseph et son frère André
se signalèrent en 1692 par leur courage et leur patriotisme, prenant les armes pour lutter
contre l’invasion du Dauphiné par Victor-Amédée, duc de Savoie. Ils réussirent à le
rejeter hors de la frontière. Le plus jeune des deux frères, André, capitaine des gardes-
wallones, fut tué à la tête de sa compagnie au siège de Pampelune en 1710. Joseph se
retira à Valdrôme où il mourut en 1718. Son petit-fils, Louis-Joseph Lagier de Vaugelas,
né à Die en 1748, fut chanoine de l’église cathédrale de cette ville et y mourut en 1800.
Savant et judicieux archéologue, il avait fait une étude approfondie des antiquités de Die.
Son frère, Etienne-André (1754-1826), élève de Saint-Sulpice, docteur en Sorbonne,
chanoine et grand vicaire était un grand orateur. Il devait prêcher devant le roi lorsque la
Révolution éclata. Fortuné-Honoré-Constant Lagier de Vaugelas, son neveu, né en 1792,
défenseur de la monarchie, devint procureur du roi près le tribunal de Die en 1823. Il fut
élu maire de cette ville en 1849 et membre du conseil général de la Drôme. Son frère,
Louis-Charles-André (1788-1844), très pieux, était doué pour la poésie.
Député de la Drôme
— Issu d’une ancienne famille noble, Joseph-Bernard Lagier-
Lacondamine (1758-1823), né et mort à Die (Drôme), était en 1789 avocat au bailliage de
sa ville natale, et tout acquis aux idées nouvelles. En 1791, il fut élu député à la
Législative
il
siégea
dans
les
rangs
modérés
favorables
à
la
monarchie
constitutionnelle. De retour à Die, il passa à travers la Terreur et, en 1795, devint
administrateur du département. Nommé commissaire du gouvernement près le tribunal
correctionnel après Brumaire, il entra au Corps législatif en 1804 pour représenter la
Drôme. Il en devint l’un des vice-présidents et siégea jusqu’en 1810. Il réintégra alors le
tribunal de Die en tant que procureur impérial. Son ralliement aux Bourbons à la
Restauration lui permit de sauver son poste. Investi comme procureur du roi, il garda
cette activité jusqu’à son décès.
La tête coupée—
Pierre Lagier, domicilié à Auriol (Bouches-du-Rhône), fut condamné à
mort comme fédéraliste, le 16 germinal an II, par le tribunal criminel du département, et
guillotiné.
Suisse !—
André-César Lagier (1760-1840), issu d’une famille de Châteaudouble
(Dauphiné), arriva à Genève vers 1830, et devint propriétaire d’une importante fabrique
d’indiennes aux Eaux-Vives. Pendant l’insurrection de 1794, il fit partie des deux
tribunaux (où il se rangea parmi les juges modérés) et des commissions révolutionnaire et
nationale. Il devint membre du Conseil législatif en
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